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Pyepimanla
le Magazine Antillais
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LES CULTES
AFRO-BRESILIENS
Par Laurence
SURJUS
 photo Aldermo Santos
Une
religion est aussi vraie qu'une autre.
(Robert Burton)
Le culte Afro-brésilien, est apparu dans la patrie de l'évangile avec
la venue
des esclaves africains pendant la période de la découverte et de la
colonisation.
Il est en réalité une religion introduite au Brésil par les esclaves
africains
polythéistes, il s'est propagé dans toutes les régions de la nation
brésilienne.
Originaires du Nigeria et du Bénin pays dans lesquels des croyances
nouvelles
ou ancestrales mythiques ou réelles étaient divinisées lors de cultes
secrets
ou publics.
Actuellement avec la dérivation vers diverses sectes découlant du
Candomblé et
qui présentent des influences étrangères a sa culture « bantou » du
spiritisme
rituels et mythes de peuplades indigènes, il est difficile de remonter
aux
sources originelles.
C'est justement ce que je vais éclairer à travers cet écrit.
Ce culte, a longtemps dû se pratiquer en secret il était punit et
combattu,
l'église interdisait aux esclaves de pratiquer leurs propres cultes et
imposait
la religion catholique comme étant la seule reconnue.
De là est naît le syncrétisme qui nous conduit aux identifications des
divinités africaines aux saints catholiques :
OGUM = Saint George
OXONIEN = Saint Sébastien
XANGÔ = Saint Jean Saint Pierre
IEMANJÀ = Notre Dame des Navigateurs
OXÙM = Notre Dame de la Conception
IANSÃ = Sainte Barbe
OMULÙ = Saint Lazare.
Problématique du syncrétisme religieux Afro-brésilien à travers l'étude
d'une
divinité africaine : EXU et à partir de l'analyse de sa représentation
symbolique et des pratiques du culte Umbanda, consacré à cette divinité.
L'ambiguïté d'Exu comme symbole des forces négatives (offensives et
destruction) et en même temps positives (défense et protection),
traduit les
contradictions inhérentes aux conflits humains.
Au brésil Exu fut clairement identifié au Diable chrétien par les
premiers
missionnaires qui en firent le symbole du mal et de la haine.
Irascible, provoquant des disputes, astucieux, orgueilleux et indécent.
Ni
complètement mauvais ni complètement bon. Il réagit généreusement quand
on le
traite comme un roi et un profond respect, mais il se venge avec la
plus grande
férocité si on bâcle le rituel.
Il est invoqué sous diverses appellations, en fonction de ce qui lui
est
demandé et du culte qui le vénère ; Elegbà ou Elegbarà, Alaketu, Odara,
Agbô,
Ibarà ou Barà, Lalu, Akessan, Ijelu « celui qui régit la naissance et
la
germination », Lonan « gardien des croisées et chemins », Ibarabô,
Yangi,
Baraketu « gardien des porches, portes et portails », Ian « Padê
(gardien des
cérémonies) »
Nombreux pratiquants disent que le culte est spirituel, ce qui ne
coïncide en
rien avec la réalité, puisque le mot spiritisme est apparu avec la
doctrine
spirituelle de Allan Kardec, en France.
Autre pratique, de Candomblé Cabocle, connu aussi comme local de culte
du
Candomblé et sa liturgie de hiérarchie individuelle ou même une
croyance.
Le Candomblé Cabocle est une forme simplifiée du Candomblé dans lequel
on
trouve des influences indigènes, de la magie noire africaine et
européenne.
Dés la fin du 19ème siècle le Candomblé Cabocle trouve ses sources dans
des
éléments Bantous, des mots du jargon actuel de la Umbanda (religion
Afro
indienne européenne regroupant les croyances des différents peuples
fondateurs
du brésil actuel noirs, indiens et européens).
Elle se présente fractionnée en des dizaines de groupes qui englobent
des
influences ésotériques, kabbalistiques, Orientales, et Catholiques.
