fleurs des iles

PYEPIMANLA LE MAGAZINE ANTILLAIS 


A Benoît Duquesne 

complement d'enquete

Après complément d’enquête

 

 

ce mot juste pour vous dire qu'encore une fois, votre traitement de l'information est déloyal malhonnête et toujours inconsciemment ? nourri de votre imaginaire (subconscient) collectif sur les noirs; le sujet concernant la Guadeloupe mai 67 était plutôt bien fait .

 

Mais quand vous parlez de la Martinique, c'est pour faire le comparatif avec l'île voisine sainte Lucie: seulement à aucun moment vous ne dites que là- bas chez nos frères, l'exploitation est encore plus forte : de grands groupes hôteliers investissent la bas : comme Accor etc…. sans jamais relever le niveau de vie des sainte-Luciens, en les exploitant honteusement .

 

A quel moment avez vous parlé de l'inexistence de couverture sociale, des salaires de misères qui sont versés au personnel, de l'inexistence du droit de grève sous peine d'être immédiatement licencié sans aucune  indemnité, oui à quel moment  en avez-vous  parlé ?

 

Mais vous faites un comparatif qui ne tient pas la route. Tout le monde sait bien que contrairement à ce que vous avancez scandaleusement:en interviewant UN SEUL touriste qui dit que nous ne disons pas bonjour (vous auriez pu en trouver cent qui vous auraient parlé de l'accueil chaleureux des martiniquais!!!!) 

 

Benoît Duquesneles seules difficultés du tourisme aux Antilles françaises  ce sont :

1/ la concurrence des îles voisines : non pas pour l'accueil mais en terme de charges: leur personnel est exploité, sous payé, menacé parfois et le droit syndical existe très peu dans ces îles : vous pouvez vérifier et que sous leurs sourires à ces saintes-Luciens qui travaillent dans ces hôtels, dans leurs bonjours, il y a certainement beaucoup d'amertume, de  rancœurs et de peurs.

 

Peut-être que pour être concurrentiel et bien vous recevoir nous devrions, nous, aux Antilles françaises renoncer au progrès social, à nos acquis, au droit de grever, et accepter comme eux des salaires de misère ? 

 

Et deuxièmement : à aucun moment vous n'avez parlé de la spéculation immobilière qui prévaut dans ce secteur : combien d'infrastructures sont livrés en Martinique et en Guadeloupe à de grands groupes qui refusent de réinvestir leur bénéfices aux Antilles françaises et qui préfèrent délocaliser dans les autres pays de la caraïbe ou les salaires sont moins chers et où le droit syndical n'existe pas.

Des groupes qui préfèrent revendre les structures hôtelières de ces îles en appartements privés, à des prix faramineux qu'aucun martiniquais ne peut payer (sauf quelques uns et lesquels!!!). 

 

Alors voilà encore une fois la désinformation, le mépris et surtout votre inconscient collectif tiré de  je ne sais quel imaginaire façonné par vos écoles, vos livres et parce que l'on sait bien que l'histoire de la jungle serait bien différente si elle était écrite par le lion et non pas par le chasseur. 

 

Si bien que maintenant je ne peux plus croire à vos reportages sur l'Afghanistan, la Palestine, l'Irak ou même la Bourgogne ou le Limousin;

 

Bien à vous

 

Une téléspectatrice déçue!!!