Je vous avoue
tout de go, que le
zouk n’est pasla
musique qui
m’accompagne dans mes écrits ou tous les jours, mais j’écoute et
j’apprécie
quand je pressens du talent chez l’interprète ou de la poésie dans le
texte,
parfois c’est la voix du chanteur(e) qui m’interpelle et retient mon
attention.
Comme dans
tout, il y a du bon
et ce qui l’est moins, mais ce qui me gêne dans cette forme musicale
c’est
l’absence le plus souvent de musiciens. On arguera que cettemusiquerépond à son temps, des compositions faites
par
ordinateur, mais je reste
vieux jeu en la matière, j’aime à déceler dans un morceau chaque ligne
instrumentale,
c’est
comme un jeu, des fois, je ne sais par quel processus, mais je peux
extraire
une ligne instrumentale de l’ensemble du morceau et n’entendre qu’elle.
Entendre Les imperfections ou les erreurs, notamment pour les morceaux
joués en
live.
Quoi qu’il en soit, à mes yeux ce sont les instruments et les
musiciens font l’âme du morceau.
Pénétrez, la
musique m’accompagne quand j’écris, quand je lis, doucement, mais
m’accompagne
presque en permanence. J’écoute de tout, de ce que l’on m’adresse, puis
j’ai
des périodes où le champ s’élargit parfois, c’est une rencontre qui
m’ouvre à une
musique, des fois un besoin irrépressible d’écouter un genre
particulier, cela
m’apaise ou m’inspire ou encore me lie à un être cher ou qui le fut.
J’ai reçu
« Touch me »
de Béatrice Civaton, j’ai écouté, puis réécouté, le morceau m’a plu,
j’ai
ressenti une émotion dans les voix, les paroles me semblaient ne pas
être que
de simples paroles, j’avais intrinsèquement le sentiment que les paroles racontaient
une femme dans son désir d’être touchée, d’être embrassée, d’être avec
l’autre, des paroles restituant une femme dans son humeur...
La musiquede « Touch
me » quoique légère, n'est pas
moins entraînante, l’interprétation
vocale et musicale fait quel’ensemble
s’équilibre, et donne jourà
une
chanson qui fera la joie des fêtards et des « discotheur (e)
s » du
samedi soir.
TOUCH ME - Béatrice CIVATON ft. Jeck (ZOUKLOOK) - 2009
Je souhaite
que vous preniez du
plaisir, puis quand le disque sera en vente de l’acheter, ne serais-ce
pour
l'offrir à l’autre, que vous voudriez qu’il ou elle vous accompagne
jusqu’au
couchant.
Evariste
Zephyrin
Interview de Béatrice
Civaton du 23 décembre 2008
K-Pitch :
Béatrice CIVATON, bonjour ! Alors, qui est Béatrice
CIVATON ? On
connaît tes sons mais pas forcément ton visage…
Béatrice
CIVATON :
Bonjour ! Et bien je suis une artiste qui aime ce qu’elle fait
et qui
n’aime pas forcément s’exposer en public…
KP :
Pourtant l’exposition
est nécessaire pour pouvoir assurer sa promotion…
BC :
Je n’en doute pas… Je
ferai en sorte de mettre en pratique tes conseils K-Pitch… Toutefois,
je reste
persuadée qu’une simple promotion visuelle est suffisante (clips,
photos,
sites, prestations…). Pas la peine d’aller sillonner toutes les boîtes
franciliennes ou squatter des maisons de prods pour te faire voir ou te
faire
connaître…
KP :
Le message est clair
(sourire). Mine de rien, ça fait quand même 10 ans que tu fais de la
musique et
lorsqu’on t’entend sur les ondes, tu nous reviens avec un son qui
marque quand
même les esprits. Je me rappelle d’ « Alfabet a
Lanmou », je
kiffais ce son, ensuite y en a eu d’autres comme « Mi-ange,
mi-démon » puis récemment Le « Kompa
Bordel ». Tu chantes
anglais, tu rappes… Autant de diversité pour une seule artiste et je
dirai, peu
de reconnaissance…
BC :
Non, pas forcément peu
de reconnaissance… Les personnes qui aiment mes sons me le font savoir.
Je
pense qu’un artiste doit être éclectique et doit toucher à tout pour se
performer. Et cette performance peut te faire aller dans d’autres
directions
telle que la comédie, la publicité, la photographie. L’art ne se
cloisonne pas
qu’à la musique et à fortiori qu’au Zouk… Dans le « Kompa
Bordel »,
je ne chante pas anglais, j’explore cette langue. L’anglais est bien
plus
direct par rapport à la langue française qui est plus subtile. Puis, je
ne
rappe pas, je m’exprime et je m’éclate (sourire). Pour revenir au
« peu de
reconnaissance », ce qu’il faut ajouter, c’est que les sons
n’ont pas eu
la promotion qu’il fallait. Ca coûte de passer à la radio (sourire).
Tout se
monnaye ! (rire) Les seuls sons qui ont pris tout seul, ce
sont « Alfabet
a Lanmou » et le « Kompa Bordel ». Les gens
y croyaient… Lorsque
tu n’es pas formaté à ce qui se fait, tu as du mal à t’imposer… Et les
prods
ont tendance à croire que les auditeurs, amateurs de zouk, sont eux
aussi
formatés, qu’ils ne sont pas ouverts à d’autre genre…
KP :
Tu me
parles de pub et
de comédie…Effectivement, l’année dernière tu as participé au projet de
campagne de prévention contre le sida « N’y pense même
pas ».
