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La galère des maires d’Outre-mer

fort de france ancienne mairie

Le quotidien les Echos s’est penché sur le difficile rôle de maire dans les communes ultramarines. Les élus éprouvent de grandes difficultés à concilier lutte contre le chômage et développement des infrastructures communales.

La mairie de Salazie à la Réunion (c) RFO Le rôle de 1er magistrat n’est pas facile. Encore moins en Outre-mer. Chômage, surcharge d’employés communaux, insuffisance des recettes fiscales… Samedi 1er mars, le quotidien Les Echos revenait sur les difficultés financières auxquelles sont particulièrement confrontés les élus des communes ultramarines.

Dans sa rubrique « collectivités locales », le quotidien consacre trois articles à la fonction de maire en Outre-mer, et focalise particulièrement sur les villes de Saint-Paul de la Réunion et Fort-de-France, en Martinique.

Un quart de la population active est au chômage
Premier constat : la majorité du budget municipal part en frais de fonctionnement. Ils ne sont pas moins de 3000 agents municipaux à Fort-de-France, une ville qui compte 94 000 habitants. A Saint-Paul, c’est 70% du budget qui y passe. Impossible d’y réchapper, selon Daniel Kwanchee, directeur général des services municipaux saint-paulois. « Nous pourrions fonctionner sans avoir 3200 salariés, comme aujourd’hui. Mais les communes participent à la lutte contre le chômage » rapporte Les Echos.

Ici, plus encore que dans l’Hexagone, la lutte contre le chômage est une priorité : 25% des Foyalais sont sans emploi. Ils sont 24% à Saint Paul. « Les élus municipaux d’Outre-mer ont été jusqu’alors sous pression permanente pour créer des emplois. Pression d’une part de leurs administrés et électeurs, ce qui est souvent passé pour du clientélisme. Pression également de l’Etat qui a longtemps fermé les yeux, voire favorisé la multiplication de ces emplois aidés pouvant contribuer à contenir les courbes du chômage. En grossissant ainsi un peu trop facilement les contingents d’agents contractuels par la suite titularisés, les maires ont toutefois joué un rôle non négligeable de « buvard social », comme l’a fait remarquer le député Marc Laffineur dans un rapport parlementaire », explique le quotidien. 

Communes en faillite...
Tous ces emplois municipaux ont un prix et grèvent les ressources des communes. Et les différentes recettes fiscales peinent à compenser ce déficit. La taxe professionnelle ne suffit pas. Seule l’octroi de mer, un impôt sur les importations et les productions locales, dont le montant est fixé par les Conseils régionaux, permet d’alimenter les caisses des collectivités territoriales d’Outre-mer. Cette taxe constituerait aujourd’hui entre 8 et 37% des recettes réelles de fonctionnement des communes. Une manne financière amenée à disparaître, l’Union Européenne ayant programmé sa suppression en 2014. Serge Letchimy, le maire sortant de Fort-de-France (c) RFO

Conséquence de ce déficit budgétaire : les communes sont en faillite et manquent d’infrastructures. « Il n’est pas rare que les élus mentionnent des besoins insatisfaits en matière d’alimentation en eau potable, d’assainissement, de logements sociaux, d’équipements sportifs ou scolaires » relève les  Echos, « au début de l’année 2007, seulement 5 communes polynésiennes sur 48 disposaient d’un réseau d’eau potable, et trois d’un réseau d’assainissement ! »

... et placées sous tutelle 
Une situation difficilement gérable pour les élus qui ne baissent pas les bras pour autant et continuent à nourrir de grands projets pour leurs communes. A la Réunion, le tram-train est attendu pour 2013. En cours de réalisation, un chantier de transfert des eaux de l’Est, permet progressivement d’irriguer les champs de canne à sucre. A Fort-de-France, des investissements immobiliers sont prévus par le maire sortant Serge Letchimy (Parti progressiste martiniquais), qui espère ainsi, s’il est réélu, pouvoir séduire les investisseurs privés et augmenter les recettes de sa ville.

En attendant, ce sont le plus souvent les pouvoirs publics, avec l’aide de l’Agence française de développement qui financent les municipalités les plus pauvres. « Au prix souvent de sévères cures de redressement, notamment par le biais de l’impôt. Pour les communes impécunieuses qui veulent investir et bénéficier des fonds européens, il ne semble guère y avoir d’alternative » observe le quotidien. En 2003, près de la moitié des communes guadeloupéennes étaient placées sous tutelle. Elles étaient encore 14 en 2006. 

par Maïté Koda
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Martinique premier tour

Serge Letchimy  le  député maire de Fort de France a  réalisé un score à la soviétique en obtenant plus de 82 % des suffrages des électeurs, il est donc réélu dès le premier tour. 

Le président du Conseil Général  et sénateur Claude  Lise, briguant le 10 e canton de Fort de France,   malgré ses 55 %  de voix obtenus devra retourner devant les électeurs, car moins de 25 % des électeurs inscrits se sont déplacés lors du scrutin.

