Agenda
de
Jean Largitte
A propos de
la Conférence - débat
: “L’avenir
de la communauté antillaise en France métropolitaine” par le professeur
Serge
Romana
"Selon le
professeur, l’avenir des Antillais, en tant
que groupe humain, est incertain. En effet, ce monde ne fonctionne pas
comme
groupe humain de part son identité à multiple facettes: noirs, créoles,
métis,
etc.… Impossible donc de se retrouver puisque ces identités ne
recouvrent
qu’une partie de l’identité “totale”. La communauté antillaise se
trouve à
l’heure du choix : de société, d’identité, de modèle économique, de
politique.
Le diable
noir
Un
documentaire réalisé par Claude Ribbe d’après son ouvrage "Le diable
noir"avec Stany Coppet dans le rôle du général Dumas.
Une coproduction Ortheal-France 3 Paris Ile-de-France Centre avec la participation
de France 2 et RFO.
À travers la vie, la mort, la postérité, l’oubli et la réhabilitation de
Thomas-Alexandre Davy de La Pailleterie, dit Alexandre Dumas (1762-1806),
général de la Révolution, né esclave à Saint-Domingue (Haïti), mort libre à
Villers-Cotterêts (Aisne), père de l’écrivain du même nom, le film de Claude
Ribbe adapté de son ouvrage “Le diable noir” propose une réflexion sur le
préjugé de couleur et la mémoire de l’esclavage dans la France du XXIe siècle.
L'histoire :
Le général Dumas est né esclave à Saint-Domingue (aujourd’hui Haïti) en 1762,
fils d’une esclave d’origine africaine et d’un colon venu de Normandie. Arrivé
très jeune en France, il s’engage à Verdun dans la cavalerie sous le pseudonyme
d’Alexandre Dumas et il rencontre trois camarades : Piston, Espagne et Carrière
de Beaumont. Leurs aventures préfigurent le célèbre roman les Trois
Mousquetaires.
Le dragon Alexandre Dumas, arrivé sans papiers, se marie à Villers-Cotterêts
avec la fille d’un aubergiste et devient alors le héros local. En 1793, il est
le premier Afro-Antillais de l’histoire de l’Occident à accéder au grade
de général d’armée. A la tête de l’armée des Alpes, entouré de ses trois
compagnons, il fonde les Chasseurs alpins et emporte avec éclat les points
stratégiques du Petit-Saint-Bernard et du Mont Cenis.
Nommé commandant de l’armée de l’Ouest, il démissionne avec honneur et
risque sa tête pour ne pas participer au massacre des civils de Vendée.
Servant ensuite sous les ordres de Bonaparte, ce fervent républicain devient un
héros de la campagne d’Italie et de la campagne d’Égypte avant de prendre ses
distances avec son chef et d’échouer pendant deux ans dans les geôles du
roi de Naples.
Bonaparte rétablissant l’esclavage en 1802 applique à Dumas la réglementation
raciste sur les militaires « de couleur » et le chasse alors de l’armée, refusant
de l’intégrer dans l’ordre national de la Légion d’honneur dont Dumas était
membre de droit. Il en meurt de chagrin en 1806 à Villers-Cotterêts, laissant
un fils orphelin et sans ressources qui, reprenant ce même pseudonyme
d’Alexandre Dumas, va alors l’immortaliser grâce à la littérature.
source
Célia LABRY France-Antilles Guadeloupe 15.04.2009
Chaque matin plusieurs personnes attendent devant les bureaux de la
sous-préfecture pour obtenir des papiers. Ils y passent parfois des heures ou
la nuit... Un problème que pointe du doigt le président du CIPN.
Indigné de voir la situation dans laquelle des étrangers sont traités alors
qu'ils tentent de régulariser leur situation à la sous-préfecture, Luc Reinette
président du Comité International du Peuple Noir (CIPN) interpelle Nicolas
Desforges, préfet de la Guadeloupe.
Le président du CIPN souhaite que les conditions soient améliorées pour que ces
situations ne se reproduisent plus. Des files d'attente interminables, des
personnes qui dorment dans l'espoir d'obtenir un ticket le lendemain et qui, au
final, repartent bredouille. C'est tout cela que tient à dénoncer Luc Reinette.
« Ce spectacle de grappes humaines, tous les jours entassées devant les
bureaux, est inacceptable, dans un pays, la France, qui s'est autoproclamée
pays des droits de l'homme. Les Guadeloupéens souhaitent que l'accueil de ces
étrangers s'effectue sans préjuger de la suite qui sera donnée, qu'il soit
humanisé et que chacun soit reçu dans un cadre de dignité, ce qui n'est pas le
cas aujourd'hui »
Le président du CIPN souhaite à tout prix que les conditions d'accueil de ces
personnes soient améliorées. Dans la mesure où son appel ne serait pas entendu,
il se dit prêt à écrire une lettre ouverte au préfet afin d'être reçu. « Pour
lui demander que les choses changent, qu'on mette un bureau qui soit décent,
que chacun puisse y accéder et être reçu en fonction de son ordre d'arrivée. »
Dans le cas contraire, il dénoncera la situation au niveau international.
