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L'inhumanité
de la politique du chiffre...

En
France depuis 10 ans, marié à une française depuis 18 mois,
sa femme enceinte... il doit être expulsé dans les prochains
jours...
Monsieur
Meklech a 34 ans. Il est présent en France depuis dix ans. Il s'est
marié le 28 août 2006 avec Yasmina L. de nationalité française. Il a
déposé une demande de titre de séjour auprès de la préfecture de
Haute-Marne.
Le 31 mai 2007, la
préfecture a rejeté sa demande de titre de séjour et a pris à son
encontre une obligation de quitter le territoire français. Le recours
qu'il a introduit devant le tribunal administratif a été rejeté le 2
octobre 2007.
La mère de
Monsieur Meklech réside régulièrement en France. Sa femme est enceinte
de deux mois et demi. Conjoint d'une Française depuis près de deux ans
et futur père d'un enfant français, Monsieur Meklech attend pourtant
une expulsion imminente au centre de rétention du Mesnil-Amelot (77).
Alors que
toute sa vie est en France il peut être renvoyé à tout moment vers un
pays qu'il a quitté il y a plus de dix ans, laissant derrière lui sa
femme et son enfant à naître.
Comme tant
d'autres, Monsieur Meklech et sa femme font les frais d'une loi sans
cesse plus restrictive et d'une politique absurde de course au chiffre.
Faire du chiffre, toujours plus de chiffre, au prix de la séparation
d'un couple, d'une famille, au mépris du respect du droit le plus
élémentaire : celui de vivre en
famille.
Les Amoureux
au ban public dénoncent cette politique et ces pratiques.
Nous demandons la libération et la régularisation immédiate
de Monsieur Meklech!!
Abdullah
expulsé le jour de son mariage!
Nuray, sa
compagne française, poursuivie par le procureur pour aide
au séjour irrégulier !!

Refusons
que l'amour devienne un délit !
En
janvier 2006, Nuray (française) rencontre Abdullah (turc). C'est le
coup de foudre et le couple ne passe plus une journée sans se voir.
Cinq mois plus tard, ils emmenagent ensemble. Le fils de Nuray, qui est
âgé de dix ans et qui n'a jamais connu son père, trouve auprès
d'Abdullah la présence paternelle qui lui manquait.
Abdullah et Nuray se fiancent au mois de septembre 2007. Leur mariage
est prévu deux mois plus tard, le 24
novembre. Le couple loue une salle et passe commande chez un traiteur
pour 150 personnes. Nuray décide d'aller en Turquie afin d'y acheter
des bijoux, sa robe de mariée, le costume d'Abdullah. Le couple n'a pas
beaucoup d'argent et Nuray sait qu'elle pourra faire tous ces achats à
prix réduit en Turquie. A son retour, le 14 novembre, le cauchemar
commence. A peine sortie de l'avion, elle est arrêtée sur le tarmac de
l'aéroport par la police.
« Je n'ai pas compris ce qui se passait. Devant tous les passagers,
j'ai été humilée, j'ai été arrêtée sans
explications comme si j'étais une meurtrière. J'ai été emmenée au poste
sans pouvoir récupérer mes bagages (c'est la police qui s'en est
chargée). J'ai été fouillée de A à Z ainsi que mes valises. On me
disait de me taire quand je posais des questions. On m'a déshabillé et
ils ont fouillé tous mon corps. On a pris mes empreintes et j'ai été
mise en garde à vue ».
Puis l'interrogatoire commence et Nuray comprend qu'Abdullah, qui n'a
pas de titre de séjour, vient d'être
interpellé à l'aéroport où il était venue la chercher. Après plusieurs
heures de garde à vue, elle est libérée mais se voit remettre une
convocation pour se présenter devant le Tribunal correctionnel de Lyon.
