fleurs des iles

PYEPIMANLA LE MAGAZINE ANTILLAIS 


Sindy THOMAS

 

 

 

upx

Université Paris X – UFR SEGMI - Master I Etudes Anglo-Américaine

2007 – 2008

Professeur: Mme Françoise DUTHU

Projet Untikado

 

Session de septembre

 

 

L’étudiant :

Sindy THOMAS

8 allée de l’université

92000 Nanterre

Tél. fixe : 01.47.24.03.89

Mobile :   06.10.41.73.60

Email : sindy.thomas@yahoo.fr 

Le 7 septembre 2008,

 Document en format doc

 

 

Rapport d’un projet économique et social.

 

« Les indiens caraïbes de la Dominique et leur artisanat »

 

Projet Untikado, s’exporter pour sauver son peuple !

 

 

Le combat des indiens caraïbes de la Dominique pour une vie meilleure semble sans fin. D'abord une longue lutte pour la mise en place d’un gouvernement capable de les aider qui résulta enfin par la reconnaissance, par le gouvernement Dominicais, de leur propre système gouvernemental et donc l'élection pour la première fois en 1999 de leur premier ministre en la personne de Kelly Garneau. Suivit par l'écrasante victoire en 2004 de Charles Williams en tant que Chef du Village, représentant l'espoir, le changement et un pas vers la prospérité.

Les indiens caraïbes de la Dominique, les « Caribs » ou les « Kalinagos » comme nous les appellerons, se retrouvent sur cette île de 751 km² à occuper même pas 1% du territoire confiné dans ce qu'ils tiennent à appeler le « territoire des caraïbes » et que les habitants de l'île nomment « la réserve des caraïbes » pour marquer le coté historique de ce peuple, puisqu'ils sont les derniers indiens caraïbes que l'on puissent trouver aux antilles.

Sur l’île 23% de la population est au chômage. Elle rencontre des difficultés pour se développer avec un taux de dette extérieurs s'élevant à plusieurs milliards de dollars et peine atrocement à relever la barre puisque leur principale source de revenu est l'agriculture avec la culture de la banane. Nous ne donnons donc pas cher de la situation économique des « Kalinago » qui sont totalement autonomes mais marginalisés. Ils semblent pourtant tout à fait légitime et même un devoir de mémoire que de s'intéresser à l'avenir de ce peuple. Au nombre d'environ 3000 en 2003 et 2100 en 2008, même s'ils ne risquent pas l'extermination, il n'est impossible de les voir péricliter s'ils ne parviennent à établir un système économique durable. Comment peux t’on contribuer au développement de ce peuple? Quelle serait la solution la plus adaptée à leur problème? Comment fournir à ce peuple un moyen de promotion de leur culture qui soit en accord avec leurs attentes, qui respecte leur culture et qui leur soient juste? Comment leur fournir un moyen de développement durable?

A travers une analyse succincte de leur économie et mode de vie, en parallèle avec une étude de l'économie de la Dominique, qui même s'ils se veulent indépendants du reste du pays, interagit forcement avec elle. Il nous faut comprendre les failles de ce système qui peine tant à trouver les bonnes solutions pour fructifier. En partant bien sur de ce qui à été fait jusque à présent nous tenterons de relever les lacunes et ce qu’il serait intéressant de changer. L'objectif donc de ce projet est de constituer une ébauche pour le développement d'un petit peuple, celui des Kalinagos..

Par ailleurs depuis, les premières études historiques, anthropologiques et archéologiques de ce peuple, il leur est reconnu une richesse artisanale, qui a réussi à perdurer à travers les années. En effet, les « Caribs » ont un goût prononcé pour la vannerie, la poterie, la sculpture sur bois ainsi que la construction de canoë. C'est cette particularité qu’il serait intéressant d'explorer. Nous avons conduit notre projet selon le plan suivant : Une étude de la situation économique de la Dominique qui est indispensable à l’introduction de celle des Caribs suivit par une analyse des exportations pour finir par un tour de table sur la création d’une association, la labellisation de commerce équitable et l’idée selon laquelle il devrait tendre vers une artisanat plus « fashion ».

