Mars
la divinité de la
guerre
Le
mois de mars est le
mois dédié au dieu
romain de la guerre du même nom.
Il était fils de Jupiter et de Junon, d’autres
mythes disent qu’en
réaction a la naissance de Minerve,
conçut par Jupiter,
Junon engendra Mars
toute seule, grâce à une plante qui produisit
cette auto-fécondation.
A
ces époques reculés, tous les peuples
« l’adoraient », son nom fut aussi donné à un jour de
la
semaine : mardi, à une planète « et enfin
au métal, le fer, qui servait à fabriquer
les armes de guerre. Le mois de mars était symbolisé par un homme vêtu
d'une
peau de louve, en souvenir de la nourrice de Romulus. Le dieu Mars
était
représenté sous la figure d'un guerrier terrible. Le coq, symbole de
vigilance,
lui était consacré. On sacrifiait sur ses autels des loups et
quelquefois des
victimes humaines. Le poète Ausone place auprès de lui un bouc
pétulant, une
hirondelle qui gazouille, un vase plein de lait, qui, avec l'herbe
verdoyante,
annoncent le retour du printemps. Dans les combats, il était accompagné
de ses
fils Phoibos et Déimos (la Crainte et l'Effroi) qui attelaient et
conduisaient
son char, ainsi que d'Eris (la Discorde), sa compagne et sa soeur, qui
se
tenait à ses côtés. »
Mars
est le pendant grec du dieu Arès, il incarne
la force brutale et
la violence,
parfois la pleutrerie ou la couardise. Ce dieu « se rendit
détestable de
tous les immortels » et des hommes. Bien qu’il fusse l’un des
douze dieux
olympiens, il n’était pas moins un dieu secondaire qui cédait le pas à Athéna déesse de la sagesse et de
la guerre, et
aussi à Apollon un dieu bien plus guerrier
et meurtrier
« Zeus
explique sans pitié à Arès la
position hiérarchique dont
il a hérité : « Cesse de te plaindre à moi, Dieu changeant !
Je te hais le
plus entre tous les Olympiens, car tu n'aimes que la discorde, la
guerre et le
combat, et tu as l'esprit intraitable de ta mère, [Héré], que mes
paroles
répriment à peine. C'est son exemple qui cause tes maux. [...] Méchant
comme tu
es, si tu étais né de quelque autre Dieu, depuis longtemps déjà tu
serais le
dernier des Ouraniens ». Autrement à Rome, il est
parfois confondu avec la déesse Bellone.
Toutes
les peuplades avaient leurs dieux de la
guerre, nous le
mettons au pluriel, car
il y avait plusieurs
dieux de la guerre
ou il était accompagné par d’autres dieux, comme dans le cas d’Arès ou
de Mars.
Au vu du rapport entre l’Egypte et
la Grèce, nous sommes
bien sûr tenté de rechercher la déité
égyptienne ayant donné naissance à Arès,
l’ayant inspiré :
« Montou Onouris
ou Anhour
Reshep
Neit
Mout
Miysis
Bastet
Apedemak. » Les Egyptiens en avaient un certain nombre,
toutefois c’est
dans les mythes sumériens que nous retrouvons
la « fable de Mars ou
d’Arès »
« Sous le nom de NINMAH
ou INANNA, elle
devenait la dame majestueuse et la mère de toutes
les créatures
vivantes. Considérée
comme la
protectrice de la nature et des animaux sauvages épris de liberté, elle
aime
les sentiers sauvages et les oasis des déserts. Sur terre elle habita l'île
de Dilmoun que la légende considère comme l'endroit où se
trouvait le Paradis
terrestre ...