Nuray doit être jugée le 18 mars 2008 pour aide au séjour irrégulier,
c'est-à-dire pour avoir hébergé l'homme qu'elle aime !! Pourtant,
l'article L. 622-1 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers
interdit que de telles poursuites soient engagées à l'encontre du
conjoint ou du concubin d'un étranger en situation irrégulière !!
Abdullah, quant à lui, n'a pas été libéré. Il a fait l'objet d'un
arrêté de reconduite à la frontière et a été conduit au centre de
rétention.Le 24 novembre, date à laquelle devait être célébré son
mariage avec Nuray, il a été
expulsé vers la Turquie !
Nous, signataires de la présente pétition, nous associons au Mouvement
des amoureux au ban public pour :
- Refuser que l'amour avec un étranger ne devienne dans notre pays un
délit pénal ;
- Exiger l'abandon des poursuites pénales engagées contre Nuray ;
- Dénoncer la pratique scandaleuse des arrêtés de reconduite à la
frontière prononcés en vue de faire obstacle à un mariage ;
- Demander le retour immédiat d'Abdullah auprès de sa famille
Extraits de
la lettre envoyée par Nuray aux Amoureux au ban public :
« Abdullah s'entendait parfaitement avec mon fils qui n'a jamais connu
son père. Mon fils s'est beaucoup
attaché à lui, comme si c'était son père biologique. Abdullah
s'occupait très bien de mon fils (..). En plus, mon
fils est atteint d'une maladie (..). Il a vraiment besoin d'amour et
affection qu'il a trouvé avec Abdullah. Mon
fils revivait, il était heureux et moi aussi, on était tous les
trois heureux(..) »
« On voulais juste fonder un foyer comme tout le monde et mener une vis
stable et normale. Je suis d'accord, mon fiancé était en situation
irrégulière. Mais pourquoi ne pas nous laisser nous marier sinon pour
faire augmenter le nombre des expulsions ? Et pourquoi me poursuivre
devant le Tribunal Correctionnel ?
Ma seule erreur a été d'aimer un homme sans papier.
L'amour ne demande pas des papiers, je n'ai pas commis de meurtre, mais
j'ai aimé, beaucoup aimé et cela me conduit au Tribunal !!
(..)C'est très douloureux ce que je vis en ce moment.
Pourquoi les officiers de police ont le droit de nous humilier, de nous
blesser avec leur parole ? Un officier de
police nous a dit que le 24/11/07 serait un jour inoubliable pour nous
et ils ont expulsé Abdullah le jour de
notre mariage...
(..) Je suis boulversée par ce qui nous arrive et mon fils souffre
aussi beaucoup de tout ça. Il a fallu que je lui
explique, que la France, son pays, a expulsé son papa. Ce qui nous
arrive est inhumain, mon fils est très
perturbé et il en pleure encore. C'est un cauchemar pour nous tous.
Nous aussi, on avait droit à une vie
heureuse.
Je vais être jugé par un Tribunal. Est-ce que la justice va aussi
réparer tout le mal qu'on nous a fait ? »
Le Mouvement des Amoureux au Ban Public
Au nom de la lutte contre les mariages blancs et du contrôle de
l'immigration familiale, reléguée au rang peu enviable «d'immigration
subie», le durcissement continu des lois et des pratiques
administratives produisent des situations inadmissibles :
multiplication des procédures d'opposition à mariage, difficultés pour
obtenir la transcription des unions célébrées à l'étranger,
multiplication des refus de visa ou de titres de séjour, éloignement
des conjoint(e)s de français(e)s en situation irrégulière, enquêtes de
police sur la communauté de vie ne respectant pas les règles
élémentaires de déontologie, d'objectivité et de respect des personnes
auditionnées, non reconnaissance du droit au séjour des couples mixtes
vivant hors mariage....
Des collectif de couples mixtes, les «Amoureux au Ban Public» se sont
constitués partout en France pour assurer la défense du droit à une vie
familiale.