A différencier cependant de la Quimbanda qui elle vient du mot «
guérisseur »
alors que Umbanda signifie : « art de soigner ».
La Quimbanda prend sa source dans le Quimbundo qui est un mélange de
dialectes
africains, créé par le gouvernement pour être enseigné dans les écoles
des
colonies portugaises afin que tous les Angolais puissent se comprendre
dans les
régions tribales d'Angola et du Mozambique.
Quim ou Kin veut dire en langage africain : « médecin ou grand
sacerdoce » des
cultes Bantous. Banda veut dire : « lieu ou ville ». En Angola cela
signifie «
l'art de faire des sortilèges ».
La Umbanda Blanche est le culte Umbandiste qui ne travaille que pour le
bien
dans lequel on n'utilise que des robes rituelles simples et blanches.
On parle alors de Umbanda de Blanc, Umbanda de Charité, Umbanda de
Ligne
Blanche. La Umbanda Angola est le culte Umbandiste le plus influencé
par le
Candomblé d'origine et de rite angolais tel que le Culte Omolocô.
Il existe des différences entre le Candomblé, la Umbanda, et la
Macumba, dont
découle la Umbanda actuelle (Candomblé, dévié de sa première fonction
religieuse) ; cette dernière est un syncrétisme né a Rio de Janeiro aux
alentour du 20ème siècle et probablement dérivé de la Kabbale.
Dans les fondements, la Macumba crée en une source universelle, un Dieu
suprême
connu sous le nom de Olorum ou Zambi, il existe une obédience aux
valeurs
humaines, entre eux il y a fraternité et charité.
Elle intègre aussi le culte aux Orixàs comme manifestations divines.
Il existe nombreuses autres doctrines et cultes qui varient d'un état à
l'autre
d'un pays à l'autre.
CANDOMBLÉ,
QUIMBANDA, UMBANDA, MACUMBA
Candomblé, Quimbanda (ou Kimbanda), Umbanda sont les principales
dénominations
entre les religions Afro-brésiliennes.
Certains refusent à ces croyances le statut de « religion » parce
qu'elles ne
rentrent pas dans l'idée de la « religion officielle » mais aussi,
parce que elles
sont pratiquées par des minorités sociales.
Au recensement de 2000, au sein d'une population dépassant plus de 160
millions
d'habitants, environ cinq mille vingt cinq personnes se déclarent
adeptes du
Candomblé et de la Umbanda, cependant nombreux autres milles de « non
adeptes »
fréquentent les lieux de culte et de rituels comme clients.
Les chiffrent révèlent que l'on compte plus de Umbandistas (adeptes de
la
Umbanda) que de Candomblezistas 397.431 mille contre 127.582 mille. La
majorité
représentée par le sexe féminin...méditons !...
Le Candomblé comme agence de services magiques, offre au non-adepte, la
possibilité de trouver des solutions pour des problèmes irrésolubles
par
d'autres moyens que ceux conventionnels et sans implication dans la
religion,
le travail ne se paye que si il donne des résultats et le client donne
ce qu'il
peut, cela peut être de l'argent mais aussi de la nourriture ou un
objet
personnel etc ...
Le Client est consommateur de service magique, qu'offre aussi la
religion principale
aux non-croyants moyennant finance se sont des tarifs fixes et
uniquement
payement en argent.
En 2001, Ricardo Mariano (dans : Néo-pentecôtistes -Sociologie du
nouveau
pentecôtisme au Brésil), analysant l'expansion des évangéliques, dans
sa thèse
de doctorat, fit une découverte sensationnelle :
"Les religions Afro-brésiliennes perdent des fidèles au profit des
églises
Pentecôtistes, les évangéliques, voire même les Pasteurs s'approprient
des
rituels du candomblé ou les adaptent, tels que les bains de décharges
des
mauvaises énergies, les bains avec la rose blanche, certaines
sympathies
(petits sortilèges blancs) et joignent tout cela à l'invocation de
Jésus Christ
!