Immigration

L’association Au nom de la mémoire signe, à l’hôtel de ville de
Paris, l’exposition « Antillais d’ici ». Rencontre avec le réalisateur Mehdi
Lallaoui et la journaliste Samia Messaoudi.
L’association que vous avez fondée, Au nom de la mémoire, s’est d’abord
constituée autour d’une recherche mémorielle sur l’immigration algérienne. Quel
cheminement politique vous a conduit à vous intéresser à la mémoire des
Antillais de l’Hexagone ?
Mehdi Lallaoui. Nous avons commencé, il y a vingt ans, avec un sujet qui nous
tenait à coeur, fragment longtemps tu de l’histoire des exilés, le massacre du
17 octobre 1961. Nos travaux se sont - ensuite ouverts à d’autres - mémoires.
Militants, nous sommes engagés contre le racisme et pour l’égalité des droits.
D’où les documentaires, les livres, les expositions que nous avons consacrés
aux mémoires ouvrières, dont celles de l’immigration, aux mémoires urbaines et
aux mémoires coloniales. Cette exposition sur les Antillais relève de la même
démarche, en mettant en lumière une mémoire d’exil.
Quels ponts relient toutes ces mémoires d’exil ?
Mehdi Lallaoui. Cette exposition s’ouvre sur une maquette du bateau le
Colombie, sur lequel ont voyagé de nombreux exilés antillais dans les années
1950 et 1960. Nos parents, immigrés algériens, ont eux aussi embarqué sur un
bateau pour rejoindre la France. Ce n’était pas le même, le voyage n’était pas
aussi long, mais cette figure du bateau nous relie. Elle symbolise la déchirure
de l’exil, l’arrachement au pays natal.
Samia Messaoudi. Ces rencontres m’ont beaucoup touchée : les histoires racontées
par les Antillais d’ici ressemblent à nos histoires d’enfants d’immigrés
algériens. En commun, nous avons l’attachement à une autre terre, à une
origine, l’interrogation sur notre présence ici, l’affirmation de notre
appartenance à la France.
Français, les Antillais qui témoignent dans le livre et l’exposition
«Antillais d’ici » ont été confrontés au racisme et aux discriminations au même
titre que les immigrés. Comment vivent-ils cette situation ?
Samia Messaoudi. Comme d’autres exilés, les Antillais ont souffert des
discriminations, de la stigmatisation, de la relégation, du racisme, des
regards chargés de suspicion. Cela a renforcé notre volonté de faire connaître
ces hommes et ces femmes dits français subissant la même condition que celle
des immigrés.
Le souvenir de la terre - natale est chez eux omniprésent. Certains se
souviennent comme si c’était hier de cette traversée transatlantique de 22
jours, du débarquement au Havre. Aussitôt exprimées, ces réminiscences laissent
la place au questionnement sur l’identité. «Qui sommes-nous ? » Cette question
est chez eux lancinante. Elle est attisée par le mépris, par le regard des
autres, par le sentiment de n’être pas des Français à part entière.
Cette interrogation sur l’identité transparaît dans l’hésitation sur la
façon de nommer ces hommes et ces femmes. Pourquoi choisissez-vous de les
appeler « Métro-Caribéens » ?
Samia Messaoudi. C’est un terme revendiqué par certains d’entre eux.
«Ultramarins », « Domiens », une multitude de termes ont été forgés pour les
désigner. Cela reflète la difficulté à nommer leur appartenance à la France en
même temps qu’une singularité qui ne trouve à s’exprimer, aujourd’hui, que dans
le mouvement associatif.
Les clichés véhiculés sur ces « Métro-Caribéens » masquent une identité, une
histoire, une langue, une culture d’une grande richesse.
Vous avez recueilli de nombreux témoignages sur le Bumidom, organisme public
chargé dans les années 1960 d’organiser la migration des jeunes Antillais. Quel
fut son rôle ?
Mehdi Lallaoui. Le Bureau pour le développement des migrations dans les
départements d’outre-mer (Bumidom) était chargé d’organiser le départ pour
l’Hexagone de la main-d’oeuvre dont l’économie des Trente Glorieuses avait
besoin. On a alors pallié le déficit de main-d’œuvre en faisant appel à des
travailleurs des pays du Sud, comme les Espagnols et les Algériens, mais aussi
en faisant venir des jeunes des départements d’outre-mer. Au début, c’est
apparu comme une chance : celle de trouver un travail et une situation stables.
