fleurs des iles

PYEPIMANLA LE MAGAZINE ANTILLAIS 


NOUS

Une parole cathartique pour réveiller les souvenirs traumatiques enfouis, à l'origine de troubles, générant ainsi une décharge émotionnelle à valeur libératrice. Une parole salvatrice, qui dans sa dimension conflictuelle  crée  l’altérité, le Nous et le Eux. Qu’émergerait de cette prise de parole, des toussotements velléitaires passéistes ayant pourvu le vent  ou une détermination d’action finalisant une fin d’histoire ou concrétisant cette volonté de faire un Nous sans ou contre Eux, mais dans le Nous, il y a des hommes qui n’ont plus leur place, ces chiens de cour dont nous ne savons quel maître servent-ils ou de quelle habitation se font-ils le commandeur. 

Nombreux sont-ils, nombreux sont  ces petites gens qui se croient et se voient grand, mais qui dans la réalité ne sont pas plus que ce qu’ils sont, des petites gens, qu’il convient  de renvoyer à leur petitesse et à leur bassesse avec tout le mépris qui se doit.

Ces hommes n’ayant jamais eu le souci de Nous, fruit d’une génération d’aliénés, se plaisant à jouer à  des ersatz d’Eux, c’est de ces petites gens dont nous devons nous défaire pour avancer dans la construction d’un pays dirigée par des hommes et des femmes ayant l’intérêt des leurs avant leurs propres soucis.

Pour que le Nous existe dans sa résolution et dans son intention, le chemin passe par la néantisation d’Eux, le bourgeonnement  émancipateur roussira à leur jonction, aucune liaison possible, car Eux féaux à leur histoire  et le Nous amé à la tragédie.

Le Nous et le Eux en mésintelligence  multiséculaire, irréconciliable.  Et tant que le Eux briguera, seul les rais de lumière du soleil, le Nous en perpétuelle revendication n’aspirera qu’aux rais de lune, d’où pour l’existence du Nous, l’étouffement  chancreux du Eux passe par une parole irréfragable : Cela suffit, le siècle est dépassé... 

Tony Mardaye

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