AUX
Antilles rien n’est comme ailleurs. L’église qui pendant des siècles
fut le bras
non armé des colonisateurs, le pouvoir exécutif à leur entière
dévotion, ce qui
d’ailleurs n’a pas changé et la justice pour maintenir l’ordre
coloniale.
Ces
derniers jours,la
volonté des populations fut de vouloir rompre avec cet ordre sociétal
qui nous
gouvernait depuis le début de la colonisation, d’où certaines décisions
pour le
moins surprenant prises forcément en faveur des békés,citons deux exemple l’autorisation de
construire un centre
commercial dans un biotope sensible et donc protégé : la
mangrove du
Lamentin, puis ce béké qui poursuivit un homme sur plus de 2 km pour
lui mettre
une bal et qui s’en ait tiré, passant je crois moins de 72 h
en
garde à vue (la durée à vérifier,elledû
être moindre.).
Quelques
uns avait
l’illusion d’être dans un pays de droit, du respect de l’homme et
que
l’ordre colonial avait cessé.
Cet
ordre colonial
n’a jamais cessé, il perdure, comme l’hydre, il a 1 000 têtes. Les
Antilles
françaises sont toujours dans l’exclusif colonial, une île ne produisant
rien,
n’ayant aucune industrialisation, nos îles sont incapables de produire
de quoi subvenir aux besoins de nos populations, la pêche n’est pas en mesure de nourrir nos
populations. Le cheptel ovin, caprin, bovin sont incapables de nourrir
nos
populations.
Nos
peuples vivent
dans une grande illusion, dans une grande dépendance.
Alain Hyuges
Despointes, patriarche de la communauté béké,
à côté de son arbre généalogique, dans lequel il fait remonter son
lignage au
16 e siècle en Martinique, de mémoire, peut être à t'il dit le 17 e
siècle,
mais c'est le chiffre 1555 qui m'est resté en tête, de toutes façons la
colonisation française débute vers 1635, que ce soit en 1555
ou deux siècles
après, son ancêtre n'a pu se reproduire en race pure, pour la simple
raison, il
n'y avait pas de femmes européennes disponibles dans les îles
à cette
époque.
A moins que votre ancêtre ne vienne qu'au milieu du 18 e siècle,
votre race ne peut-être pure, ce n’est queleurre etvos proposLogorrhéiquessont pour le moins fantasmés
Evariste Zephyrin
Le Béké
Le
béké est une espèce en voie de disparition, pour la plupart des juifs
marranes,
ayant changé leur nom au 19 e ou au début du 20 e siècle. Ils se disent
békés,
mais pour bien comprendre, il faut savoir que l’industrie sucrière au
cours du
temps connue différentes phases, celle du petit exploitant, puiscelle de la grande
production, donc
concentration des terres au 18 e siècle, les véritables békés ayant de
l’argent
plus qu’il n’en fallait, beaucoup sont rentrés en France
confiant la
gestion de leur exploitation à des « géreurs », mais
avec les crises
successives du sucre, ces « géreurs » se sont
endettés auprès des
marchands et banquiers de Saint Pierre, ne pouvant honorer leurs
dettes, c’est
naturellement que les propriétés foncières sont rentrées dans leurs
escarcelles.
Par
ailleurs, ils eurent aussi recours au mariage pourfaire main basse sur lespropriétés. Armand Nicolas
dans : le combat d’André AlikerFort-de-France 1974 aborde cette
thématique.
Il n’y a pas
eu de rupture avec la profession de leurs
ancêtres qui contrôlaient l’import-export et ce depuis des siècles.
Pour certains, ils se sont
diversifiés,
investissant dans d’autres pays de la caraïbe et des Amériques du nord.
Ces
obsédés de l’argent, de par leur prévarication ont
contribué à polluerles terres, les eaux de la Martinique et
tuer bien des nôtres, à cause de l'épandage d'insecticides et
d'engrais, dont la résultante est que la Martinique est le pays qui
détient le record de cancer de la prostate, la Guadeloupe n'est pas en
reste...
Tout ceux qui
meurent du cancer de la prostate savent
à qu'il le doive.