En arrivant, la plupart ont vite déchanté. Ils ont été mal accueillis, relégués
dans des métiers difficiles, parqués dans des logements de fortune. Aux
antipodes de la revendication de vivre et travailler au pays, ce déplacement
massif de la jeunesse antillaise a accéléré la déstructuration de l’économie
des îles. Quarante ans plus tard, les conséquences de ces choix se font encore
sentir à la Martinique et à la Guadeloupe, auxquelles on a interdit tout
développement endogène digne de ce nom.
Comment la mémoire de la colonisation et de l’esclavage a-t-elle affleuré
dans vos entretiens ?
Samia Messaoudi. Cette question est revenue sans cesse, même chez les plus
jeunes. De nombreux Antillais ont engagé une authentique démarche de
rappropriation de leur histoire, de leur mémoire collective, de leur culture,
de leur langue. Cette histoire de l’esclavage, ce passé où leurs ancêtres
n’étaient pas reconnus ne sont pas étrangers au fait qu’ils se sentent
aujourd’hui français mais pas tout à fait.
Longtemps, la mémoire coloniale est restée taboue. Pas seulement dans les
familles antillaises. Cette mémoire est lourde à porter, difficile à raconter.
La nouveauté, c’est le désir de transmission qui s’exprime aujourd’hui aux
plans individuel et collectif. Les mobilisations de ces dernières années, la
loi Taubira ont indéniablement encouragé ce mouvement.
Quel regard vos interlocuteurs ont-ils porté sur le mouvement social à la
Guadeloupe et à la Martinique ?
Samia Messaoudi. Ils ont affiché une solidarité sans faille. Ce mouvement ne
les a pas surpris : les Antillais d’ici connaissent parfaitement les
difficultés de la vie quotidienne dues, là-bas, à la vie chère.
Mehdi Lallaoui. Notre exposition se termine sur les photos des manifestations
de solidarité avec les grévistes guadeloupéens et martiniquais qui ont eu lieu
à Paris en février. La question fondamentale posée par ce mouvement est celle
de l’égalité des droits dans notre République. C’est ce qui explique son écho
auprès des Antillais d’ici.
Entretien réalisé par Rosa Moussaoui
Les 16 de
Basse-Pointe
Sortie nationale le 22 avril 2009 Après la
Martinique le 20 mars 2008 où il resta plus d'un mois à l'affiche et la
Guadeloupe , le 11 nov de la même année, le film, "les 16 de
Basse-Pointe" sera sur les écrans en France.
Voilà une enquête cinématographique sur une affaire qui a fait grand bruit puis
a été enfouie sous le silence : Le 6 septembre 1948, une grève générale embrase
le nord de la Martinique et le même jour un béké, Guy de Fabrique meurt de 36
coups de coutelas. Seize ouvriers agricoles noirs syndiqués sont arrêtés et
maintenus en détention provisoire pendant trois ans. Leur procès se tient à
Bordeaux, ancien port négrier. Cependant, rien ne prouve leur culpabilité.
Les accusations se montrent féroces, et la
défense s'organise autour de 11 avocats (Marcel Manville, Georges
Gratiant, Gerty Archimède....). Une défense efficace car les accusés seront
relaxés dans ce procès considéré comme le premier contre la France coloniale.
Puis un silence de 60 ans s'installera autour de cette affaire.
Camille Mauduech, informée par la veuve de l'avocat Georges Gratiant
s'investit dans un documentaire cinématographique « les 16 de Basse Pointe »
qui remet en lumière ce meurtre non élucidé, ce secret bien gardé qui
parle de cette Martinique
d'après-guerre où le syndicalisme faisait ses premières armes face à
l'injustice, où les tensions entre noirs et indiens freinaient les solidarités
ouvrières, où le préfet se pensait encore en colonie, deux ans après la
départementalisation. Un documentaire sensible sur un tabou, une question
sensible jusqu'à aujourd'hui sur les rapports entre ex dominants- ex dominés.
Invitation: Soirée littéraire et musicale conçue et animée par Luc Saint-Éloy
(pièce jointe) Le 20/04/2009

- Le CM98 et la Délégation Générale à l’Outre-mer de la Mairie de Paris vous invite à
venir participer à une conférence - débat sur
: L’ESCLAVAGE EN MAURITANIE - Par Mohamed Yahya Ould CIRE - Vendredi
24 avril 2009 à 18H30 à l’auditorium de l’Hôtel de Ville 5 rue de Lobau 75 004 Paris (Métro Hôtel de Ville)
- Déclaration LKP (pièce jointe)
- Des victimes de l'apartheid autorisées à poursuivre des
entreprises aux USA
http://www.france24.com:80/fr/20090409-victimes-lapartheid-autorisees-a-poursuivre-entreprises-usa
- Rappel :
Hommage
à Toussaint Louverture,
à Massy, le 18/04 - 11:00
Mémoire d'outre-mer (Hôtel de ville de Paris)
Kréyol factory (Parc
de la Villette)
Le
02/04/2009 -
20:30
Mairie annexe du
Village - Place du Général de Gaulle - 91000
Évry
Conférence-débat sur les événements en Guadeloupe
Michel
Giraud, chercheur au CNRS et Daniel
Maximin,
écrivain et poète.
