Le
primat anglican par qui le scandale arrive

Théologien et
poète reconnu, Rowan Williams a
suscité plusieurs fois la controverse avec ses prises de position sur
l'islam.
(Jonny Baker)
L'archevêque
de Cantorbéry, qui s'est prononcé en faveur de l'application de la
charia, est
critiqué par les plus traditionalistes de l'Église anglicane.
LA
DÉCLARATION d'avant-hier, affirmant que l'application de certains
aspects de la
charia en Grande-Bretagne lui paraissait
« inévitable » n'était pas
une simple provocation de la part de l'archevêque de Cantorbéry, le
révérend
Rowan Williams. Après ses premières déclarations à la radio BBC 4 en
début
d'après-midi, le chef spirituel des 77 millions d'anglicans
dans le monde
a minutieusement précisé ses idées, lors d'une conférence sur le droit
civil et
religieux à la Royal Court of Justice de Londres. Il a, à cette
occasion, à
nouveau précisé qu'il n'était pas question d'envisager les applications
violentes de la charia pour le traitement des affaires criminelles,
comme les
flagellations ou les décapitations en Arabie saoudite, mais d'appliquer
les
recommandations du Coran pour des affaires familiales ou financières.
Son
discours, retranscrit intégralement sur le site Internet du quotidien
The
Guardian, n'est pas un brûlot en faveur d'une application indiscriminée
de tous
les aspects de la loi coranique, mais plutôt une argumentation touffue
et
complexe en faveur d'un système judiciaire qui reconnaîtrait les
particularités
religieuses d'une minorité. Les critiques les plus modérés font
remarquer que
Rowan Williams est un intellectuel et que ses propos ne sont pas
toujours
facilement compréhensibles par le plus grand nombre.
À
57 ans, Rowan Williams est avant tout un théologien et un poète
reconnu, auteur
de nombreux livres et recueils. Avec sa voix douce et son ton très
posé, il est
clairement plus à l'aise dans le cadre d'échanges universitaires que
dans
l'exercice de communication vers les médias. En 2003, ce Gallois devint
le 104e
archevêque de Cantorbéry et prit à ce titre la tête de l'Église
anglicane.
Seule la reine Elizabeth II, gouverneur suprême de l'Église, a une
position
plus élevée. Du fait de son titre d'archevêque, Rowan Williams obtint
au même
moment une place au sein de la Chambre des lords, ce qui fait de lui un
des hommes
les plus importants du Royaume.
Positions
tolérantes
Les
plus traditionalistes de l'Église anglicane lui reprochent rapidement
son
manque d'expérience comme simple pasteur d'une paroisse (il a passé 24
ans
comme universitaire à Oxford et Cambridge, avant de devenir évêque de
Monmouth
en 1992), et ses positions politiques très à gauche. Une grande partie
de
l'Église anglicane ne comprend toujours pas ses positions tolérantes
vis-à-vis
de l'homosexualité des prêtres, et en particulier sa gestion de
l'affaire
Jeffrey John, pasteur ouvertement homosexuel et candidat à l'évêché de
Reading.
Après avoir soutenu sa candidature, l'archevêque Williams plia sous la
pression
et lui demanda de se désister, avant de lui trouver finalement une
autre
affectation que les traditionalistes ont trouvée trop prestigieuse.
Ce
n'est pas non plus la première fois que le révérend Williams provoque
de
violentes réactions pour ses prises de positions sur l'islam. Le
11 septembre 2001, lors des attaques kamikazes sur les Twin
Towers de
Manhattan, il était à New York en train de prononcer une conférence. De
son
expérience marquante du chaos qui suivit les attentats, il a écrit un
livre,
Writing in the dust (« Écrire dans la poussière »). Revenant sur ces
attentats
en 2003, Rowan Williams provoqua une première fois l'incompréhension du
grand
public en déclarant que « les terroristes pouvaient avoir des objectifs
moraux
sérieux » et qu'il fallait éviter de les ranger
systématiquement dans le
camp du mal. Il s'agissait alors d'une critique directe de l'« axe du
mal » de
George Bush, et de l'invasion de l'Irak par les États-Unis et la
Grande-Bretagne pour de mauvaises raisons. Les positions théologiques
argumentées de Rowan Williams ne sont pas comprises et, le plus
souvent, on ne
retient que la partie provocatrice des propos.
Depuis
cette époque, il n'a cessé d'entretenir des contacts proches avec les
responsables musulmans à la fois en Grande-Bretagne et dans le reste du
monde.
À l'occasion du troisième anniversaire du 11 Septembre, il fut invité à
la mosquée
al-Azhar du Caire pour parler de la Trinité.
Aujourd'hui,
les éditorialistes anglais reprochent à l'archevêque non seulement ses
propos
sur la charia, mais aussi son silence après les menaces de mort reçues
par
l'évêque de Rochester, le révérend Michael Nazir-Ali, qui avait
provoqué un
scandale en racontant dans le Sunday Times que certains quartiers en
Angleterre
étaient devenus inaccessibles à des non-musulmans à cause de l'islam
radical.