Soumis
à un test osseux, le lycéen expulsable
photo Graham Chandler
Interpellé à
Rennes, un Congolais dit qu'il a 16 ans. La
préfecture estime qu'il est majeur et l'a placé en centre de rétention.
Ses
copains du lycée se mobilisent.
La
mobilisation en soutien aux
personnes sans papiers ne faiblit pas à Rennes. La semaine dernière,
des élus
et un collectif ont bloqué le centre de rétention pour empêcher
l'expulsion
d'une Congolaise et son bébé de 15 mois. Hier, des centaines d'élèves
ont fait
bloc au pied de la cité judiciaire pour soutenir leur copain Julio, en
classe
de remise à niveau au lycée Victor-et-Hélène-Basch.
Arrivé seul en
France, en avril 2007, le jeune Congolais
est scolarisé depuis septembre, à Rennes. Il est hébergé dans un foyer
et suivi
par un centre d'aide à l'enfance. Mardi, vers midi, il a été interpellé
dans le
métro au retour d'une sortie scolaire avec ses camarades. Ce jour-là,
le
procureur avait demandé aux forces de l'ordre d'effectuer des contrôles
d'identité dans le métro, à la gare et place de la République.
Radiographie
osseuse
Le lycéen a
présenté une carte d'identité congolaise, « un
faux document », selon la préfecture, indiquant son nom et sa date de
naissance. « Je suis né le 17 novembre 1991 », a eu beau répéter Julio.
Les
fonctionnaires ne l'ont pas cru. Le jeune homme a dû se soumettre à un
examen
médical et à une radiographie osseuse. Le médecin a conclu qu'il avait
« un âge
supérieur à 18 ans ».
Pour les
autorités, Julio est majeur, donc expulsable du
territoire. La préfecture a pris aussitôt un arrêté de reconduite à la
frontière.
La nouvelle
relayée par les enseignants n'a pas tardé à
faire le tour du lycée. « On était tous choqués d'apprendre cette
histoire. On
s'est mobilisés tout naturellement », raconte Rizlane. « C'est
monstrueux de
faire ça. C'est un gars bien inséré qui n'a jamais fait parler de lui.
Qu'on le
laisse tranquille », peste Nathan.
Hier, le juge
des libertés et de la détention a décidé de
maintenir Julio au centre de rétention administrative pendant une durée
de 15
jours. Le jeune homme contestera l'arrêté de reconduite à la frontière
devant
le tribunal administratif de Rennes. L'audience se tiendra lundi. Les
élèves,
écoeurés par cette nouvelle décision de justice, ont prévu d'autres
actions de
soutien.
Nathalie
FLOCHLAY
Ouest-France (07/03/08)
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Le Mouvement
des Amoureux au Ban Public
Au
nom de la lutte contre les mariages blancs et du contrôle de
l'immigration familiale, reléguée au rang peu enviable «d'immigration
subie», le durcissement continu des lois et des pratiques
administratives produisent des situations inadmissibles :
multiplication des procédures d'opposition à mariage, difficultés pour
obtenir la transcription des unions célébrées à l'étranger,
multiplication des refus de visa ou de titres de séjour, éloignement
des conjoint(e)s de français(e)s en situation irrégulière, enquêtes de
police sur la communauté de vie ne respectant pas les règles
élémentaires de déontologie, d'objectivité et de respect des personnes
auditionnées, non reconnaissance du droit au séjour des couples mixtes
vivant hors mariage....
Des
collectif de couples mixtes, les «Amoureux au Ban Public» se
sont constitués partout en France pour assurer la défense du droit à
une vie familiale.