Ainsi, comme nous l'avons déjà dit, ce travail est une ébauche et n'a pas la prétention d'apporter des solutions indiscutables au problème de ce peuple mais nourrit néanmoins l'ambition et l'espoir de contribuer à un début d'analyse sur le sujet. L'étude se limite donc à un examen très théorique centrer sur le présent. C'est-à-dire, que nous allons nous concentrer sur ce qui se fait au présent avec une légère inclination vers ce qui pourrait se faire dans le futur. Pour ce faire, nous allons nous aider de travaux de recherches effectués sur les « Caribs »pour mieux les comprendre, mais nous nous concentrerons sur la lecture de rapports sur l'économie de la Dominique, de sites touristiques vantant l'histoire de ce peuple et de sites marchands exploitant leur art.

I) La Dominique

 

Afin de mieux comprendre l’économie des indiens caraïbes, les principaux concernés par notre étude et notre projet, il semble impératif de discuter de l’île dont elle dépend. Nous allons donc procéder à l’analyse de la situation économique de la Dominique qui reste quand à elle la meilleure introduction à celle des indiens en nous fournissant les données essentielles à la compréhension d’une telle précarité et à la nécessité de leur trouver une solution.

a) Quelques données géographiques :

Tout d’abord afin de relativiser, lors de l’annonce des chiffres illustrant l’économie dominicaise, nous devons savoir que La Dominique dont l’appellation exacte est « Commonwealth of Dominica » (utilisé souvent pour bien la différencier de la république dominicaine) est une petite île de 754 km² située dans l’arc antillais entre la Guadeloupe et la Martinique. Ces habitants les Dominicais et les Dominicaises (dominicaine pour la république dominicaine), sont : en majorité d’origine africaine descendants d’esclaves emmenés là par les colons blancs au cours du XVIII ème siècle. Ils vivent en harmonie avec quelques uns de leurs descendants appelés les békés sur l’île, quelques syriens que l’on qualifierait de « marchands » et bien sûr nos descendants d’amérindiens : les Caribs.

 

b) Quelques infos économiques essentielles :

Nous pouvons nous risquer à dire que l’économie de cette île est mauvaise. Tout d’abord elle est victime d’un fort taux d’émigration de ses habitants vers les autres îles de la caraïbes plus prospèrent, les USA, le Canada et le Royaume-Uni à la recherche de travail. Contrebalancer par une longue espérance de vie puisque l’île compte un grand nombre de centenaire, avec une moyenne de générale de 72ans pour les hommes et 78ans pour les femmes. L’île gagnerait donc déjà à garder sa population  qui constituerait une très bonne force de travail à long terme puisque à la Dominique les agriculteurs travaillent jusqu’à leur mort. Le PIB par habitant de l’île est de 5.500$ en 2003 contre, à titre d’exemple 15 000 $ pour les îles française l’entourant (source INSEE), avec un salaire moyen de 300€ par mois. Le taux de chômage est de 23% en 2000 et 13% en 2005. Sur place, l’on doit se rendre à l’évidence, l’île la plus naturelle de la caraïbes avec ses 365 rivières et ses montagnes à perte de vue, se modernise, ses habitants s’ouvrent au monde. Ses cinq dernières années, nous avons assister à la prise de conscience de l’importance de l’ordinateur et d’Internet chez les jeunes scolarisés, une forte popularisation du téléphone portable, une plus grande tendance à voyager dans les îles voisines en tant que touriste, ceci créant un déclic chez eux car ils réalisent le retard économique dont est victime l’île.

 
Le principal problème de l’île est son trop fort taux d’importation $ 234 000 000 (2005) comparé à son taux d’exportation beaucoup plus modeste $ 74.000.000 (2005). Améliorer le taux d’exportation de l’île est donc primordiale.

 
Quand à ce que produit l’île, le site touristique aux-antilles.fr[1] résume parfaitement ce fait et nous apprends donc que :

« L'économie de la Dominique est surtout basée sur les ressources de son sol car sa terre humide et fertile permet une agriculture florissante. Banane, vanille, citrons verts, pamplemousse, café, cacao et noix de coco,ont constitué à différents moments les principales cultures exportés. Jusqu'à maintenant la banane était le fruit le plus exporté mais face à la concurrence sur le marché international et les géants du marché américain, la banane se bat pour exister. Après les bons signes de cette année en exportation nous sommes rassurés car elle est la première source de revenus pour beaucoup de « farmers », agriculteurs Dominicais et leur famille. […] La Dominique est une île paisible et sûre où le régime de taxe est minime voire inexistant dans certains domaines, comparé aux îles aux alentours. La Dominique a un avantage éco touristique à ne pas négliger, de part ses sites naturels comme les parcs nationaux, classés patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO. Elle bénéficie également de sites préservés et protégés, de réserves marines de sources d'eau chaude sulfureuse volcanique, de rivières naturelles et de cascades. […] Les petites unités industrielles produisent des jus de fruits, des confitures et des sirops aux fruits tropicaux (Bello). Ils sont