C'est là qu'elle se serait unie à
ENLIL pour lui donner un
fils qu'ils appelleront Ninhourta ou Ninurta. Cet
enfant qui se présenta
sous la forme d'un grand oiseau dont les ailes
déployées dans le ciel
annonçaient l'orage, (la fertilité des graines, donc la nourriture). Il
reçut
en grandissant la possibilité d'être tantôt l'oiseau de proie, (comme
Horus le
fils d'Isis et d'Osiris que les égyptiens représentaient sous la forme
d'un faucon),
tantôt Ninhourta symbolisait un homme conducteur de char avec une tête
de lion,
lorsqu'il se lançait à l'assaut des adversaires. C'est pourquoi les
sumériens
le considérèrent également comme leur dieu
de la guerre. (1)
»
Ninurta (= Seigneur de la Terre) - Fils d’Enlil,
dieu de la guerre et
de la chasse : le Nemrod de la Bible. D’abord tenu
pour dieu de
l’agriculture. Il est à partir du IIIe millénaire très célébré pour avoir
été le champion
des dieux et le sauveur du pays contre les barbares.
Et
nous retrouvons la figure originaire du dieu de la guerre en la
personne du Nemrod
biblique, et toujours dans cette histoire universelle déclinée des
milliers de
fois sous toutes les latitudes.
En Gaule, le dieu se rapprochant de
mars est Esus,
dieu forestier, dieu de
la guerre et de la mort violente, mais aussi des récoltes, destructeur
et
coléreux, il est souvent assimilé au Mars
romain ou à Janus
bifrons. Son attribut est le gui du chêne. Signalons Belenos surnommé
le brillant
identifié à apollon
ou a Mars, dont
le nom à la même
racine que le mot latin signifiant guerre, bellus, et Teutatès
qui était assimilés à Mercure ou Mars. (2)
Les
nordiques quant a eux avait : « Tyr,
dieu de la guerre – frère d’Odin, Tyr
était le dieu de la guerre et
de la justice. Ce dieu faisait en outre partie d’un triptyque
guerrier : Odin,
Thor et Tyr. Odin était dieu de la ruse et de la victoire ;
Thor, dieu de
la force brute ; Tyr, dieu de la guerre et de la stratégie. »
Les Mayas pour
leur part en avaient plusieurs dieux
de la guerre dont : « Ahulane, dieu
de la guerre maya
l’archer son sanctuaire se trouvait sur l’île de Cozumel. » et
Ek Chuah, dieu
de la guerre associé à Ah Puch
; Chuy
Kak, dieu de la guerre,
destructeur de feu, Ah
Cun Can, dieu de
la guerre, charmeur de serpent, Nacon, dieu de la guerre.
Quant aux
aztèques, j’ai trouvé
ce dieu de la guerre dans leur panthéon : « Huitzilopochtli : dieu
du Sud: guerre, chasse, soleil, maître du monde. On lui offrait
régulièrement
des victimes humaines. Sa couleur est le bleu. »
A Tahiti dans leur mythologie, le dieu de la guerre est :
« Oro,
premier fils de Taaroa. Il
est aussi puissant
que lui. C’est le dieu de la
guerre,
mais aussi un sage qui révèle des secrets. Souvent vêtu de rouge, il
est le
protecteur des arioi, des princes humains. Il aime
le combat, mais il est
aussi farceur et souvent colérique. C’est pourquoi, on doit le
craindre. Ses
animaux préférés sont le cochon, le phaëton et les oiseaux à plumes
rouges. (3)»
Voilà
succinctement résumé dans un article de
compilation, les caractéristiques et l’origine du dieu de la guerre
vénéré et craint
par tous, car il est « le
fléau des mortels » celui qui « se repaît du
carnage des
vivants. »
Evariste
Zephyrin
(1)
Source
(2) source
(3) source
Skanda, sa naissance est contée par
la légende
suivante

Menés par Tarakâ,
les asuras
(anti-dieux) pénétrèrent dans le monde des dieux. Selon Brahmâ,
seul un
fils né de l'unique semence de Shiva pourrait venir
à bout des démons.
Perdu dans ses méditations, Shiva ne songeait pas à
donner un fils. Les
dieux demandèrent à Kama
de déranger la méditation de Shiva avec ses flèches
et de faire en sorte
qu’il éprouve du désir pour Parvatî. Kama
refusa, conscient que
ce geste lui serait fatal mais les autres dieux le menacèrent de lui
jeter une
malédiction s’il n’obéissait pas. Se disant qu’il valait mieux être tué
par le
dieu des dieux que par les malédictions de ces dieux là, il se rendit
avec sa
femme, Ratî, au séjour de Shiva.