Contact
Presse : Julie Chansel : 06 82 24 03 47
Nicolas Ferran : 06.72.70.55.47
Mel
site web : amoureuxauban
Lettre des
retenus
du cra 2 au commandant du centre de rétention de Vincennes

Monsieur
le chef du centre,
La France
a toujours été un pays d'asile et il le restera pour toujours. Elle a
payé trop
cher pour défendre les droits de l'homme et la liberté. Voilà le sujet
de notre
demande Monsieur le chef de centre. Nous sommes tous des travailleurs
et nous
participons à l'enrichissement de notre deuxième pays qui est la
France. Nous
avons tous la volonté de s'intégrer dans son système économique et
social car
nos attaches à la France sont énormes donc nous demandons par le billet
de
cette lettre notre liberté pour que nous puissions régler nos problèmes
extérieurs avec sérieux, pour demander notre régularisation et le
traitement
attentif et humanitaire de nos dossiers. En conclusion, nous vous
informons que
les conditions sont pénibles. La nourriture est immangeable et presque
périmée.
Il y a un seul traitement pour toutes les maladies qui est le
Di-antalvic. On
compte beaucoup monsieur le chef sur votre côté humanitaire en
attendant une
réponse favorable, veuillez agréer monsieur les salutations les plus
distinguées. Merci, les détenus du centre.
(dictée par téléphone depuis le centre de rétention de Vincennes le
26/02/08 )
fermeturetention@
yahoo.fr
La marche nationale des sans
papiers qui aura lieu
du samedi 1er mars au samedi 22 mars 2008
entre Lille et Paris

Toutes les initiatives pouvant
contribuer à
l'organisation de cette marche et à une
large mobilisation dans les
villes traversées sont les bienvenues.
Toutes les propositions et
contributions concernant
cette marche sont à communiquer à
lecsp59@gmail. com
D'avance merci pour votre
mobilisation, la
lutte continue !
Comité des
Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue
Bernos- Lille- 59800- tél : 06.80.57.50. 61- fax :
03.20.52.76. 92. –
e-mail : csp59@wanadoo. fr
Manifestation au CRA de
Vincennes
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300 chrétiens
prient en protestation contre le centre de
rétention
Environ 300
chrétiens se sont réunis, ce soir vers 18 h,
place de la Mairie à Rennes, afin de prier pour les personnes sans
papiers
enfermées dans les centres de rétention administrative. Chaque premier
mercredi
de chaque mois, une prière aura lieu au même endroit. Les chrétiens des
différentes paroisses sont à l'origine de l'initiative.
LES FRANCISCAINS FONT DE LA
RÉSISTANCE.
Curieuse
scène, place du Capitole à Toulouse. A l’écart de
l’animation des chalets en bois du village de Noël qui ont envahi la
place
centrale de la ville, une vingtaine de personnes se sont réunies en
cercle,
mardi 25 décembre. Une heure durant, de 18 h 30 à 19 h 30. Sans un mot.
« Pour
dénoncer l’enfermement dans des centres de rétention des personnes
étrangères
en situation irrégulière », peut-on lire sur deux panneaux couverts de
photos.
Ce tract, signé des Frères franciscains de Toulouse, se termine par une
invitation à « toutes les personnes de bonne volonté à nous rejoindre
dans le
silence ». Les trois derniers mots sont soulignés.
« Notre
assistance était un peu maigrelette », reconnaît
le Frère Alain Richard, 83 ans, doyen des franciscains toulousains, qui
ne
paraît toutefois pas découragé. « C’était émouvant. Nous avons vu des
gens
s’arrêter, déposer leurs paquets et demander s’ils pouvaient faire
quelque
chose », raconte l’initiateur de ces « cercles de silence », portant la
barbe
et des habits civils. Depuis le mois d’octobre, les quatorze moines
franciscains, qui ne vivent pas cloîtrés mais partagent un bâtiment
moderne du
quartier Saint-Cyprien, ont décidé de se retrouver mensuellement sur la
place
du Capitole, le dernier mardi de chaque mois, pour protester à leur
manière
contre les conditions de détention au centre de rétention de
Cornebarrieu. «
Beaucoup de gens ignorent l’existence même de ce centre », constate le
Frère
Alain, qui mise sur les photos exposées pour faire prendre conscience
de l’univers
carcéral de ce bâtiment neuf, inauguré en juillet 2006 aux bords des
pistes de
l’aéroport de Toulouse-Blagnac. « Quand les gens voient ces photos, ils
demandent souvent dans quel pays elles ont été prises. On leur dit que
cela se
passe à seulement une dizaine de kilomètres d’ici. » Le vieux moine est
allé
lui-même faire de nouveaux clichés sur place, le 30 janvier dernier,
pour les
publier quelques heures plus tard sur le site Internet de la communauté
Par la grâce
des nouvelles technologies, le cercle de
silence s’élargit et l’action mensuelle des Frères toulousains, qui
comptent
six jeunes étudiants dans leurs rangs, devient permanente.
