 A l’attention de
Madame le
Président
CCI de
Pointe-à-Pitre
Rue Félix
Eboué
97159
POINTE-A-PITRE CEDEX
Lamentin,
le 08 mars 2009
Objet
: Que devons-nous penser de notre employeur la CCI de PàP, nous
Ressources Humaines de la CCI de PàP ?
Madame le
Président de la CCI de PàP,
Je fais suite à la
correspondance que je vous ai adressée ainsi qu’à l’ensemble des élus
de la Commission Formation et à mes collègues du Département Formation
le 11 janvier dernier ; correspondance restée jusqu’à ce jour sans
aucune réponse de votre part !
Et je
continue par cette nouvelle lettre :
Le jeudi 05 courant à 8h58, le
directeur général de notre institution consulaire envoie via l’intranet
un courriel
ayant en objet : « Réunion
d’Information des Chefs d’Entreprises cet après midi » par
lequel nous, Ressources
Humaines, sommes invitées «
à venir à cette réunion » (dixit).
Il poursuit en ces termes :
« La CCI va devoir être
particulièrement active, dans son rôle « d’ambulance » et de « soutien
psychologique
» aux entreprises. Notre mission, votre mission, chacun à son poste est
essentielle aujourd’hui
après une période où nous devions rester neutre (S) pour rester au
service de tous. Merci de votre
implication et de votre dévouement ; c’est le moment où la Guadeloupe a
besoin de la CCI et où la CCI a besoin de vous tous.
»
Madame le Président,
faudrait-il vraiment que nous RH de la CCI de PàP, soyons si peu
estimables pour mériter
un tel traitement ? Faudrait-il que nous soyons si niais pour assister
depuis quelques semaines à un tel spectacle de notre
employeur (la CCI de PàP) dans et devant la Presse écrite et télévisée
locale,nationale
sans RIEN EN PENSER et pour qu’on puisse encore oser nous sommer de RESTER NEUTRES et DEVOUES ?
Qui sommes-nous à la CCI de
PàP ? NE SOMMES-NOUS PAS DES CITOYENS GUADELOUPEENS
(PRETENDUMENT)
EGAUX qui avons tous vécu dans nos chairs, nos pensées, nos vécus IDENTITAIRES DE GWADLOUPEYENS cette
mobilisation générale du 20 janvier au 04 mars 2009 qui pose en
filigrane la question de la transformation
des rapports sociaux?
De quel «rôle d’ambulance » et de «
soutien psychologique » ose-ton nous parler ? Nous, RH CCI de PàP qui SOMMES
ET FAISONS CETTE INSTITUTION depuis le 31.07.1832 et sans laquelle
aucun Président, ni
Directeur
Général, ni Elus ni Directeurs ne SONT RIEN si NOUS LA RH CCI PàP
arrêtons d’ETRE et de
FAIRE !
Votre directeur général nous
invite au dévouement et à la neutralité ; il est peut être dans son
rôle de premier
exécutant. Mais nous RH de la CCI de PàP, nous nous adressons
directement à vous par ces questions :
1. Nous, RH de la CCI de PàP,
nous n’avons pas été invitées à toutes vos précédentes réunions
d’information pour les chefs d’entreprises de la Guadeloupe et
particulièrement à celle du 01
février 2009, pourquoi donc nous demander de participer
subitement à celle du 05 courant ?
2. Dans un reportage télévisé
de TF1/LCI du 08 février 2009 intitulé «Guadeloupe, une crise
révélatrice
d’un certain malaise » (TF1)
vous déclarez au journaliste : « LA MAIN-D’OEUVRE
HAUTEMENT
QUALIFIEE DANS LES ENTREPRISES MANQUE ALORS IL FAUT BIEN ALLER LA
PRENDRE LA
OU ELLE EXISTE… (OUI EN METROPOLE) ! » Comme le montre ce reportage
et comme le conclut objectivement le journaliste-reporter ce type de
déclaration
est un inacceptable LEURRE basé sur des poncifs méprisants et
discriminants vis-à-vis de
toute
cette pléthore de Guadeloupéens/Guadeloupéennes diplômés voire
surdiplômés au chômage dans leur propre pays que
certains entrepreneurs installés en Guadeloupe refoulent au profit de
maind’oeuvre extérieure
qu’ils n’hésitent pas à SURPAYER
!
Attendu selon vous, Madame le
Président qu’il n’existe pas de main-d’oeuvre hautement qualifiée en
Guadeloupe,
que sommes-nous donc RH de la CCI de PàP ? TOUS des analphabètes ?
Posez la question au
DRH, car de par ses SAVOIRS,
SAVOIR FAIRE, SAVOIR ETRE, les qualifications initiales et
professionnelles
de la RH de la CCI de PàP vont du CAP au Bac +8 si ce n’est
plus ! Et pour ceux et celles d’entre nous, qui n’aurions
pas forcément de diplômes ; nous avons Madame, le FAIRE SAVOIR !
La question à laquelle tout le
monde pense mais que personne n’ose (par peur de représailles) vous
demander :
pourquoi
n’avez-vous pas promu un des 5 directeurs GUADELOUPEENS (déjà présents
à la
CCI de PàP
depuis des dizaines d’années) au poste de DIRECTEUR GENERAL ? Pourquoi
vous a-t-il fallu
obligatoirement
recruter une « main-d’oeuvre extérieure » en septembre 2006 ?