Le dieu du désir décocha sa
flèche de fleur sur le grand dieu en méditation. Immédiatement, il fut
réduit
en cendres par le feu jaillissant de l’œil frontal de Shiva
qui ne cessa
pas pour autant sa méditation. Les flèches du désir ne faillissent
jamais, mais
elles restèrent inefficaces contre Shiva. Troublés
par la mort de Kama,
tous les dieux se rendirent devant le seigneur et implorèrent son
pardon. Parvatî
entreprit alors de longues mortifications. Shiva
laissa alors échapper
sa semence, récoltée par Agni. Mais elle était si
brûlante que même le
dieu du feu ne pût la contenir, il la déversa dans le Gange (c'est pour
cette
raison que Ganga déesse du fleuve passe également
pour être sa mère).
Elle rebondit dans un buisson de roseaux et donna naissance à Skanda.
Dès
sa naissance, les dieux se précipitèrent pour le voir, effrayés par sa
puissance. Ils pensèrent même le tuer tant il les rempli de crainte.
Mais, en
sa présence, ils ne purent qu'être impressionnés, ils se soumirent et
demandèrent sa protection. Shiva lui-même vint à sa
rencontre, il
reconnut son fils, et Skanda se mit à ses ordres.
|
Indra,
Skanda et …

Le
panthéon hindou compte plus de 30 millions de dieux, bon
nom nombre n’étant plus adoré.
Eux
comme les autres civilisations ont
leur
dieu de la guerre, plutôt leurs dieux de la guerre, la principale est
sans
doute Indra - force,
courage, puissance - est l'un des principaux dieux de
l'hindouisme,
divinité de la guerre, le chef suprême des devas.
Son importance est devenue moindre dans l'hindouisme tardif, comparée à
celles
de Vishnu et de Shiva. Indra réside
sur le mont
Meru.
L'arme
d'Indra, celle qu'il utilise pour abattre Vritra, la
sécheresse, est l'éclair Vajra, mais il utilise aussi son arc magique, Shakradhanus,
l'arc-en-ciel. Son vâhana ou véhicule est Airâvata, l'éléphant blanc
aux quatre défenses qui se tient
à l'entrée de Svarga,
le domaine du dieu dont la capitale est Amarâvatî. C'est là où résident
les héros après leur mort
sur le champ de bataille et où ils profitent du spectacle des apsaras
et des gandharvas.
Indra
est également un des dikpala, le gardien de l'est. C'était probablement
à
l'origine une divinité solaire, conduisant un chariot doré dans le
ciel.
Apportant l'eau sur la terre, il est parfois vénéré comme un dieu de la
fertilité, la force présente dans la substance séminale des êtres
vivants,
pouvant ramener à la vie les soldats morts sur le champ de bataille.
Son
épouse est Indrânî, dont il a tué le père, Puloman. Il a pour
descendance Jayanta, Midhusa, Nilambara, Ribhus, Rsabha, Sitragupta et
Arjuna dont la mère est Kuntî.
Meghanâda,
le fils du démon Râvana, le fait un jour prisonnier à Lankâ, mais les
dieux
paient sa rançon et le libèrent.
Dans
la mythologie tardive, Indra est représenté comme un jeune homme musclé
à la
peau rouge, possédant parfois quatre bras très longs.
Il
est connu dans le bouddhisme sous le nom de Shakra (Shaka en pâli) ou
assimilé
au bodhisattva
Vajrapani.
Il est l'un des personnages majeurs des Jâtaka.
Indra
s'appelle In ou Phra In en
thaï,
Phya In en laotien,
En ou Phra En en
khmer,
Dvango, Lha-i Rgyal-po
ou Bdo-sogs en tibétain, Qormusta
ou Tengri en mongol,
Yintuo-luo en chinois, Indara
en japonais et Inda
en pâli.