producteurs également de sauces piquantes que l'on peut même acheter dans les îles françaises. D'autres produisent des chips de bananes plantain, du tofu de soja, du thé et du « Café Dominique ». Les plus grosses entreprises occupent le marché de la bière locale (kubuli), de la peinture (Harris), du savon, et des bougies (Candle Industrie), des cartons et des sacs en plastique (Paul Plastique). Des savons à base d'huiles essentiels (Coal pot). De l'eau de source (Loubière et Trois-Pitons qui met en bouteille aussi l'eau de coco). »

Cette vision globale de l’économie de la Dominique n’est pas sans intérêt mais au contraire nous servira pour la recherche de solution aux problèmes économiques de l’île et des indiens caraïbes. 

 
 

II) Les indiens caraïbes

a) Qui sont-ils ?

Les tout premiers habitants de la Dominique, les indiens caraïbes vivent dans ce que l'on appellent « la réserve des caraïbes » qui leur a été mis de coté  en 1903, ils étaient 3000 il y a une dizaine d’années mais ne sont plus que 2,201 personnes[2], de descendance caraïbe ils vivent sur environ 700 hectares de terre sur le coté Est de l'île. Ils élisent leur propre chef pour un mandat de 4 ans, l'actuel chef est Charles Williams. Ainsi qu'un représentant à l'assemblée nationale.

b) Leur lutte économique

Economiquement, tout comme le reste de l'île l'agriculture demeure l’une de leur principale activité. Ils consomment essentiellement ce qu'ils cultivent, soit des bananes, ignames, madère. Une autre grande activité est la culture de coco qui permet de faire de l'huile et du savon pour l'île. Ils produisent des tomates, du thym, des concombres dans leur jardin ainsi que quelques arbres fruitiers. Ainsi qu'un peu d'élevage de poulets et de cochons.

Depuis peu, ils ont réalisé que le tourisme pouvait être une grande source de revenus. Mais néanmoins, leur principale activité reste et demeure l’artisanat avec la confection principalement de panier de différentes formes, fait avec des feuilles de laouman, séchées et colorées selon un traitement spéciale à base de terre. (Voir album en annexe)

 

c) Le besoin de produits nouveaux :

Nous retrouvons le même phénomène d’évolution dans le mode de vie des Dominicais chez les Caraïbes, leurs habitudes et leur culture tend à se standardiser, c'est-à-dire à s'ouvrir sur le monde et à ressembler de plus en plus à celui des Dominicais en augmentent leurs envies et besoins de « produits nouveaux ». De ce fait, ils sont à la recherche d'argent afin de s'acheter ces nouveaux produits.

 Mais pour mieux comprendre la lenteur et la difficulté du processus, nous devons savoir que les Caribs ont un rapport très particulier avec le travail. Ils étaient qualifiés par les colonisateurs ou autre personne les examinant au 18ème siècle de ‘fainéant’    (mettre titre du livre que j’ai lu) Ils acceptent de faire un peu de pêche et de jardinage mais l'inactivité est très répandue dans la réserve et ce sont les femmes qui s'occupent de la gérance de la maison. En faite, les Caribs ont toujours tenu a garder une certaine « indépendance » vis-à-vis du travail. Donc d'une certaine manière ils sont oisifs: par exemple, ils ont refusé de travailler dans les plantations et ont préféré se suicider. Qui dit moins de travaille, dit moins de revenus. A partir de là, leur revenus sont en dessous de ceux des autres habitants de l'île avec un manque d’à peu près 100€/mois.