14 saints et 563 bienheureux à
l'actif de Benoît XVI
Benoît XVI ne
chôme pas. Depuis le début de son pontificat
en avril 2005, le pape a proclamé 14 nouveaux saints et 563 nouveaux
bienheureux, accélérant encore le rythme adopté par son prédécesseur
Jean Paul
II, selon des statistiques publiées lundi par le Vatican.
Il s’agit «d’un chiffre considérable»,
correspondant «à près du
tiers des canonisations et béatifications faites par Jean Paul II en
près de 27
ans de pontificat», a souligné le cardinal José Saraiva
Martins, préfet de
la congrégation pour la cause des saints.
Parmi les nouveaux bienheureux figurent 498 «martyrs» de la guerre
civile
espagnole béatifiés le 28 octobre 2007 au cours de la plus importante
béatification de masse de l’histoire de l’Eglise catholique.
Jean Paul II, décédé le 2 avril 2005, avait canonisé 482 saints et
proclamé
1.338 bienheureux. Quelques semaines après sa mort, Benoît XVI a
autorisé
l’ouverture du procès en béatification de son prédécesseur sans
attendre le
délai habituel de cinq ans.
AFP
Un
couple dont une femme enceinte, pendu pour sorcellerie……
Nouvelle
horreur mais heureux
dénouement dans la province ouest des hauts plateaux de Papouasie
Nouvelle-Guinée. Une femme enceinte a été pendue à un arbre pour
sorcellerie en
compagnie de son mari et après avoir été accusée d'être responsable de
la mort
d'un voisin. La femme, enceinte de sept mois, se débattait pour se
libérer
quand elle a accouché prématurément. Le couple a réussi à s'enfuir du
village
pour ensuite avertir la police. Le mari, Paul Yekum, a déclaré au
quotidien The
National, que les policiers locaux n'ont pas donné suite à la
plainte
déposée par le couple. Une enquête devrait maintenant être ouverte.
L'enfant et
la maman vont bien.
(Radio
Australie
internationale, le 28-02-2008)
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Satanistes
en quête de respectabilité

Les
admirateurs de Satan et autre Belzébuth ont migré des cimetières vers
la Toile,
où ils forment une communauté soudée mais pauvre. Gandul est allé voir…
Depuis quelque
temps ils ne profanent plus les croix ni
les tombes, ne se rassemblent pas dans les immeubles abandonnés et ne
font plus
de sacrifices rituels de chiens errants. Les satanistes roumains ont
ressenti
le besoin de revenir dans la société et ont même entamé des démarches
auprès du
secrétariat d'Etat aux cultes pour être officiellement reconnus comme
une
religion. Pour ce faire, ils doivent prouver qu'ils existent depuis au
moins
douze ans et rassembler 300 membres, nombre suffisant pour se voir
reconnaître
le statut d'organisation religieuse – tandis que 22 000 membres, un
chiffre
tout à fait réaliste pour eux, représente déjà celui de culte religieux
et leur
permet même de prétendre à des subventions de l'Etat.
D'ici là, l'Eglise sataniste de Roumanie se trouve sur www.bisericasatanista.org,
une communauté online pour la promotion des enseignements du Malin.
D'emblée,
le site nous informe que chez les satanistes non plus ce n'est pas si
simple,
ces derniers étant divisés en traditionnels, modernes et rebelles. Pour
les
modernes, l'homme ne dépend pas d'une entité supérieure pour être
puissant et,
comme tout lui est permis, il peut évoluer de lui-même. Cela sans
renier
l'héritage des satanistes traditionnels, qui affirment avoir reçu la
foi du
temps de l'Egypte antique, avec ses rituels magiques…
Les satanistes rebelles soutiennent, eux, que "Satan a besoin d'un chat
mort, d'une tombe profanée, d'une coupure sur la main d'une fille de 17
ans ou
d'un rituel parfait effectué dans une situation grotesque". Le message
d'accueil se clôt par des saluts cérémonieux : "Ave Satanas, Regie
Satanas, Hail Satan" et une mise en garde, destinée aux jeunes, de ne
pas
faire confiance "aux groupes de satanistes illégaux".
En plus d'une prose consacrée aux divers démons (Beherith, Belzébuth,
Baalzebub, Bafomet, etc.), les satanistes semblent exceller dans la
poésie.
"Une blessure profonde est sur le point de naître, la mort de sa sombre
cachette rampe pour te paître, le mal en toi sort de tes veines,
l'ombre qui
approche est reine" écrit ainsi un certain Emo Goddess. Sur le forum,
les
sections dédiées à la magie accueillent des discussions enflammées.
Dark_lady
se plaint, par exemple, d'avoir du fil à retordre avec les esprits
rebelles,
malgré sa pratique de la magie depuis l'âge de 9 ans. Le message de la
jeune
sorcière est commenté par Negrii, avec des paroles pour le moins
étranges pour
un site de satanistes : "De ce que tu dis, j'en déduis que tu as conclu
un
pacte avec le Diable ou quelque chose comme ça, bref t'as déjà pensé
qu'après
la mort tu te retrouveras sans âme" ? dit Negrii, qui est contré par un
Dell perplexe : "T'as déjà mis la main sur la Bible ?"
