Poursuites
contre Elie Domota - La solidarité antillaise est au rendez-vous

Outre
les réactions du principal intéressé, voici trois déclarations de
solidarité
suite aux poursuites engagées par l’Etat français contre Elie Domota,
porte-parole du LKP, suite à ces propos à l’encontre des békés.
Pour Elie
DOMOTA
S’agissant
de l’incitation à la haine raciale :
La
décision de l’Etat français, mise à exécution par le procureur Jean
Michel
PRETRE, d’ouvrir une enquête pour incitation à la haine raciale à
l’encontre de
l’ethno-classe békée, n’est qu’une nouvelle manoeuvre pour discréditer
et salir
le mouvement qui s’est construit et développé depuis deux mois.
Car
que dit ce mouvement ?
Que
la Guadeloupe s’est construite sur des rapports de race et de classe
qui
perdurent aujourd’hui : au sommet de l’échelle sociale, les
blancs
(européens et békés) ; au bas de l’échelle les Guadeloupéens
noirs et
d’origine indienne ! C’est cela qu’ils entendent
nier !
S’agissant
de l’extorsion de signature :
Le
préfet, le procureur et l’Etat n’ignorent pas la situation :
il y a et il
y aura grève dans toutes les entreprises refusant d’appliquer l’accord
Jacques
BINO ! Les salariés de ces entreprises se mobilisent et
continueront à le
faire car ils refusent à juste titre d’admettre que les petites
entreprises de
Guadeloupe aient accepté de payer l’augmentation de salaire ;
quand des
grands groupes ayant les moyens de le faire s’y refusent !
Et
que constate t-on ?
Que
ce sont toujours les mêmes que l’on retrouve face aux
travailleurs !
Nous
appelons donc les travailleurs à la grève dans toutes ces
entreprises ; et
nous appelons les guadeloupéens à boycotter celles qui resteraient
ouvertes !
Interviewé
le dimanche soir au JT de France 2 par Benoit DUQUESNE, Elie Domota,
porte
parole du Liyannaj Kont Pwofitasyon (LKP) est revenu sur les propos qui
ont
servi de prétexte à l’Etat français pour tenter de l’intimider et de
discréditer le mouvement ayant cours en guadeloupe :
« Ces
propos, il ne faut pas les retirer de leur contexte, premièrement.
Deuxièmement,
ce ne sont pas du tout des propos racistes, mais des propos qui
reflètent la
réalité sociale, économique, culturelle, historique et sociologique de
la
Guadeloupe. Nier cet état de fait, aujourd’hui, je crois que c’est
faire preuve
de racisme à notre égard, nous les Guadeloupéens d’origine africaine et
indienne.
Je
crois qu’il ne faut pas nier que les rapports en Guadeloupe sont
construits sur
des rapports de classes et de race depuis 400 ans ; et ces
rapports
persistent.
Alors
aujourd’hui, s’il faut aller les expliquer devant un tribunal, nous
sommes
sereins, nos avocats sont saisis de cette affaire là et nous sommes
prêts. »
Pour
Patrice TACITA, [Membre du collectif d’avocats et membre du LKP au
titre du
mouvman kiltirel AKIYO] :
C’est
une provocation ! Le
terme béké est un terme qui existe et ceux qui sont désignés par ce
terme se
complaisent de façon majoritaire à vivre entre eux, à procréer entre
eux et à
partager entre eux le capital.
Les
racistes en Guadeloupe sont ceux qui n’utilisent pas l’autorité qui est
la leur
dans des situations de ségrégation raciale manifeste.
On
veut entraîner le combat de LKP sur un terrain racial alors que toute
la
stratégie de fond et de forme du LKP a été de rassembler l’ensemble des
Guadeloupéens, quelque soit leur origine, pour mener pacifiquement un
combat
contre l’injustice sociale et pour l’émancipation culturelle.
Ce
type de procédure est une opération de contre-feu pour attirer une
partie de
l’opinion publique sur le terrain racial ; terrain sur lequel
à aucun
moment, ni le LKP ni le peuple guadeloupéen n’a voulu se placer.
L’ ATPC apporte son soutien à
Elie DOMOTA
A PROPOS DES ATTAQUES CONTRE
ELIE DOMOTA, Porte
Parole du LKP
Dans
un APPEL AU MOUVEMENT OUVRIER ET DEMOCATIQUE INTERNATIONAL du 27
janvier
dernier le collectif Liannaj Kont Pwofitasyon, LKP, écrivait :
« Le
pouvoir colonial français s’apprête à réprimer les travailleurs, la
jeunesse,
le peuple de Guadeloupe avec leurs organisations… »
Cela
n’a pas tardé.