Skanda

Egalement
connu sous les noms de Kartekeya, Subramaniam,
Guha, Shadannana ou Sanmukha (parce qu'il a six têtes), Skanda est le
fils de
Shiva et de Parvati. C'est le dieu des guerriers, le plus masculin et
féroce,
naîtra pour conduire les hôtes célestes à la bataille et détruire les
démons.
Il combattra les ignorants et offrira sa force à qui veut rechercher la
spiritualité.
Il est souvent représenté tenant d'une main une lance appelée sakti,
qui
symbolise les tendances de destruction et les pulsions négatives de
l'humanité,
et bénissant ses adorateurs de l'autre main. Son véhicule est un paon
capable
de détruire les serpents nuisibles. Accusé d'enlèvements d'enfants,
Skanda est
une divinité misogyne dont les sanctuaires sont interdits aux femmes.
Le Maâbhârata, qui met l'accent sur la naissance de Skanda au livre
III, évoque
son origine et son investiture aux fonctions de chef de l'armée des
dieux, au
chant IX, et indique pourquoi l'or est né de Skanda et doit être offert
dans
les sacrifices, au chant XIII. Suite
|
Ogun le
dieu de la guerre
Ogun le grand
guerrier est un
dieu du fer, de la
forge, de la guerre et de la chasse.
C’est l’un des douze principaux
dieux yorubas. Son culte s'est diffusé en
raison de la traite des
esclaves aux
Amériques, Haïti, Cuba,
Brésil et dans l'île de Trinidad.
Il
est honoré dans le vaudou, la santeria, le candomblé, l’Umbanda, son
culte est
en plein essor, démontre une forte vitalité grâce la propagation faite
par
l’immigration antillaise et brésilienne aux USA. Sa couleur est le
violet, le
vert et le noir.
Chiyou,
dieu chinois de la guerre
Chiyou (p.y. : Chī
Yóu ; Hmong : Txiv Yawg ; Hangul :) est un personnage mythique de
l'antiquité
chinoise, chef des Jiuli et
adversaire
redoutable de Huangdi et Yandi. Il était aussi jusqu'au début des Han
un dieu
de la guerre. Certains en font un descendant de Shennong.
Chiyou
est revendiqué comme ancêtre par plusieurs ethnies non-Hans, en
particulier les
Hmongs (Miaos) chez qui il existe plusieurs légendes le concernant. Le
nom
Chiyou semble d'ailleurs provenir du hmong Txiv Yawg signifiant
“père-grand-père” ou “souverain”. A partir du début du XXe siècle, il
fut promu
dans certains cercles nationalistes coréens héros ethnique, avec une
connotation anti-chinoise. Le Red Devil, club de supporters de l'équipe
nationale de football sud-coréenne l'a adopté comme mascotte sous le
nom de
Chiu-Cheonhwang.
Adversaire de
Huangdi et Yandi
Le Shiji et le Shanhaijing mentionnent une bataille de Chiyou contre
Huangdi,
ou Huangdi et Yandi, chefs des Huaxia, considérés par les Hans comme
leurs
ancêtres. Le Shiji, ouvrage historique chinois, présente Chiyou comme
un vassal
rebelle et situe la bataille à Zhuolu . Selon le Shanhaijing
, recueil de
mythes des Royaumes combattants, Chiyou fit appel au dieu du vent
Fengbo et à des
shamans pour susciter une tempête,
que Huandi contra avec l'aide de Ba, déesse de la sécheresse qui
résidait
jusque là dans le ciel. Elle n'y est jamais remonté et cause depuis
lors
l'arrêt des pluies partout où elle passe. Quand il eut repris le
dessus,
l'Empereur jaune envoya Yinglong donner
le coup de grâce à Chiyou. Dans les versions ultérieures de la légende,
comme
le Yunjiqiqian des
Song, Chiyou crée un
épais brouillard à travers lequel Huangdi guide son armée grâce au char
qui
montre le sud , inventé par lui-même, un conseiller, ou la Femme
obscure des
neuf cieux . Cette dernière est l'acolyte de Xiwangmu, qui d'après le
Yongcheng
jixianlu [10], recueil de vies d'immortelles composé sous les Tang,
apparait
pendant la bataille avec un corps d'oiseau et vêtue d'une peau de
renard pour
remettre à Huangdi le talisman des Cinq pics qui lui donnera la
victoire.