On remarque que la perte de fidèles se doit au rétrécissement de la
Umbanda.
Etant donné que la croissance du Candomblé ne suffit pas à compenser
les pertes
Umbandistas, l'ensemble se fléchit et décline face à la montée du
Pentecôtisme."
Dans la croyance populaire, surtout celle de ceux peu informés sur ces
religions, Candomblé, Kimbanda, Umbanda veulent dire la même chose : «
Macumba
» comme si il n'y avait aucune différence entre leurs théologies,
liturgies et
origines historiques.
Cependant, une l'étude des théologies, bien que succincte à ce sujet,
révèle
que les trois ne peuvent être confondues, au contraire, elles différent
significativement en leurs caractéristiques essentielles et l'unique
point
commun est l'adoption d'éléments de la culture religieuse
Afro-brésilienne, et
par Brésilienne entendons bien, Catholicisme dans le moule colonial
Portugais.
Différences dans les Grandes Lignes
Candomblé, Quimbanda ou Kimbanda, Umbanda et Macumba se distinguent par
:
1. par la nature des entités adorées et, ou invoquées
2. par le déroulement du culte
3. par les éléments culturels composants du syncrétisme,
4. et finalement par l'usage fait des forces métaphysiques actionnées
En considérant ces aspects, on remarque, immédiatement que le Candomblé
est
plus emphatique que les trois autres.
Dans le Candomblé, les vénérés, les Orixàs, sont considérés comme des
Dieux.
Dans la Quimbanda et la Umbanda, les Orixàs sont considérés comme
simples
esprits ancestraux.
Les Ancêtres (Preto Velho) sont vus comme des trépassés des personnes
vraiment
mortes, sages ou encore pervers. Se sont des esprits qui descendent
dans le
culte (évocations sans incorporation) ou ils incorporent dans les
personnes
(invocations) afin d'interagir dans le monde des vivants.
Le Candomblé, à des Dieux depuis leurs origines en terre Africaine. Ils
sont
aussi des Ancêtres cependant leur ancienneté remonte à des temps
immémoriaux.
Ils sont comme des héros et Dieux Grecs, grand rois, guerriers et
personnages
qui deviennent des mythes, ils ont été mystifiés et ainsi ils ont pu
atteindre
la condition de divinités.
Le même processus qui a donné origine au panthéon gréco-romain. Bien au
delà de
la fantaisie populaire, les Dieux Grecs eux aussi ont été des
personnages
créateurs de Civilisations.
La Umbanda revendique des propos dirigés ver le « bien » avec un
discours
clairement Chrétien.
La Quimbanda, est fortement associée à la magie noire et travaux
occultes pour
le « mal » de surcroît elle se sert des esprits humains désincarnés
comme la
Umbanda, mais elle se sert aussi de non humains comme des larves
(créations du
mental de sacerdoces magiciens), de démons (esprits obsédants) et
d'éléments.
L'écrivain José Romero Romeiro Abrahão écrit : « la Quimbanda est un
culte
magique les entités, pernicieuses, dénommées Exùs, Quimbandeiros...En
général
la Quimbanda n'est utilisée que pour le mal de quelqu'un ou alors pour
soumettre une personne à la volonté d'une autre »
La Macumba : du Quimb Ma'kôba, désignation générique des cultes
syncrétistes
afro-brésiliens dérivés de pratiques religieuses, et des divinités des
peuples
Bantous, influencées par le Candomblé e avec des éléments amérindiens,
du
Catholicisme de l'Occultisme.
La première origine du nom Macumba vient d'une sorte d'instrument à
percussion
le « reco reco » d'origine africaine qui donne un son de râpe.