N’ayant pas pu
visiter lui-même l’intérieur du centre, le
doyen des franciscains toulousains a dû se contenter de photos prises
de
l’extérieur, dans le prolongement de zone industrielle de Colomiers.
Frère
Alain en a conservé un sentiment de relégation et n’en revient toujours
pas. «
Il faut avoir tué père et mère pour être envoyé dans un endroit pareil,
loin de
tout, sans autre possibilité d’accès qu’en voiture », s’émeut le moine
octogénaire. L’éloignement du centre est dénoncé par les organisations
humanitaires comme la Cimade, mais aussi les syndicats de magistrats et
d’avocats, qui ont déposé un recours contre l’aménagement d’une salle
d’audience pour juger les étrangers à l’intérieur même de l’enceinte,
et non
dans un tribunal. A quelques centaines de mètres seulement du centre de
rétention se dresse le « delivery center » d’Airbus, la nouvelle
aérogare
privée du constructeur européen, construite pour accueillir les riches
clients
venus pendre livraison de leurs avions flambant neufs. Deux univers aux
antipodes, séparés par des barbelés.
Lionel Clauss,
permanent de la Cimade, est l’une des rares
personnes extérieures autorisées à pénétrer dans l’enceinte du centre.
« A
l’intérieur, les personnes ont encore davantage le sentiment d’être
oubliées en
cette période de fêtes. Ils n’ont que la télévision pour savoir ce qui
se passe
à l’extérieur et vivent difficilement les images de fêtes et de
libations. » Le
jeune homme se réjouit de l’initiative des moines franciscains de
Toulouse,
qu’il compare aux rondes des « Folles de Mai » à Buenos Aires, ces
mères de
disparus qui manifestaient en silence contre la dictature en Argentine.
Ce n’est sans
doute pas une coïncidence. Le Frère Alain
Richard explique avoir longtemps oeuvré en Amérique du Sud depuis les
Etats-Unis, où il a vécu pendant vingt-six ans avant de revenir
s’établir à
Toulouse. Proche du MIR (Mouvement international de la réconciliation),
un
mouvement évangélique créé à la Faculté de théologie protestante de
Paris, il
ne cache pas son admiration pour Gandhi et les techniques de la
non-violence,
dont il a suivi les préceptes pour la mise en œuvre de son cercle de
silence.
Le moine préfère parler « d’action » plutôt que de « manifestation ». «
Eveiller ou plutôt réveiller l’humanité de tout un chacun, par la
prière ou le
silence, c’est déjà une action », insiste-t-il.
Pour ceux qui
voudraient s’engager plus loin, le site des
franciscains renvoie en lien vers des associations comme la Cimade ou
le Réseau
éducation sans frontières (RESF), créé pour s’opposer aux expulsions
d’enfants
scolarisés avec leurs familles. « Leur travail est indispensable »,
estime
Frère Alain. Jean-François Mignard, le président de RESF à Toulouse, se
déclare
« agréablement surpris » par l’initiative. « Bienvenue au club »,
s’exclame ce
très laïc militant de la Ligue des droits de l’homme, qui veut voir
dans ces
prières mensuelles un « bon indicateur » de la mobilisation en faveur
des
sans-papiers.