 

d) Solution basique : s’aligner sur le reste de l’île

Les solutions aux problèmes des Caribs semblent simples et pourtant elles mériteraient d’être vraiment mieux étudier et mis en pratique. Je pense qu’ils devraient certes garder leur indépendance mais qu’ils devraient économiquement s’aligner sur la Dominique c’est-à-dire participer à ses tentatives d’évolution. Par exemple, nous avons vu plus haut que la Dominique souhaite miser sur l’écotourisme, il serait alors judicieux de s’alliés au centres touristiques et aux guides touristiques qui font visiter l’île afin qu’il mettent la réserve dans leurs parcours. Ainsi les touristes qui passerons par là seront bien plus nombreux à leur acheter de l’artisanat ou ils pourraient participer à des journées types du genre « vie ma vie » car nous ne devons pas l’oublier, non seulement du fait qu’ils en ont fait un point d’honneur à être indépendant mais le fait que l’île n’est jamais été vraiment coloniser, elle n’a subi aucune influence extérieur vraiment forte, et donc sa culture est authentique. La poursuite de mes recherches suit dans un premier temps la logique de mon ébauche de solution qui consisterait à s’aligner sur le reste de l’île. Dans l’optique d’une éventuelle amélioration de la situation économique des Caribs même si nous ne pouvons vraiment qualifier le système Dominicais de « modèle », nous allons tout de même suivre le fil de réflexion de « l’alignement » des Caribs sur le marché Dominicais. Nous ne devons pas oublier que les Caribs se veulent indépendant dans tous les sens du terme, de ce fait leur gouvernement est totalement autonome par rapport à la Dominique et donc son système est à part. Mais il nous semble dorénavant démodé d’exclamer que « copier le reste des habitants de l’île serait perdre son identité aux Caribs » comme j’ai pu l’entendre lors de discussion sur le sujet, car ce que nous cherchons à faire est justement de « vendre la culture Caribs » ce qui exige quelle demeure intact. Nous voulons simplement qu’ils s’ouvrent au monde extérieur, le temps et l’histoire nous là déjà assez démontré : la fermeture sur soi ne leur a pas permis d’avancer, au contraire leur situation n’a guère évoluer de celle de leur ancêtre. De plus, de part leur manque d’ouverture, nous devons rappeler ce fait assez révélateur : dans la réserve, l’artisanat des Caribs est vendu en moyenne 30EC, en dehors de la réserve dans la capitale de la ville par exemple le même produit est vendu 60EC, le double, simplement parce que les indiens ne sortent pas assez de la réserve pour vendre leur produits préférant rester cloîtrer chez eux à attendre que les touristes viennent jusqu’à eux. A ce stade, il nous semble acquis que la stratégie économique des Caribs est mauvaise et doit à tout prix être revu. Ceci étant dit, qu’elles sont nos solutions ?

N’oublions pas que : L’ouverture est donc le mot d’ordre de ce projet.

Or cette fameuse ouverture ne peut se faire qu’à travers L’exportation.

 

Apprendre à  s’exporter !


a) Les exportations de la Dominique :

L’exportation étant le leitmotiv de ce dossier, nous allons donc dans ce cours paragraphe voir les possibilités qui s’offrent à nous à travers une rapide étude des pays avec lesquels la Dominique traite et vers qui elle exportent ses produits.

Petit récapitulatif : la Dominique est producteur de :

Secteur agricole: la banane, le tabac, les légumes, le citron, le coprah, l’huile de noix de coco, cacao, fruits exotique, patchouli, fleurs, huiles naturels et huiles essentiels tel que l’essence de laurier. Mais ce secteur très vulnérable aux conditions climatiques et aux cours internationaux des denrées agricoles.

Secteur Industriel : savon, divers produits pour le corps à base de coco, les meubles, le ciment, la chaussure. Notons que le pays est très peu industrialisé (32% de la main d’œuvre, 24% du PIB). Produits de l'huile de palme, pâte dentifrice, cosmétiques.

Ces produits constituent le corps de ses importations. A ce sujet, on peux trouver  sur le site du gouvernement américain « U.S department of state[3], quelques chiffres concernant les pays vers lesquels la Dominique importe et exporte :

“Trade (2005): Exports--$39.0 million (merchandise) and $82.0 million (commercial services). Major markets--European Union (27.8%), Jamaica (12.7%), Antigua and Barbuda (11.3%), Trinidad and Tobago (9.0%), and Saint Lucia (6.8%). Imports--$165 million (merchandise) and $49 million (commercial services). Major suppliers: United States (36.6%), Trinidad and Tobago (20.5%), China (19.4%), European Union (13.4%), and Japan (4.6%).”

Principaux clients (2006) : Pays de la CARICOM (61,2%), Royaume-Uni (18%), Guadeloupe (9%), Etats-Unis (7%)

Ces chiffres s’expliquent du fait que la Dominique est membre du CARICOM, qui est le marché commun de la communauté et de l’organisation des Etats de la Caraïbes orientale (OECS), qui est un organisme de coopération.