Au morne Rouge, Jenny Dulys est élue dès le premier tour avec 62,54 % des voix. C’est la deuxième femme à être élue maire en Martinique, avant elle Luce Lemaistre en 1949, dirigea la commune du Morne-Vert.

Nous avons lors de ce premier tour cinq candidats élus, onze maires sortant qui sont réélus  et dix-huit en ballottage.

Pour les cantonales, des 22 cantons renouvelables   neuf conseillers généraux sortants retrouvent leur siège dès le premier tour, les autres devront batailler dimanche prochain pour se faire réélire.

De notre point de vue, ces résultats sont encourageants, car nous voyons  un taux de 17 %  de renouvellement des maires en Martinique. Ce chiffre devrait  croître de quelques % pour atteindre 20 %, lors du second tour.

Car le gros problème dans nos îles, se sont ces maires qui restent en place 20, 30 ou  40 ans, cela ne permet pas de faire avancer ce pays,  qui souffre d’un manque de dynamisme,  est en panne d’idées et qui n’a pas de réelles perspectives de développements économiques.

En Guadeloupe, la sénatrice Michaux-Chevry à 79 ans est en passe de reconquérir  le chef lieu : Basse-Terre. Au Moule, la maire sortante, Gabrielle Louis-Carabin  est réélue avec un score de 77,55 % des suffrages dès le premier tour.

Ses administrées reconnaissent que même si  c’est une femme somme toute  ordinaire, elle fait du bon travail.

 Casse toi pauvre con !

Merci monsieur le president car grace a vous j'ai pu exprimé mon mecontentement a monsieur le Maire de ma commune.En effet j'habite un petit quartier en Martinique (trinité),et comme d'hab' a chaque echeance electorale depuis 20 ans qu'il dirige la commune ,c'est toujours le meme manège:cortege de plusieurs voitures,haut parleur et toujours donc le meme discours en faisant reference a ces parents qui etaient du quartier.Donc le blabla du genre :"voter pour moi Louis joseph Manscour l'enfant du quartier,votre famille,vous qui m'avez vu grandir..."

louis joseph manscour

mais aussitot elu comme d'hab,plus rien,plus de visite ,le quartier est oublié mais ce qui est surprenant c'est qu'il sera reelu a un tres fort pourcentage dans ce quartier bien que tout le monde se plaint de sa gestion,mais voila comme il dit c'est un enfant du quartier donc pas de question de programme ni de projet mais simplement de famille.En fait en Martinique et peut etre ailleurs,je constate que les mairies sont de vrais musés dans le sens que pratiquement tous nos maires sont en place depuis des années et généralement on ne vote pas pour un programme mais pour un familier.Encore merci MR le president pour ce super slogan car grace a vous j'ai trouvé "le" théme fédérateur pour mes prochaines manifs.

Mais surtout ne faites pas comme lui 


Désignée «tout à fait normalement»
helene geoffroy

Hélène Geoffroy, 38 ans, mène la liste PS à Vaulx-en-Velin, dans la banlieue lyonnaise. Née de parents antillais, elle a grandi en Guadeloupe, a étudié à Paris. Elle est arrivée dans la ville en 1997, comme chercheur à l’Ecole nationale des travaux publics. Etre noire et habiter Vaulx-en-Velin suffit-il à faire d’elle une «candidate de la diversité» ? Elle ne le pense pas. Dit que ce sont les médias et certains politiques qui pensent cela. Hélène Geoffroy rappelle, comme s’il y avait besoin, qu’elle a été désignée tête de liste «tout à fait normalement» lors d’élections internes au PS. Elle entre en politique en 2001 «grâce à la loi sur la parité». Elle a gagné ses galons en 2004, en remportant le canton de Vaulx à la surprise générale avec 70 % des voix. Hélène Geoffroy est face au maire sortant, Maurice Charrier, une figure de la politique locale ex-PCF, dont elle a été l’adjointe. Sur sa liste PS, on retrouve des associatifs, anciens de la marche des Beurs qui dénoncent «la gestion paternaliste» du maire. Selon elle, il y a dans sa ville «suffisamment de gens qui s’en sortent pour qu’il n’y ait pas besoin de faire des quotas» et sur sa liste, c’est «toute l’histoire de la France et de ses vagues d’immigration».

 Alice Géraud (à Lyon)

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Stabilité électorale attendue outre-mer

mairie de basse terre

Rodolphe Geisler

L'ancien ministre Lucette Michaux-Chevry part à la reconquête de Basse-Terre.

