C’est
la grève générale et le
mouvement populaire historique des journées de Décembre, Janvier,
Février et
Mars 2009 kont pwofitasyon qui
a conduit l’État Français
à organiser leurs dits « états généraux »
en Guadeloupe, avec
l’arrière pensée de briser la dynamique LKP.
LKP déclare
: Pon
«états généraux» ne peut être dicté au Peuple Guadeloupéen.
C’est :
De paris que M. Sarkozy a
lancé ses « états généraux.
De Paris que M. Sarkozy a
désigné son coordinateur central.
De Paris que M. Sarkozy a
désigné ses personnalités référents.
De Paris que M. Sarkozy a
établi le mode de fonctionnement de ses états généraux, y compris dans
les détails (ateliers, sujets, chefs d’atelier, calendrier, etc.)
De Paris... ou plutôt... à
Paris que se fera la synthèse de ces discussions de salon !
LKP
refuse d’être la caution sociale,
économique, politique et culturelle de Monsieur Sarkozy et de ses
relais en
Guadeloupe. Yo ja désidé biten a yo.
Nous
déclarons que les
« états généraux » du Peuple Guadeloupéen
ont
débuté depuis le 5 décembre 2008, que la plate- forme de
revendications
en 146 points et dix thèmes constituent le début du vaste chantier
sur l’état
des lieux, le diagnostic de notre société en mal-développement,
caractérisée
par des inégalités basées sur une pwofitasyon
qui perdure
depuis plus de quatre cent ans.
Après
les avancées sociales arrachées de
haute lutte par plus que 44 jours de mobilisation de masse dans les
rues, un
immense espoir de changement s’est levé chez les Travailleurs
et le
Peuple de Guadeloupe.
LKP entend concevoir avec le
Peuple en mouvement de nouveaux rapports économiques et
sociaux, pour
passer d’une économie de plantation d’import-distribution à une
économie de
production tournée prioritairement vers la satisfaction des besoins du
Peuple
Guadeloupéen.
Une Guadeloupe avec des femmes
et
des hommes capables d’inventer une nouvelle société.
Aussi,
nous devons notamment, avancer vers
l’autosuffisance alimentaire, œuvrer pour le plein emploi, assurer la
justice
fiscale, protéger notre environnement, promouvoir un système
d’éducation et de
formation répondant aux besoins de la jeunesse, de son épanouissement
et
continuer à affirmer notre identité culturelle.
Nous devons favoriser une
réelle
expression démocratique de tous les Guadeloupéens, respectant le droit
du
Peuple Guadeloupéen à se donner la forme et le calendrier
d’émancipation qu’il
désire.
Seule
la poursuite des luttes de masse,
conduite par la classe des travailleurs conscients et organisés, fondée
sur un
programme né de ses propres besoins, aspirations et revendications
pourra
répondre aux espérances du Peuple.
Ce
combat ne peut être mené
victorieusement sans la participation de l’ensemble de la jeunesse et
du
Peuple. LKP se situe résolument dans cette logique.
ANNOU SANBLÉ pour nos propres
revendications et aspirations.