Même le
préfet, montré du doigt par les associations
d’aide aux immigrés, se félicite officiellement de l’entrée en lice des
moines
franciscains de Toulouse. « L’Eglise est dans son rôle quand elle tente
de nous
faire réfléchir. J’accepte volontiers de réfléchir à mon action, en mon
âme et
conscience », réagit Jean-François Carenco, en apprenant que Frère
Alain inclut
aussi les fonctionnaires dans ses prières. « Il est fréquent dans nos
communautés de prier pour les torturés et leurs tortionnaires »,
indique
simplement le moine franciscain.
vendredi 4
janvier 2008, par BRUNO LEROY
( Source : Le
Monde )
(www.franciscainstoulouse.fr).
12 000 dans
la rue contre la rétention des
sans-papiers
Quelque
12 000 personnes ont manifesté, samedi, un
peu partout en France, contre la rétention administrative des étrangers
sans
papiers, une privation de liberté qui pourrait durer jusqu’à un an et
demi, en
vertu d’un nouveau projet de directive européenne. Les manifestants
répondaient
à l’appel de diverses associations dans le cadre d’une journée d’action
européenne contre l’enfermement des étrangers. À Paris, le cortège est
allé de
la porte Dorée au centre de rétention de Paris-Vincennes, où quelques
incidents
ont eu lieu avec les forces de l’ordre. En fin de matinée, une dizaine
de
parlementaires (Éliane Assassi, Christiane Taubira, Nicole Borvo…)
avaient usé
de leur droit de visite de ces centres, en se présentant aux portes de
celui du
Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne).
21/01/08
Cette nuit,
violente répression au CRA de Vincennes

Témoignage
recueilli ce matin mardi 12 février 2008 à 11 h
"Entre 3 h 30 et 4 h, ils sont venus nous fouiller. Ils nous ont tous
sorti dehors. Certains n'ont pas eu le temps de s'habiller. On a
attendu une
demi-heure dans le froid. Pendant ce temps-là, ils ont fouillé les
chambres.
Puis, ils nous ont fouillé 10 par 10. Quand nous sommes rentrés dans
les
chambres, on a trouvé un Coran déchiré et piétiné. Des chargeurs de
portables
détruits, les files coupés, des téléphones avaient disparus."
Cette nuit, violente répression au CRA de Vincennes.
Témoignage recueilli mardi 12 février 2008 à 01h25 du matin au CRA 2
"Tout a commencé vers 11H30 suite à une provocation de la police. Nous
étions dans la télé, il était 11h30. La police a éteint la télé sans
rien dire,
sans explication. On a demandé qu'il la rallume. Ils n'ont pas voulu.
Le ton
est monté très vite. Ils ont voulu prendre une personne pour la mettre
en
isolement. On a empêché la police de le prendre. Ils nous ont demandé
de monter
dans les chambres pour le comptage, on a refusé. Alors, ils sont
revenus en
nombre. Ils étaient plus de 50. Ils y avaient des CRS et des policiers.
Ils
nous ont séparé en deux groupes puis ils nous ont tabassés dans
l'escalier,
dans le couloir dans les chambres. Je dirais qu'il y a cinq personnes
blessées
dont deux graves. L'un semble avoir le bras cassé, l'autre le nez
cassé. Celui
qui a le nez cassé, ils sont rentrés dans sa chambre et ils l'ont
tabassé. Il y
a plein de sang dans sa chambre et dans le couloir. L'infirmier est
venu et il
a dit qu'il ne pouvait rien faire et qu'il fallait appeler les
pompiers. Les
pompiers sont venus. Ils ont emporté cinq ou six personnes. Certains
sont à
l'hôpital, d'autres sont en isolement, on ne sait pas trop."
fermeturetention@
yahoo.fr
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