A
ma grand-mère chérie
A la
pointe du jour naissant, dans les primes senteurs
printanières
Les éclats des premières notes joyeuses du chant
des
oisillons Chansonnant dans les traverses herbues des champs,
résonant en écho
Se sont faites les irrémédiables porteuses d’une
annonciation certaine.
Celle de ton épique voyage
finissant sur les rails du
siècle approchant,
Laissant singulièrement dans ton sillage foule de
souvenirs épars,
Dont certains dessinent immanquablement des sourires sur
les visages
Et où les moins reluisants ne laissent aucune trace de
rancœur.
Ainsi résonne dans ma tête les
douces sonorités de ta voix
Emanant d’un petit brin de femme à l’ossature de verre,
Conversant des propos imbriqués dans des contours de
sagesse,
Laissant au détour de certains mots, ressortir la force
d’un caractère
Au fil des phrases me parlant, la noblesse d’un courage
point,
Inversement proportionné à la frêle stature féminine
En de plusieurs instants a follement rimée avec
intrépidité.
Les paroles mettent en exergue
toute la dimension
De cette femme de convictions si intrinsèquement femme
Qui a eut des choix de vie, du cœur ô combien
novateurs !
A contre courant de ses contemporains parfois
réprobateurs,
Mais qui pourtant incontestablement marchait dans son
siècle.
Aussi à toi, que la bonté si
touchante ne pouvait
indifférer
Qui constamment me posait sur la couche douillette de ton
affection
Par ces quelques mots en retour, je loue toute
ta personne
Je te remercie pour ne pas cesser de participer à mon
existence
En ce jour si éclatant, saches ma petite mamie que je
t’aime.
Emmanuelle
Deschè-Bramban.
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Madeleine Deschè
En memoire d'une férue de musique classique et d'opéra, que les notes
vous accompagnent dans l'au-delà.
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