Si vous déclarez publiquement
Madame qu’il n’existe pas en Guadeloupe de main-d’oeuvre hautement
qualifiée
que pensera l’opinion publique de toutes ces centaines de personnes «
hautement qualifiées » de toutes les origines
ethniques et de toutes les classes sociales que nous RH de la CCI de PàP
(Département Formation en
particulier) avons consciencieusement et
professionnellement accompagnées
depuis des années sur le chemin de l’excellence professionnelle ? A
quoi donc ont servi et
servent encore nos cycles diplômants : ESSEC Management et Marketing,
Contrôleurs de Gestion, Responsables Logistique,
ESCP-EAP etc.
3. Que devons penser nous RH
de la CCI de PàP de tous ces articles paressant dans la presse locale
aux titres
les plus explicites : « Colette
Koury….vite ! Quand Colette Koury livre les handicapés à des incompétents (Discrimination
à l’aéroport) ! Madame Koury doit partir … ? « Cf. Sept
Magazine
n°1540 du 12 au 18 février 2009
4. Des déclarations explosives
entre élus dirigeant la CCI de PàP : « Pwofitasyon, les
professionnels aussi «
Nous ressentons de l’exclusion de la part de la CCI dixit M. Louis
GABRIEL Président de la
Commission Commerce» « Colette
Koury ferme la porte à la petite entreprise ! » Cf. Sept
Magazine
n°1540 du 12 au 18 février 2009. De celle non moins alarmante de M.
Philibert MOUEZA, Premier
Vice Président de la CCI à travers la correspondance qu’il vous a
adressée ainsi qu’à l’ensemble
des membres élus, le 03 courant en déclarant : « J’apprends avec étonnement la
tenue
d’une
grande réunion que vous avez annoncée ce jour sur RCI. C’est un manque
de concertation
du bureau
et des membres élus qui démontre, malgré les nombreuses remarques,
votre volonté de gérer seule la situation actuelle ; ce qui n’est pas
de nature à favoriser une bonne prise de décisions etc. »
Correspondance adressée à RCI et qui circule actuellement dans toute la
Guadeloupe.
5. Pour nous RH CCI
commerciale qui visitons les entreprises afin de VENDRE et FAIRE DU CHIFFRE,
que
devons-nous répondre à nos clients chefs d’entreprise et/ou DRH quand
ils nous répondent : « Ah non, sincèrement, votre plan
de formation est très bien, nous n’avons rien contre vous personnellement
mais nous n’allons pas travailler avec la CCI de PàP, trop d’histoires
pas nettes en étalage
public, vos dirigeants là ne sont vraiment que des…..pas du tout
crédibles, de toute
façon ni
nos délégués syndicaux, ni le personnel n’accepteront d’aller en
formation à la CCI ou au
WTC ! »
Bien entendu et comme pour ma
correspondance du 11 janvier dernier, beaucoup me prendront pour une
suicidaire
osant vous écrire cette seconde lettre contenant ces 5 questions dont
la Guadeloupe entière parle et ricane ! Je laisse, volontiers, lâcheté et
couardise à ceux et celles qui veulent bien les pratiquer !
Mais ma démarche doit être
clairement comprise. Le développement économique est l’affaire de tous
les acteurs
de la société guadeloupéenne. Il nous faut comprendre ce qui a été
exprimé ces dernières semaines et intégrer cette
demande sociale dans notre démarche d’acteur économique. La surdité est toujours suicidaire pour
quiconque qui ne sait que s’entendre ! Aujourd’hui, en
Guadeloupe, l’heure est la concertation et à la mise
en commun de nos savoirs et de nos espoirs. L’heure est aussi à l’humble écoute de la société civile.
On ne nous pardonnera pas de n’avoir pas su nous mettre au rendez-vous
de l’histoire,
nous INSTITUTION CONSULAIRE au service non seulement des chefs
d’entreprise et autres ressortissants mais au service
de TOUTES
LES PERSONNES VIVANT EN GUADELOUPE quels que soient leurs statuts,
leurs catégories socioprofessionnelles et origines ethniques !
C’est pourquoi Madame le
Président, nous vous demandons de reconnaitre l’ensemble
de la Ressource Humaine
de la CCI à sa juste valeur en lui accordant la confiance sans laquelle
notre institution ne sera jamais en mesure de bâtir un
projet d’avenir en phase avec les NOUVELLES réalités économiques.
Enfin et en mon humble qualité
de CITOYENNE GWADLOUPEYENN, Auteure engagée, Présidente d’Association Académique
oeuvrant pour les Jeunes, CONSEILLER TECHNIQUE DE FORMATION à la CCI de
PàP et Déléguée syndicale en retour,
je vous dis simplement Madame le Président :
AUCUNE PAIX
DURABLE NE SE CONSTRUIT SUR LA PERSISTANCE D'INJUSTICES et le DENI DE
DISCRIMINATIONS CONTINUELLES !
Ceci vaut
pour la GWADLOUP entière comme pour la CCI de PàP !
Salutations
distinguées.
Patricia
CHATENAY-RIVAUDAY
Déléguée
Syndicale SNAPCC-UNSA
Copies :
1.
REPRESENTANTS DU PERSONNEL ELUS A LA COMMISSION PARITAIRE LOCALE DE LA
CCI DE PAP.
2. DELEGUES SYNDICAUX DE LA CCI DE PAP.
3. SECRETAIRES GENERAUX DES ORGANISATIONS SYNDICALES REPRESENTEES AU
SEIN DE LA CCI DE PAP.
4. RESSOURCE HUMAINE DE LA CCI DE PAP.
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