Tel est pris
qui croyait prendre
Après
le tollé du milieu colonial, patronal, béké et de la presse de droite
aux
Antilles et en France, après l'enquête judiciaire ouverte par le
procureur de
Pointe-à-Pitre suite aux propos d'Élie Domota, le LKP et la population
ont
réagi en soutien au porte-parole du LKP.
Tout d'abord, lors d'une conférence de presse, les
48 représentants
d'autant d'organisations membres du LKP ont répété mot pour mot les
paroles d'
Élie Domota, qui étaient : « Soit ils appliqueront l'accord, soit ils
quitteront la Guadeloupe [...] Nous sommes très fermes sur cette
question-là.
Nous ne laisserons pas une bande de békés rétablir l'esclavage. »
De plus, une pétition reprenant ces propos circule partout en France et
aux
Antilles, et elle est déjà signée de milliers de personnes. Dans les
entreprises, les travailleurs la font circuler et la signent. La presse
en a
fait état aux Antilles et en France, notamment sur France Inter dans
l'émission
de Daniel Mermet, « Là-bas si j'y suis ».
Par ailleurs, des centaines d'avocats des Antilles, de France et
d'autres pays
ont fait savoir au LKP qu'ils étaient prêts à venir défendre Domota et
tous
ceux qui seraient inquiétés.
Depuis quelques jours, des centaines de graffitis soutenant Domota sont
apparus
sur les murs de Guadeloupe.
Le procureur de Pointe-à-Pitre, embarrassé, a répondu par quelques
paroles à
peine compréhensibles que ce n'était pas les propos en eux-mêmes qui
étaient
visés, mais que l'enquête visait à savoir quelles véritables intentions
se
cachaient derrière les propos d'Élie Domota...(?)
Bref, la justice et tous ceux qui sont montés au créneau, croyant
rameuter
l'opinion publique sur un prétendu racisme de Domota et du LKP, en ont
été pour
leurs frais. Encore une fois, leur attitude s'est retournée contre eux.
Ils ont
fait tant et si bien qu'ils ont redoublé la popularité de Domota et du
LKP. Il
suffit de se promener dans les rues pour s'en rendre compte. Partout,
le
soutien populaire se manifeste d'autant plus.
P. J-C.
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