La
bataille de Zhuolu est souvent relatée d'une manière développée dans
des
recueils de lecture à l'usage des scolaires, avec une certaine variété
dans les
détails selon l'auteur, du fait des divergences et de la brièveté des
textes
sources.
Selon
une autre version, les Jiuli (neuf Li), peuple de Chiyou, ayant changé
son nom
en Sanmiao , fut défait définitivement par Yu le Grand. On dit aussi
que
Zhuanxu, descendant de Huangdi, mit fin aux pratiques religieuses des
Sanmiao
pour leur imposer celles de son peuple.
Selon
une version hmong, après la mort de Chiyou, son fils ainé partit vers
le sud
fonder le peuple Miao, le second prit la direction du nord, et le cadet
resta à
Zhuolu avec les Huaxia.
Rien
n'a encore pu confirmer que l'ancienne préfecture de Zhuolu située au
Hebei à
la frontière du Liaoning est bien le site de l'antique bataille.
L'endroit est
néanmoins devenu depuis les annés 90 un site touristique sur le thème
des trois
héros Huangdi, Yandi et Chiyou, qui y ont chacun sa statue et des sites
naturels portant leur nom.
Dieu de la guerre
Il semble que
Chiyou, du fait de sa réputation militaire, soit devenu
un dieu
de la guerre chez les Hans également. On prétend en effet qu'il était
si
redoutable qu'après sa mort Huangdi fit placer son effigie partout pour
tenir
en respect la population. Il était encore honoré à la fin du IIIe
siècle av.
J.C., puisque Han Gaozu lui rendit un culte avant une bataille contre
Xiang Yu
; il semble ensuite disparaitre du panthéon chinois. On lui prête en
particulier l'invention des armes de fer et de bronze, ce que certains
historiens
interprètent comme le fait que les Jiuli étaient plus avancés que les
Huaxia
dans le domaine de la métallurgie. On lui attribuait 81 ou 72 frères,
six bras,
quatre yeux, une tête de métal de forme bovine, des sabots ; il se
nourrissait
de pierres.
En
Corée, Gye Yeonsoo publia en en 1911 Hwandan Gogi, un ouvrage
historique
controversé qui fait de Chi You le 14e empereur de l'empire de Baedal
sous le
nom de Jaoji-Hwanoong. Il situait sa tombe au Shandong et prétendait
que chaque
année en juillet, un drapeau rouge, symbole de son armée, y
apparaissait
mystérieusement. L'amiral Yi Sun-sin lui aurait rendu un culte.
Tyr

Týr, Tyr
ou encore Tiu est le plus vieux des Ases, qui au
tout début
était appelé Tuisto.
Si Tyr est devenu un dieu guerrier que l'on a assimilé au Mars romain,
c'est
initialement un dieu souverain qui incarne en particulier l'aspect
juridique de
la souveraineté (Dumézil), mais plus anciennement encore c'est le dieu
du ciel
diurne comme l'indique son nom germanique *teiwaz,
indo-européen *deywos
(*deyw-:"ciel du jour"). Son sacrifice est typique d'un dieu dont le
rôle principal est d'être le garant des serments.
Dans
l'Edda, il est frère d'Odin.
C'est un dieu discret, très peu cité dans les textes scandinaves
puisque sa prédominance en tant que souverain des cieux remonte à une
étape
antérieure du paganisme nordique. Odin aurait pris le pas sur Tyr en
même temps
que se développaient les compagnonnages guerriers formés sous la
protection de
ce premier. Tyr est néanmoins resté très important, comme l'atteste son
nom,
qui signifie littéralement dieu et qui s'écrit de
la rune
↑, la rune de puissance.
Tyr,
Thor et Odin sont trois
éléments d'un même triptyque guerrier. Alors que Thor est le dieu de la
force
guerrière et Odin le dieu de la ruse et de la victoire, Tyr est le dieu
de la
guerre juste et de la stratégie. Ce dieu était prié avant les conseils
et avant
les jugements.
source
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