Le site cherche à répertorier ses membres inscrits, donc presque toutes
les
sections sont truffées de questionnaires. Ainsi l'on apprend que, parmi
les
satanistes, dont certains se disent appartenir à plusieurs catégories,
92 %
d'inscrits sur le site sont modernes, 14,64 % traditionnels, 20,50 %
rebelles
et 13,94 % suivent la voie tracée par LaVeyan. En musique, 75,96 %
préfèrent le
rock, 8,87 % le hip-hop, le genre le moins populaire étant la pop, avec
0,89 %
amateurs. La statistique la plus douloureuse pour les satanistes est
certainement celle des donations faites à la communauté, qui dispose
d'un
compte à la banque Transilvania. Pour le mois en cours, les
administrateurs du
site avaient pour ambition de recueillir la somme de 50 dollars, mais
n'en ont
reçu que 10. Quelqu'un avait pourtant offert 21 dollars, mais a dû
changer
d'avis puisque la somme figure sur le site, barrée ostentatoirement
d'une
croix. Probablement un chiffre qui porte la poisse…
Dan
Radu
Gandul
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Quand
l'Eglise anglicane décide de parler sexe
LONDRES
(Reuters) - Face à l'augmentation des divorces et
au manque de communication dans les couples, l'Eglise anglicane estime
que le
temps est venu de parler sexe.
Elle
publie un manuel du mariage, intitulé "Grandir ensemble", qui invite
notamment les couples mariés à aborder de manière franche et directe
les
questions sexuelles.
"Le
sexe, loin d'être quelque chose de mal, est tout à fait merveilleux et
doit
être célébré", précise ce guide d'un nouveau genre fort éloigné de la
pudibonderie victorienne mais qui n'a quand même rien à voir avec le
Kama
Sutra.
"Comme
toutes les autres facultés, il faut l'enseigner et chacun doit
l'enseigner à
l'autre."
L'auteur
de ce bréviaire inhabituel, Andrew Body, un pasteur du sud de
l'Angleterre, est
marié depuis 39 ans, comme l'autorise la religion anglicane pour les
ministres
du culte.
"Je
ne voudrais pas que les gens pensent que l'Eglise cherche ainsi à faire
irruption dans les chambres sans y être invitée", a-t-il dit à Reuters.
"Ce
n'est pas du tout ça - nous voulons simplement que les gens se parlent.
Ce
n'est pas à l'Eglise anglicane de publier un manuel de technique
sexuelle."
Le
guide cite le cas d'un couple qui s'étonnait de ne pas avoir d'enfant.
Et pour
cause, ajoute-t-il: "il s'est avéré que l'homme et la femme n'avaient
jamais eu de rapports sexuels aboutis".
Peter
Apps, version française Guy Kerivel
Le
Vatican modernise la liste des actes considérés
comme des péchés
photo de Giampaolo
Macorig
A temps
nouveaux, péchés nouveaux. Dans une interview publiée dans L'Osservatore
romano, journal officiel du Vatican, dimanche 9 mars,
l'archevêque
Gianfranco Girotti, régent de la pénitencerie apostolique, organisme
chargé de
se prononcer sur les péchés et les pénitences, revient sur les "nouvelles
formes du péché social". "Alors que le péché
concernait
jusqu'à présent plutôt l'individu, aujourd'hui, il a une résonance
sociale, en
raison de la mondialisation", estime le prélat.
Soulignant les
dangers pour le
salut de l'âme que représentent aujourd'hui la bioéthique, l'archevêque
estime
que "les expériences et manipulations génétiques dont l'issue
est
difficile à prévoir et à contrôler" doivent être dénoncées "comme
des violations des droits fondamentaux de la nature humaine".
Le
Vatican s'oppose notamment aux recherches qui reposent sur la
destruction
d'embryons et rejette l'idée de clonages humains.
POLLUTION,
INÉGALITÉS
ÉCONOMIQUES, CONSOMMATION DE DROGUES
Mgr Girotti
cite également les
atteintes à l'environnement, un thème que le pape Benoît XVI a
largement abordé
ces derniers mois. Déjà, sous Jean Paul II, l'Eglise catholique avait
fait état
de ses préoccupations dans le domaine de l'écologie. Après son
accession au
Saint-Siège, Benoît XVI a fait installer des panneaux photovoltaïques
sur
plusieurs bâtiments du Vatican, pour les chauffer à l'énergie solaire
et a
organisé une conférence scientifique sur les conséquences du
réchauffement
climatique. Parmi les "péchés modernes", on trouve
aussi les
injustices économiques et sociales, par lesquelles "les
pauvres
deviennent encore plus pauvres et les riches encore plus riches".
Au-delà de ces
péchés
collectifs, l'archevêque condamne également certains agissements
individuels,
tels que l'avortement ou la consommation de drogues, "qui
affaiblit
l'esprit et obscurcit l'intelligence". Dans un registre plus
traditionnel, il déplore que de moins en moins de catholiques aillent
se
confesser. Selon une enquête de l'université catholique de Milan, 60 %
des
catholiques pratiquants en Italie ne se confessent plus.
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