EN 2007, les côtes de l'outre-mer français ont connu deux vagues roses successives. La première, en mai, quand Ségolène Royal avait obtenu un total de 55,56 % des voix à la présidentielle. Et la seconde, un mois après, aux législatives, quand la droite, qui détenait alors treize des vingt-deux circonscriptions ultramarines, en avait perdu six. Cette année, les observateurs s'attendent à moins de remous à l'occasion des municipales. «On s'attend à ce qu'il y ait une grande stabilité au sein locaux, notamment auprès des principaux chefs-lieux», des exécutifs  indique-t-on au cabinet du secrétaire d'État à l'Outre-Mer, Christian Estrosi.

Ancien secrétaire national chargé de l'outre-mer au Parti socialiste, Axel Urgin ne dit pas autre chose. «Il y a moins d'enjeux qu'en 2001, qui avait connu un véritable séisme à la Réunion, avec la chute de plusieurs mairies de gauche, et la bataille du conseil général de la Guadeloupe », dit-il.

Dans le Pacifique sud, en Polynésie on s'attend toutefois à une «vague rouge», non pas de gauche mais de la couleur du parti autonomiste de Gaston Tong Sang, soutenu par l'UMP. Sur place, on parle même de «quatrième tour», en référence aux élections territoriales du 10 février.

Gaston Tong Sang favori à Bora-Bora

Les listes autonomistes du sénateur Gaston Flosse, qui vient de se faire élire président du territoire grâce à l'appui surprise des élus indépendantistes et exclu pour cela de l'UMP, n'avaient en effet recueilli que 17 % des suffrages. Du coup, beaucoup dans l'archipel polynésien se sentent depuis trahis. Ce qui pourrait profiter dimanche prochain aux listes soutenues par Gaston Tang Song, qui, le 10 février, avait obtenu 45 % des voix.

Ainsi, à Papeete, le député maire sortant (UMP) Michel Buillard a des chances sérieuses d'être élu au premier tour. De même, à Bora-Bora, Gaston Tong Sang lui-même devrait conserver son fauteuil de maire. À Pirae, l'ancien député UMP Béatrice Vernaudon, qui affronte Édouard Fritsch, le gendre de Gaston Flosse, est également donnée favorite.

Député socialiste de l'Aisne et spécialiste de la Polynésie, René Dosière estime ainsi que «ces élections vont être l'occasion de voir si les Polynésiens approuvent ou non l'accord passé entre Gaston Flosse et Oscar Temaru». Temaru devrait néanmoins conserver sa commune de Faa'a.

En Nouvelle-Calédonie, à Nouméa, la bataille se jouera comme pour chaque élection entre les frères ennemis de droite, d'Avenir ensemble et de l'UMP.

Dans l'Océan indien, à Mayotte, l'élection à surveiller est celle où l'ancien député (UMP) de la collectivité, Mansour Kamardine, qui s'était fait ravir son siège par le candidat du MoDem Abdoulatifou Aly, se présente à Saada. De l'autre côté de Madagascar, à la Réunion, le député UMP René-Paul Victoria, qui a le soutien de Nassimah Dindar, la présidente du conseil général, est parvenu à pacifier la droite. Il devrait donc logiquement conserver la mairie qu'il avait ravie au PS en 2001. Mais la partie face au socialiste Gilbert Annette, qui a fait 48 % des voix aux législatives, risque d'être tout de même serrée. À Saint-Paul, Huguette Belo, députée communiste (PCR), affronte Alain Bénard, le maire (UMP) sortant, donné favori.

Dans la Caraïbe, aux Antilles, Lucette Michaux-Chevry, sénateur UMP, tente son retour à Basse-Terre en Guadeloupe. Donnée en tête dans un récent sondage au premier tour, elle risque néanmoins de perdre l'avantage au second tour, où il y a tout de lieu de penser qu'il y aura une triangulaire. Le maire sortant (DVD) Guy Georges est donc donné favori.

Toujours en Guadeloupe, la bataille de Pointe-à-Pitre risque de virer au drame familial. À 85 ans, le communiste Henri Bangou tire sa révérence. Son fils, Jacques, tente de lui succéder et s'oppose à son… gendre Georges Bredent. Les deux sont conseillers généraux dans la même circonscription.  Et quant à  la mairie du Moule, elle devrait rester à droite dès dimanche.

Bataille fratricide à Cayenne

À la Martinique, Serge Letchimi (DVG) est assuré de conserver sa mairie de Fort-de-France. Il pourrait même être élu au premier tour. Depuis qu'il y est élu, le successeur du poète Aimé Césaire s'est en effet lancé dans un grand chantier d'embellissement de sa ville, chef-lieu du département. Notamment du front de mer.

En Guyane, on s'attend au retour de l'ancien ministre du Tourisme Léon Bertrand (UMP) à la mairie de Saint-Laurent-du-Maroni.

À Cayenne, le maire sortant (PSG) Jean-Claude Lafontaine se livre une guerre, qualifiée localement de fratricide, avec son premier adjoint Rodolphe Alexandre, ex-PSG et soutenu par quelques élus UMP, eux-mêmes dissidents de la liste officiellement investie par le parti majoritaire.