Le rituel de ce culte, est une relation impropre de la Umbanda Blanche
à de la
magie noire ou de la sorcellerie, son concept est tant enraciné dans la
culture
populaire brésilienne que des expressions démontrant le désacrement du
mauvais
sort, sont couramment employées dans le langage.
Les superstitions en ce sens sont si grandes que même pour la coupe du
monde,
des sites ont été créés afin d'effrayer la malchance.
Populairement le mot Macumba est utilisé pour désigner les cultes
syncrétiques
afro-brésiliens arrivés avec les esclaves tels que les Bantous, le
Candomblé et
la Umbanda.
Cependant bien que la Macumba soit confondue avec les deux autres, les
pratiquants et suiveurs de ces religions récusent l'utilisation du mot
Macumba
pour les désigner.
Ce terme a d'autres significations connues et on dit plutôt Macumba que
Candomblé à Rio de Janeiro, et inversement à Bahia.
Dans le langage populaire elle est plutôt identifiée à l'utilisation du
Ebo
(mot bahianais signifiant Candomblé) ainsi qu'aux sorts, sympathies,
enchantements, travaux occultes. Le mot s'utilise de manière péjorative
pour se
référer o Candomblé de Rio de Janeiro il désigne les offrandes déposées
aux
croisements de chemins.
La Macumba est connue à Rio comme le Ebo à Bahia Les cultes d'origine
africaine
a Rio s'appelaient Candomblé, comme a Bahia, on lui reconnaissait deux
sections
principales : les Orixàs des cultes Nagôs et ésotériques, et les cultes
musulmans (Maliens) introduits par les esclaves.
Plus tard l'appellation est devenue « Macumba » pour être récemment
remplacé
par Umbanda.
Un demi siècle plus tard les traditions Maliennes ont disparu au profit
des
influences Nagôs celles-ci se divisant en terreiros (terriers) .
LE CANDOMBLE AU BRESIL
Le Candomblé souvent associé au Vaudou, trouve son origine avec
l'arrivée des
noirs sur le continent sud américain.
Il est normalement une cérémonie primitive, religieuse.
Mais on trouve dans le Candomblé et sa pratique des invocations
accompagnées de
sacrifices animaux, des invocations pour le bien, mais aussi pour le
mal.
Lors des cérémonies des travaux peuvent être faits a des fins
personnelles par
des personnes qui monnayant finance souhaitent améliorer leur vie
trouver
l'amour, gagner de l'argent ou encore se soigner ou soigner un tiers
même si
cela doit passer par un travail de magie et de rituels qui nuiraient à
d'autres
personnes.
Le savoir ayant été transmit oralement puisque il était interdit aux
esclaves
de lire et d'écrire à été détourné de sa première fonction religieuse
il est
bien que apparenté à de la magie, sous certains aspects très différent
et à la
fois très proche du vaudou en fonction du rituel pratiqué, et du
travail
demandé.
Candomblé est un mot africain qui signifie « danse », c'est une danse
religieuse, d'origine africaine dans laquelle les « initiés »
réverencient où
prient les « Orixàs ».
La danse est pourtant, une invocation.
Elle est pratiquée principalement par des personnes de sexe féminin, on
les
appelle les « Sambas ».
Les hommes peuvent aussi prendre part à la danse mais ce sont les
femmes qui
ont le plus grand effet invocateur.
Le mot Candomblé désigne maintenant le culte aux Orixàs.
Orixà (prononcer Orichà) est un terme d'origine africaine désignant les
forces
cosmiques et vivantes de la nature, divinisées par les hommes
primitifs, qui
les invoquaient.
Par exemple : les océans, les forêts, les fleuves, l'amour, les vents
etc.
Écrire pourtant est une force de la création divine c'est une
manifestation
d'Olorum. La Nature est une manifestation matérielle des Orixàs.
Olorum le créateur, est tout il n'a pas de représentation, ni de
fétiches.
Il est infini. Il est le père de la Création Universelle. Il correspond
à
l'idée de Dieu.
source
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