Par ailleurs, elle bénéficie également de traités économiques avec l’union européenne : elle fait partie des préférencse tarifaires pour l’accès au marché européen, on les appellent : les pays ACP. Ainsi qu’avec les Etats-Unis : elle est bénéficiaire de la Caribbean Basin Initiative (CBI) qui est un accord commercial préférentiel.

Les rapports avec ces pays semblent donc bien établis à grands renforts de traités économiques. Donc nous n’avons pas à nous soucier d’une éventuelle fragilité.

Ce recueil d’informations sur le trafic import-export de la Dominique nous servira donc de base quand à l’élaboration de la liste des pays vers lesquels, les Caribs supposés s’aligner sur le profil de la Dominique, devrait tenter de mettre en route des exportations de leur artisanat. En résumé, la porte semble à moitié ouverte vers les marchés suivants : Américain, Européen, jamaïcain, Antigua, Trinidad et Tobago et Saint - Lucien.

Mais parmi les pays européens notre cible première est la France.

b) Le marché Français

Suite à l’analyse de la situation de départ, une première ébauche de solutions aux problèmes économiques des Caribs et un résumé des pays exportateurs de la Dominique nous fournissant une liste des pays vers lesquels les Caribs devraient tenter d’exporter à leur tour puisque le « contact » est déjà bien établie, nous voilà arriver sur le marché qui nous intéresse vraiment : Le marché français.

c) La communauté dominicaise en France

Avant de chercher de quelle manière les Caribs peuvent tenter d’entrer sur le marché français, nous avons fait une petite recherche grâce à laquelle nous apprenons que :

la  « Communauté française à la Dominique (2006) :93 immatriculés, tous binationaux. Plusieurs Français ont créé une entreprise en Dominique, dans les secteurs suivants : importation de produits alimentaires français ; gazonnage de stade ; carrières ; gîtes ruraux.
Communauté dominiquaise en France (2002) : 4003 personnes dont 95% en Guadeloupe et Martinique » [4]

DE mon expérience et de par mes origines (guadeloupéenne d’origine Dominicaise), je me risque à dire que depuis 2002 la communauté dominiquaise à du tripler depuis. Mais plus particulièrement, les Dominicais sont 7/10 maraîchers, en Guadeloupe, Martinique, mais occupe très rarement le poste de chefs d’entreprises ; déjà de part la barrière de la langue même s’il sont grandement aidés par le patois francisé grandement parlé mais aussi d’un assez grand problème d’intégration comme c’est souvent le cas pour des populations émigrantes.

Cette petite parenthèse nous à permis de voir que le peuple Dominicais était déjà relativement familier avec le système français même s’il n’avais pas de beaucoup de poste à haute responsabilité. De ce fait, nous savons que s’installer ou traiter avec la France ne leur pose nullement de problème, au contraire ils sont à la recherche de nouvelles opportunités dans lequelles s’investir et développer leur économie.

d) La vente d’artisanat Caribs en France

Contrairement à ce que l’on peut croire la vente de l’artisanat karibs se fait déjà. En effet, rappelons nous que les Dominicais se sont déjà approprié le travail des Caribs qu’ils revendent le double en dehors de la réserve. Ces dernières années nous avons vu se multiplier dans un premier temps le nombre de Dominicais vendant les produits Caribs dans la capitale mais aussi les sites web.

Qu’on en s’y méprend malgré un relatif retard, les Caribs ont quand même su marquer leur présence sur le net. En effet nous pouvons retrouver des sites web parlant de leur culture, écrit par eux et écrit sur eux par des tiers. Malheureusement le système n’est pas très au point, par exemple lors de la visite d’un de leur site officiel bien qu’ils proposaient leurs produits il se révéla impossible de commander véritablement. Nous avons aussi trouver des sites guadeloupéens vendant leurs produits et l’initiative est bonne, cependant elle ne remporte pas un grand succès car il y a très peu de personne qui connaissent ce peuple et surtout connaissent leur artisanat, a plus forte raison de taper dans Google comme mots clef de recherche « artisanat indiens caraïbes Dominique ». Parmi les sites vendant les produits des Kalinago nous avons répertorié :

Kalinago carbet :  http://kalinago-carbet.pursud.org/accueil_035.htm

Dominica academy of arts and science:  http://da-academy.org

A ce stade, nous pouvons conclure que les indiens caraïbes ainsi que les Dominicais ont bel et bien compris du profit qu’ils pouvaient tirer de la vente des produits.