Evariste Zephyrin
Claudette
Duhamel écrit au Procureur
Monsieur
le procureur de la république
Ainsi
vous avez décidé d’ouvrir une enquête à l’encontre de Monsieur Elie
DOMOTA porte parole du LKP au motif qu’il aurait commis le délit de
provocation
à la haine raciale pour avoir indiqué que les patrons qui refusent de
signer
l’accord salarial accordant 200 euros aux salariés qui perçoivent des
bas
salaires doivent quitter l’île et qu’il ne laisserait pas une bande de
békés
rétablir l’esclavage en Guadeloupe.
Votre
décision qui intervient à l’issue d’une grève particulièrement dure et
pénible pour les travailleurs guadeloupéens, et alors que les gros
patrons béké
refusent obstinément de signer un accord arraché de haute lutte, me
semble
procéder d’un insigne mépris à l’égard du peuple de la Guadeloupe et
risque de
constituer une caution au comportement éminemment raciste de cette
caste béké
qui sévit en Martinique et en Guadeloupe.
Monsieur
le procureur de la république, vous ne pouvez ignorer ni contester
cette vérité connue maintenant de toute la planète, à savoir que ceux
que les
Martiniquais et Guadeloupéens appellent les békés constituent le
regroupement
de descendants de français esclavagistes qui vivent entre eux, se
marient entre
eux, refusent de se mêler biologiquement et socialement aux populations
non
européennes pour préserver la pureté de leur race au point d’exclure de
leur «
communauté » tout membre qui aurait enfreint cette règle.
De
manière délibérée ce que vous appelez la « communauté béké » s’est
coupée du
reste de la population qu’elle ne fréquente pas et vit principalement
dans une
partie de l’ile de la Martinique sur le territoire de la commune du
François
appelée Cap Est, ou, pour reprendre les termes de HUYGUES DESPOINTES, «
Béké
land ».
Retranchés
dans leur ghetto luxueux les békés possèdent la majeure partie des
richesses des deux pays Martinique et Guadeloupe. Ainsi à titre
d’exemple, le
groupe de Monsieur Alain HUYGUES DESPOINTES détient 80 % des parts de
marché
dans le secteur de la production agro alimentaire dans ces deux pays,
ce qui
lui permet de pratiquer des prix prohibitifs tout en versant aux
travailleurs
martiniquais et guadeloupéens des salaires de misère.
C’est
donc cette caste qui depuis près de quatre siècles s’est constituée et
fonctionne sur un mode raciste, que vous entendez protéger de la «
haine
raciale ». Alors
qu’en France votre gouvernement nomme des ministres à l’intégration et
fustige tous étrangers principalement les africains caribéens parmi
lesquels se
trouvent ceux que vous appelez « domiens » qui refuseraient de
s’intégrer,
voilà que non seulement vous tolérez le comportement inadmissible de
ces gens
dans nos pays mais entendez de surcroit les protéger en tant que tels.
Monsieur
le procureur il y a des limites à ne pas dépasser et je crois
honnêtement qu’en votre qualité de représentant de la société
française, vous
êtes en train de les franchir. Dois-je
vous rappeler que le racisme est d’abord et avant tout la théorie de la
hiérarchie des races, qui conclut à la nécessité de préserver la race
dite
supérieure de tout croisement, ainsi qu’à son droit de dominer les
autres.
C’est
exactement cette théorie qu’appliquent les membres de la caste béké et
que leur patriarche, a si bien rappelée dans l’émission diffusée sur
CANAL +
intitulée « les derniers maîtres de la Martinique ». Aucun membre de
cette
caste même ceux qui ont mis en place l’association « Tous créoles » ne
peut
venir dire le contraire : alors qu’ils ne représentent pas 1% de la
population
ils se marient tous à l’intérieur de leur caste et à défaut aux fins
d’éviter
les méfaits de la consanguinité avec des conjoints qu’ils vont chercher
en
Europe.
Un
racisme biologique, social et viscéral c’est ça la réalité triste mais
incontournable des békés que votre Etat cautionne et entretient depuis
plus de
4 siècles nonobstant les récentes poursuites que vous exercez contre le
sieur
HUYGUES DESPOINTES et qui ne sont que poudre aux yeux dans la mesure
les effets
se voient d’emblée annulées par les poursuites que vous exercez contre
Elie
DOMOTA lequel ne fait pourtant que dénoncer ce racisme.