BC :
Oui, j’ai eu la chance
de participer à ce concept en faisant le sketch radiophonique avec mon
pote
Damogueez. Et j’ai prêté ma voixpour
la pub télé. C’est un sujet qui me tient à cœur. On a tendance à
banaliser
cette maladie. Le Sida existe toujours et il faut se préserver,
« sortir » couvert.
KP :
tu nous reviens avec
un son en exclusivité et un album pour le courant 2009.
BC :
Oui…
KP : Quelles sont les
personnes qui participent au projet ?
BC :
Des personnes que
j’affectionne artistiquement et qui ont souhaité rentrer dans mon
univers… Et
ce n’est pas évident (sourire)… Je suis quelqu’un de très exigent et
qui n’est
jamais satisfaite… J’aime qu’un compositeur me surprenne avec ses
sonorités… Il
faut qu’il me touche. J’ai donc fait appel à des personnes qui m’ont
marqué
lorsque j’ai entendu leurs œuvres telle que Jeck de Zouklook.
D’ailleurs, le
son en exclusivité « Touch me » est le sien. Les
autres personnes qui
participent au projet sont autant prestigieuses que lui, même si leurs
noms ne
parlent pas, peu, moins ou autant… Je n’ai pas forcément recherché des
personnes avec un « nom » et encore moins des
personnes qui demandent
des 1000 et des 100 pour te faire une compo. Un compositeur qui sort de
nulle
part peut te faire un tube…
KP :
En tout cas, j’ai
écouté le son, et c’est une tuerie !
BC :
Je souhaite que les
auditeurs puissent penser la même chose que toi ! (sourire)
KP :
Quels sont les
artistes dans le zouk que tu aimes en ce moment ?
BC :
(rire) Euh… Je
respecte les personnes qui ont fait que le zouk a pu nous apporter
quelque
chose de positif artistiquement, je ne vais pas tous les
citer ; y en a
qui sont toujours là, et d’autres qui ne sont plus avec nous.
J’aime la
performance de Kénédy
(en live waw !), le parcours de Fanny, la ténacité de Warren…
Mais je ne
suis pas très objective… J’n’écoute pas tout le temps de zouk… (sourire)
KP :
Une chose est sûre, tu
n’as pas ta langue dans ta poche (rire)
BC :
… Et ça dérange…
(sourire)
KP :
Une dernière chose à
ajouter ?
BC :
Yup ! Merci à
tous ceux qui croient en moi et avec lesquels je collabore. Les gens
qui
m’encouragent dans mon projet. Ceux qui ont lancé le bateau en route
(ils se
reconnaîtront)…
KP :
Point-Barre !
BC :
Yes I. (sourire)
Béatrice
Civaton
BIOGRAPHIE
BEATRICE
CIVATON, artiste multi
facette, travaille dans l’ombre. Elle a son actif 2 albums solos, « Evè
tendress » (2000) et « Kiss U » (2003) (dont les titres phares sont «
Alfabet a
lanmou », « Donnes-moi ma chance » et « Mi-Ange, Mi-Démon ») et une
apparition
sur une dizaine de compiles afro-caribéenne.
En
2004, Elle pose sur des compiles rap au
côté des membres de LA
BRIGADE
et
a l’opportunité de faire la première
d’AFU-RA
et
des BEATNUTS
avec
ces mêmesgens et
sillonne les petites scènes parisiennes.
SARA
MANDIANO,
Responsable des
studios La Scène, interprète de « J’ai des doutes », la remarque et lui
propose
des cours de chants. Au bout de quelques mois, elle auditionne pour
interpréter
ce qui sera le titre officiel de La Ligue Nationale de Basket Français.
BÉATRICE CIVATON interprètera « I’m so excited », reprise des Pointer
Sisters.
Elle enchaîne des galas, notamment, la Semaine des As qui se déroule à
Clermont-Ferrand, en 2005.
En
2007, BÉATRICE CIVATON fait partie du
concept « Konnecting Zouk » et interprète le titre phare du concept «
Kompas
Bordel » avec MAINY
et
SYN’CHABINE.
Une
nouvelle campagne d’incitation au
dépistage du VIH avant l’arrêt du préservatif a été lancée par l’INPES
dans les
Départements Français d’Amérique (DFA) : Guyane, Martinique et
Guadeloupe, en
2008. Le slogan « Arrêter
le préservatif avant d’avoir fait le
test du VIH, n’y pensez même pas » est
la signature de
cette campagne, qui se décline à la radio, la télévision, par voie de
presse et
d’affiches. BÉATRICE CIVATON y contribue en prêtant sa voix dans la
voix de
l'état et en jouant le
sketch
que l'on entend sur les ondes des
radios guadeloupéennes et martiniquaises.
Courant
2009, son 3ème
opus
sortira…
Photographies
MA FICHE D’IDENTITÉ Pays : FRANCE Région :Paris Ville :Paris Sexe :Féminin Chanteuse :Musique
du Monde -
Zouk – Chanson
française -
Hip-hop Comédienne : Campagne
d’incitation
au dépistage du VIH
avant
l’arrêt du préservatif
(INPES)