Par conséquent, nous devons trouver une nouvelle stratégie je m’avance à qualifier de marketing afin d’une part de gagner en visibilité puis d’autre part d’intégrer l’artisanat karibs sur le marché français et dans les foyer français.

 

IV) Le commerce équitable

L’interview du chef des caraïbes du 26 août 2008 nous apprend qu’ils tentent tant bien que mal de participer à l’économie de la Dominique en cultivant « des bananes, des noix de cocos et des fruits de la passion ». Néanmoins, 70% de la population Kalinago participe à l’artisanat qui représente 75% des revenus de la réserve ce qui nous montre bien que sans cela la réserve mourra puisque 65% des karibs vivent sous le seuil de pauvreté.

Alors si l’on veut monter un projet à caractère commercial mais donnant la priorité au social, si l’on veut aider un peuple dont la pauvreté grandissante risque de faire disparaître un peuple, quelle serait la meilleure solution ?

Le commerce équitable

 

Si nous avons choisi la branche du commerce équitable c’est parce que comme nous allons voir plus bas, sa définition correspond tout à fait à nos attentes et nos idéaux.

« Le commerce équitable est un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l'objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleurs conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud de la planète. Les organisations du commerce équitable (soutenues par les consommateurs) s'engagent activement à soutenir les producteurs, à sensibiliser l'opinion et à mener campagne en faveur de changements dans les règles et pratiques du commerce international conventionnel.»[5]

En effet, notre objectif est la même que bien nombre de conducteur de projet équitable, un voyage, la rencontre d’un peuple, une sensibilité à la condition  précaire de ces peuples et un désir d’aider.

 

) Création d’une association :

Les étapes futures de ce projet sont l’inscription à l’association Minga[6] qui propose un accompagnement afin que notre projet passe du statut de l’idée à la concrétisation du  projet Untikado. Nous allons aussi tenter de travailler avec Artisans du monde[7] qui est l’une des organisations les mieux placées sur le marché du commerce équitable en France.

La création d’une association va nous permettre dans un premier temps de tester le produit sur le marché mais surtout d’introduire nos produits. Nous pensons que le statut d’association a ce coté aide/soutien qui facilite l’approche du consommateurs. Les gens sont plus réceptifs dans ce cas de figure lorsqu’ils ont vraiment l’impression de venir en aide par cette action à double sens. En effet, ils aideront un peuple en achetant mais aussi satisferont un besoin.

Au contraire, à notre avis le consommateur peut voir en l’entreprise une entité qui cherche (encore une fois !) à s’enrichir sur le dos de ces propres artisans. C’est pourquoi si et seulement si, Untikado rencontre un franc succès nous migreront du statut d’association à celui d’entreprise.

Notre mission sera de servir d’intermédiaire entre les artisans de la réserve et les consommateurs français. Donc dans un premier temps nous devons :

-         Nous rendre sur place et discuter de notre projet avec le chef des Kalinago avec qui nous avons eu un premier contact.

-          Une fois l’accord donné et son soutien obtenu, nous allons prendre contact avec les Kalinago eux –même. Inscrire ceux qui veulent travailler avec nous comme fournisseurs.

-         Création d’un catalogue, avec un maximum de photos possible.

-         Création d’un site web pour proposer les produits au plus grand nombre et surtout faciliter l’achat et la livraison

-         Et bien sûr, tout le travail suivant sera la communication, le marketing et la publicité. En gros se faire connaître en participant par exemple à des salons ou des expositions. Nous pensons également gagner en visibilité en nous associant à l’office du tourisme et diverses agences de voyage.

b) Travailler l’esthétique mais aussi la pratique.

Nous ne portons pas de jugement sur l’esthétique et le sens pratique des objets artisanaux des Kalinagos. Toutefois, nous devons nous rendre à l’évidence, pour qu’un projet se vende il doit soit être très beau, soit être très pratique. Les Kalinagos commercialisent essentiellement des paniers, de ce fait ils devraient les customiser un peu plus en :

-         copiant les grandeurs sur des choses de la vie courantes. Par exemple, les grand paniers pourraient servir de panier a linge et devront n conséquence avoir les dimensions adéquates.