Le
comportement actuel des gros patrons békés (qui dominent au sein du
MEDEF
Guadeloupe), consistant à refuser l’accord salarial après que les
Guadeloupéens
se soient sacrifiés durant plus de 6 semaines pour obtenir cette
augmentation
de salaire, relève de l’arrogance coutumière des békés qui n’ont que
mépris
envers les travailleurs guadeloupéens et martiniquais qu’ils ont
toujours
considérés comme des non humains, des êtres à créoliser à soumettre à
leur
culture afin de les empêcher d’être eux mêmes.
Ce
refus de signer cet accord est aussi un moyen pour eux de prouver leur
supériorité raciale, économique et social et partant de faire savoir à
ces
nègres mais aussi au représentant de l’Etat français qui a signé
l’accord,
qu’ils sont les seuls et véritables maîtres de la Guadeloupe et de la
Martinique.
C’est ce même Etat d’esprit qui leur a fait croire qu’en pleine grève
générale
contre la vie chère en Martinique il pouvaient se permettre d’organiser
une
contre manifestation en prenant la capitale d’assaut avec leurs
tracteurs et
leurs 4x4 en guise de chars d’assaut.
Le
peuple martiniquais leur a fait comprendre que même s’ils considéraient
toujours les martiniquais comme moins que des macaques à peine
créolisés, il
savait en de telles circonstances se défendre. Et grâce à la
détermination du
petit peuple des quartiers défavorisés, ils n’ont pas pu entrer dans le
centre
ville de la capitale et ont dû regagner leurs békés land.
Comment
ne pas dénoncer de tels comportements de la part de békés qui en
situation de monopole et d’oligopoles savent pertinemment qu’en
pratiquant des
salaires de misère : ils affament les nègres reproduisant les méthodes
de leurs
ancêtres esclavagistes.
En
toute objectivité il faut bien admettre que leur comportement actuel
consistant à refuser catégoriquement de signer un accord qui aurait
permis à
des pères et des mères de famille de bénéficier d’un surplus de revenus
pour
nourrir leurs enfants relève du racisme et du mépris envers nos deux
peuples.
Elie
DOMOTA a donc entièrement raison de dénoncer ce racisme et de dire que
ce
refus équivaut à rétablir l’esclavage dans la mesure où aucun être
humain ne
peut vivre décemment avec les salaires ridiculement bas servis par les
békés
dans un pays ou la vie est en moyenne 100 % plus cher qu’en France.
Comment
un SMICAR guadeloupéen travaillant dans le Carrefour du groupe Bernard
Hayot, peut il apporter à ses enfants les aliments nécessaires à leurs
croissance quand quatre yaourts coutent plus de 7 euros, qu’une
bouteille de
lait plus d’un euro, un petit paquet de beurre de 250 grammes près de 3
euros ?
Dans
les familles nombreuses guadeloupéennes les enfants n’ont pas droit
tous
les jours au lait au beurre et encore moins au yaourt. Sans doute que
pour les
békés les nègres quand ils sont de conditions modestes ne devraient
peut être
pas consommé de telles denrées réservées à ceux que l’Etat alloue 40 %
de prime
de vie chère et qui de plus en plus ne peuvent même plus les acheter
Accepter
cela c’est cautionner les comportements discriminatoires et raciale
des békés. Poursuivre
Monsieur Elie DOMOTA parce qu’il met le doigt sur ces comportements
relèvent de la complicité pure et simple avec de telles pratiques.
Monsieur
le Procureur, si vous avez un minimum de respect pour notre peuple ou
pour le genre humain tout court vous deviez poursuivre, non pas
Monsieur Elie
DOMOTA, mais l’ensemble des membres de cette caste béké pour pratiques
ancestrales et quotidiennes de discriminations raciales à l’égard des
Martiniquais et des Guadeloupéens.
Quoiqu’il
en soit, je tiens à vous préciser que si des poursuites devaient être
effectivement déclenchées contre cet homme vous provoquerez la
mobilisation des
milliers des derniers damnés de la terre que sont nos deux peuples unis
pour
venir vous dire qu’ils sont totalement d’accord avec les propos de
Monsieur
Elie DOMOTA.