Le
04/04/2009 -
11:00
Place du Général
Catroux, 75017 Paris
Inauguration du
monument en hommage au
Général DumasLe
05/04/2009 -
15:00
Salle Saint
Bruno, 9 Rue Saint Bruno - 75018 Paris
Aimé CESAIRE :
le chantre de la
négritude
Une
conférence pour
comprendre le texte emblématique d’Aimé
Césaire,
Symbole identitaire de la négritude
Le cahier d'un
retour au pays natal
Libre
participation aux frais
A la sortie du
dernier numéro de la revue Alizés sur Aimé
Césaire, venez échanger avec Lilyan Kesteloot, auteur de
Comprendre «
Cahier d'un retour au pays natal », Editions L’Harmattan
Le
13/04/2009 -
12:30
Salle Martial
AIGOUY, 17
rue du
Professeur Bergonié, 94270 Le Kremlin-Bicêtre
L'association
Amitié Marie-Galantaise et la revue Alizés
organisent une après-midi "Manjé on kalalou é fè on ti kosé".
Participation:
Adulte : 25 €
Enfant de 10 à 12 ans : 10 €
Association Amitié Marie-Galantaise vous attend nombreux et vous
souhaite de
très bonnes fêtes pascales.
Association Amitié Marie-Galantaise
22 rue deparcieux
75014 Paris
courriel : amg971@googlegroups.com
web : www.amitiemariegalantaise.fr
Gwadloup :
Faut-il brûler Willy Angèle & Edouard Boulogne ?
(En défense de P-E Rouyard & d'Elie Domota) ** Par le docteur
André BLANC
Tontons
macoutes : La France, Duvalier & la dette haïtienne
(Réponse à Frédéric "Tonton" LEFEBVRE ** Par Ibuka
Kenbé fô ! -
Webmaster UGTG
L’Amitié Marie-Galantaise
a le plaisir de vous
inviter à une rencontre
avec
Christian LAVISO
Samedi
11 Avril 2009 de 14h00 à 18h00
A la Maison des Associations du 14ème
arrondissement
22,
rue Deparcieux 75014
Métro
Denfert Rochereau
Téléphone
: 01 53 63 31 50 Mail : maison.asso.14@paris.fr
CULTURE
ET MUSIQUE
Il
interviendra sur le Thème
"SE TAN NOU… » POUR QUELLE CULTURE ET
QUELLE GUADELOUPE ?
Pourquoi
s'approprier la culture de la Guadeloupe, sous toutes ses formes? Quel est le
choix musical de Christian Laviso, dans cette optique ? Son vécu du mouvement
du LKP.
La
portée des évènements sur son travail?
Le
Journaliste Jacques DENIS déclare "Christian LAVISO c'est un KA
particulier!" "« C'est sans doute l'un des guitaristes les plus
originaux de la scène française..» Jacques Denis(Jazzman.03/2009 -09/2008)
C'est
LA Guitare-ka de la Guadeloupe, car dans ses solos, il imite le tambour.
Son nouvel album
"TI
MOUN A LAFRIK" est
soutenu par la SACEM et noté trois étoiles par "JAZZMAN"!
UN
AVANT GOUT DE SON CONCERT DU 20 MAI 2009 AU CABARET SAUVAGE ! TRIO
LAVISO Spécial Guest David Murray... Il
vous interprétera ses meilleurs titres de l'album « TI MOUN A Lafrik » Partenaire
: Association Amitiés marie-galantaises www.myspace.com/officialchristianlaviso
Info:kiltiaw@oolfr A
l’issue de cette conférence, il dédicacera son dernier album.
Contact : 06 71 21 43 44 / 06 83
54 18 57 / 06 42 55 13 61 Comptant
sur votre présence, nous vous remercions pour votre participation
Salle Martial AIGOUY, 17 rue
du Professeur Bergonié, 94270 Le Kremlin-Bicêtre
L'association Amitié Marie-Galantaise et la revue Alizés
organisent une après-midi "Manjé on kalalou é fè on ti kosé".
Participation:
Adulte : 25 €
Enfant de 10 à 12 ans : 10 €
Association Amitié Marie-Galantaise
vous attend nombreux et vous souhaite de très bonnes fêtes pascales.
Association Amitié Marie-Galantaise
22 rue deparcieux
75014 Paris
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