Quelques
jours après avoir imposé à l’Etat, au patronat, aux Collectités, la
signature
d’un Protocole d’Accord, après 44 jours de grève générale, avec après
avoir
déjoué les provocations des 2000 gendarmes mobiles dépêchés en
Guadeloupe par
l’Etat français, la justice française vient d’ouvrir une enquête contre
Elie
Domota pour soit disant « provocation à la discrimination, à
la haine et à
la violence contre des personnes ou des catégories de personnes en
raison de
leur origine ou en raison de leur appartenance ou de leur non
appartenance à
une ethnie… , visant notamment et spécifiquement es personnes désignés
par le
vocable Béké et les entreprises que ces personnes dirigent »
A
travers cette attaque contre Elie Domota, cette répression, c’est son
syndicat
, UGTG, qui est visé, ce sont les organisations syndicales, fer de
lance de la
grève générale, qui sont visés, c’est le LKP qui est visé.
L’Etat
français, avec sa justice aux ordres, poursuit ce qu’il a toujours fait
depuis
400 ans, apporter son soutien, en toutes circonstances, à la caste Béké
qui
détient les rênes de l’économie le Guadeloupe.
L’Association
des Travailleurs et des Peuples de la Caraïbe, ATPC, dénonce avec force
cette
nouvelle agression contre les dirigeants syndicaux, cette tentative de
faire
reculer le mouvement initié le 20 janvier09 à travers la grève générale.
Les
esprits rétrogrades, le patronat, l’Etat et les élus qui prennent sa
défense,
sentent le sol se dérober sous leurs pieds. Et cela ils ne l’acceptent
pas.
Qu’ils
le veuillent ou non plus rien ne sera comme avant, c’est qu’affirme le
peuple
de Guadeloupe.
L’ATPC,
demande aux syndicalistes, à tous ceux qui se réclament du monde
ouvrier, aux
démocrates, de dénoncer ces attaques contre Elie Domota, porte parole
du LKP,
et de lui apporter votre soutien.
ATPC,
Guadeloupe le 9 mars 2009
SOYONS SOLIDAIRES DES PROPOS
D’ELIE DOMOTA
NOUS NE LAISSERONS PAS LES
BEKES RETABLIR
L’ESCLAVAGE
Le
jeudi 5 mars 2009, le leader du LKP Elie DOMOTA tenait les propos
suivants : "Soit ils appliqueront l’accord, soit ils
quitteront la
Guadeloupe … "Nous sommes très fermes sur cette question là. Nous ne
laisserons pas une bande de békés rétablir l’esclavage" ... à l’adresse
des patrons de l’île réfractaires à l’accord prévoyant une augmentation
salariale mensuelle de 200 euros.
Aussitôt
le procureur de la république française en Guadeloupe a indiqué qu’il
ouvrait
une enquête judiciaire contre Elie DOMOTA pour " provocation à la
discrimination, à la haine et à la violence contre des personnes ou des
catégories de personnes en raison de leur origine ou en raison de leur
appartenance ou de leur non appartenance à une ethnie, une nation, une
race ou
une religion, visant notamment et spécifiquement les personnes
désignées par le
vocable Béké et les entreprises que ces personnes dirigent »
ajoutant que
cette enquête viserait également le délit de "provocation à l’extorsion
de
signature par contrainte s’agissant des accords dits Jacques
Bino »
Les
propos du procureur de la république en poste en Guadeloupe ne sont que
la
traduction du mépris et de l’arrogance viscérale des représentants de
l’Etat
français envers nos peuples tout comme l’a été le récent comportement
des békés
en Martinique.
En
effet, ce vendredi 6 mars 2009 4 membres bien connus de cette caste
béké
Frédéric DE REYNAL, Bernard DE GENTIL, Roger DE JAHAM et Jean François
HAYOT,
avec la complicité de l’Etat français, viennent de faire ostensiblement
la
démonstration de leurs méthodes esclavagistes en organisant avec
l’autorisation
du préfet ancien locataire déchu du sieur Alain HUGUES DESPOINTES bien
connu
pour ses propos racistes à l’encontre des nègres, une contre
manifestation dans
le but d’intimider les travailleurs martiniquais et de les contraindre
à
reprendre le travail.
Dès
lors, l’annonce de représailles par les magistrats représentant la
justice
française en Guadeloupe à l’encontre d’un militant qui a su incarner
les
valeurs et revendications du peuple guadeloupéen face à la
« pwofitasyon »
des gros patrons au premier rang desquels se trouvent les békés alliés
séculaires de l’Etat français, n’a donc rien de surprenant.
En
conséquence Le MODEMAS se solidarise avec le leader du LKP.
Son
Président :
reprend à son
compte les
propos du représentant du LKP qui se justifient dans le contexte actuel
et qui
sont en adéquation avec le comportement constant de la caste béké
vis-à-vis de nos
peuples dont l’exploitation pluriséculaire lui a permis d’ériger des
richesses
grâce auxquelles certains de ses membres se retrouvent aujourd’hui à la
tête
d’un empire financier.
met en garde
l’Etat français
contre toute velléité de répression de style colonial à l’encontre de
ceux qui
se battent pour la dignité et le respect dus à ces peuples meurtris et
en lutte
pour leur existence au monde et qui viennent de signifier aux békés que
le
temps de l’esclavage est terminé et que leur réveil marque l’avènement
du temps
de la réparation.
Le
samedi 7mars 2009
G. MALSA
Président du MODEMAS - Mouvement des Démocrates et des Ecologistes pour
une
Martinique Souveraine
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