Rappelez-vous
Monsieur le Procureur que dans un de ses discours prononcé en
2007 votre président de la République Monsieur Nicolas SARKOZY a dit
aux
étrangers vivants déjà dans des conditions difficiles sur le sol
français «
aimez la France ou partez » sans faire l’objet de critique alors que
dans ce
cas de figure il aurait du être fustigé puisqu’à l’inverse des békés
qui
refusent de se mélanger au Martiniquais par racisme, ces étrangers sont
bien
souvent rejetés, victimes d’ostracisme ce qui les empêche de s’intégrer
c'est-à-dire d’aimer la France.
Monsieur
Elie DOMOTA, lui a plaidé la cause des plus défavorisés en disant aux
patrons racistes et ségrégationnistes de Guadeloupe «signer cet accord
ou
quitter le pays autrement dit accorder aux guadeloupéens les plus
démunis un
minimum vital ou partez.
Et
il a parfaitement raison car le Peuple Guadeloupéen n’aurait pas fait
44
jours de grève avec une détermination exemplaire pour retourner au
travail et
percevoir des patrons békés le même salaire de misère. Si
vous le poursuivez vous devrez par souci d’équité et d’égalité de tous
devant la loi poursuivre l’ensemble des Martiniquais qui ont chanté et
chantent
dans la rue en parlant des békés « une bande de békés profiteurs,
voleurs nous
les mettrons dehors »
Les
Guadeloupéens et les Martiniquais savent que votre Etat répugne à
poursuivre et à condamner les membres de cette caste bien protégée,
l’affaire
du sieur MARRAUD DESGROTTES est là pour nous le rappeler, mais gardez
vous pour
autant de franchir des limites qui ne feraient que révéler la
complicité
terrible existant entre l’Etat français et les békés.
Déjà vous faites injure à notre intelligence en prétendant voir dans
les propos
d’Elie DOMOTA une incitation à la haine raciale. Aussi, prenez garde
monsieur
le procureur de ne pas allumer les feux de la colère de nos deux
peuples en
voulant à tout prix salir DOMOTA pour venger les békés qui ont démontré
qu’ils
n’avaient pas changé d’un pouce durant des siècles et qu’ils étaient
aussi
racistes que ces blancs du sud des Etats-Unis qui traitent le président
noir
des Etats-Unis Barak OBAMA de macaque.
«
Tant va la cruche à l’eau ….. » et cette cruche y va depuis bientôt
près de 5
siècles.
C’est
au nom de vos principes républicains et de la déclaration universelle
des
droits de l’homme que je vous invite à mettre un terme à toute velléité
de
poursuites judiciaires à l’encontre de Monsieur Elie DOMOTA.
Souvenez vous Monsieur le
Procureur :
En 1848 après avoir aboli l’esclavage, l’Etat français au lieu
d’indemniser les
victimes de ce viol permanent du corps et de l’esprit qu’a été
l’esclavage, a
payé les criminels pour la perte de leurs « biens » estimant dans la
droite
ligne du code noir que nous n’étions pas des humains mais des objets
qui
pouvaient être achetés des mains des colons.
C’est d’ailleurs avec ces fonds
et
notre labeur payé au rabais que les békés ont bâti leur fortune pendant
que
nous étions maintenus dans un quasi esclavage compensé par des aides
publiques
d’un Etat français complice.
Votre
démarche actuelle me donne à penser que vous entendez toujours et une
fois de plus poursuivre les victimes du racisme et leur demander
d’indemniser
les békés tout simplement parce qu’ils entendent mettre fin à la
pwofitasyon
exercée sur eux par ces descendants d’esclavagistes.
161
ans après le décret d’abolition de l’esclavage la situation est en
train de
changer et le peuple guadeloupéen n’acceptera pas que vous veniez user
de votre
pouvoir de poursuite pour apporter un soutien aux membres de la caste
béké. Le
Peuple vous dit ça suffit ! Nous avons les yeux ouverts !
Veuillez
agréer, Monsieur le Procureur, l’expression de mes salutations de
négresse en lutte contre l’esclavagisme et le colonialisme.
Claudette
DUHAMEL. Avocat.48, rue Schoelcher. Martinique.
Fort-de-France,le 9 mars 2009
Monsieur
le Procureur de la République , Près du TGI de Pointe à Pitre.
Guadeloupe-
Pointe-à-Pitre.