-         Parmi les petits paniers certains font office de sacs, ils devraient leur ajouter une petite touche « fashion », en y mêlant par exemple d’autre matériaux comme le cuir, du tissu, du strass, et d’autres choses afin que le consommateur moyen  puisse naturellement  « se voir porter » tel ou tel objet, il ne reste plus alors qu’a choisir en fonction des goûts. Nous misons certes sur l’originalité mais pas la marginalité. Le consommateur qui achète nos produits ne doit pas se sentir comme une extraterrestre mais au contraire arborer fièrement sa différence tout en restant dans la mode et l’air du temps.

-         La Dominique est producteur de meuble, ils devraient s’y mettre tout en inclut quelques parties avec leur produit du même genre que les chaises à bascule fait avec de la paille ou de l’osier. Comme cela :

                                   mobiliers en vannerie

 

-         De plus Le petit sondage fait grâce au blog, nous permet de tirer la conclusion selon laquelle, afin de comme nous l’avons dit plus haut, rendre l’achat de nos produits normal, l’idéale serait de : non pas créer une boutique à part mais au contraire faire des partenariats avec des magasins existant déjà, qui consentirait à nous céder un petit espace dans leur magasin pour entreposer notre marchandise ou mieux, mêler la notre à la leur avec juste un logo dessus pour bien montrer sa provenance. De cette façon, par exemple, l’acheteur qui vient chercher une chaise, il aura le choix entre toute celle du magasin et la notre, à partir de là c’est les goûts et les couleurs qui sont maître. Ce partenariat nous assurerait une publicité considérable et une clientèle potentielle non négligeable.

 

Conclusion

 Afin de conclure cette première étape de mon projet, comme nous l'avons vu, certes la mauvaise gestion économique de l'île de la Dominique influent sur l'économie de la réserve des caraïbes car bien qu'elle soit indépendante, elle n'en fait pas moins partie qu'elle le veuille ou non.

Ainsi, nous avons convenu qu'il est tout à fait juste que la réserve s'alignent sur les projets de développement du gouvernement Dominicais et s'investissent plus dans l'écotourisme en particulier en faisant de la réserve un parc d'attraction pour les touristes car rappelons-le, c'est quand même d'un fait historique dont il s'agit, ce sont tout de même les derniers indiens caraïbes Kalinago qui restent dans les caraïbes. De plus, ils pourraient étendre leur agriculture et tenter de participer à l'exportation de fruits et légumes vers les marchés existants.

Mais à la vue du marché le plus profitable et exploitable, l'exploitation de leur artisanat semble être la solution la plus adéquate. En effet, puisqu'ils sont doués pour la confection de vannerie, de bijoux et d'objets de décorations, l'établissement d'un marché grâce à l'exportation vers l'étranger, la France en particulier, semble fort intéressant. Le terrain n'est pas totalement inexploré, nous avons pu trouver sur Internet plusieurs sites marchands proposant leurs produits. Malheureusement le premier était un site individuelle donc une entreprise dont les bénéfice ne profitent véritablement qu'à une seule personne et le second, site beaucoup plus officiel des indiens caraïbes n'était pas encore mis à jour. Or, ce que nous cherchons avant tout, est un marché dont les bénéficiaires directes seraient les Caribs et par dessus tout qui soient caractéristique d'un développement durable.

Il a donc été convenu après l'étude des processus de création d'une entreprise et d'une association, qu'une association répondrait mieux à nos attentes. Le commerce équitable, répondant en tout point à nos questions, nous avons opté pour une affiliation à l'organisme ARTISANTS DU MONDE principalement en tant que membre relais. Ainsi nous aurons le soutien d'une Fédération importante avec ces campagnes d'information, son réseau de vente, ses boutiques en ligne et au coeur de tout ça, ses bénévoles sensibles aux conditions de vie des petits producteurs. Maintenant que la base est là, il nous reste plus qu’à tout mettre en route et donner vie au projet Untikado.

 

Annexe




[1] Découverte de la Dominique: Economie, http://www.aux-antilles.fr/dominique/decouverte/economie.htm

 

[2] Source: Interview du chef des caraïbes 26 août 2008

[3] http://www.state.gov Onglet : Countries, Dominica

[4] http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/dominique_11404/presentation-dominique_11960/index.html

[5] http://www.artisansdumonde.org/commerce-equitable.htm

[6] http://www.minga.net

[7] http://www.artisansdumonde.org