Comment relancer le tourisme aux Antilles ?
Relancer le tourisme aux Antilles, c'est le défi du
gouvernement après la crise qui a affecté ce secteur en Guadeloupe et en
Martinique. De très nombreux hôtels et restaurants ont dû fermer pendant
plusieurs semaines. Et les vacanciers ne se bousculent pas depuis le retour au
calme. Hervé Novelli, secrétaire d'État chargé du commerce, de l'artisanat, des
petites et moyennes entreprises, du tourisme et des services reçoit mardi les
principaux opérateurs touristiques privés (tour-opérateurs, distributeurs,
transporteurs, hébergeurs) présents en Martinique et Guadeloupe.
 photo : Evariste Zephyrin
« Ils rêvent tout
debout »
Si le tourisme ne fonctionne
pas, ne marche pas aux Antilles françaises ce n’est pas dû aux manques
d’attractivité de nos îles, ni de la belleté de nos plages, ni encore du manque
d’infrastructures, ni en raison de la cherté de la vie ou de l’euro, mais
simplement le tourisme n’est pas né du choix de la population, mais d’une
imposition étatique.
Le tourisme fonctionnera le jour
ou l’on demandera à la population si elle adhère à cette forme d’économie,
c’est à ce moment seulement que nous
saurons si le tourisme est viable aux Antilles françaises.
Car d’après notre histoire, il
faut reconnaître que nos populations n’ont aucune envie de servir des blancs,
ni de faire leur lit, ni de leur faire des sourires commerciaux.
Tant que nos décideurs, le CMT,
l’office du tourisme des îles de la Guadeloupe n’auront pas compris cela, ils
continueront en vain à dépenser en promotion des millions d’euros en pure
perte, car le touriste n’est pas le bienvenu chez nous.
La seule forme de
« tourisme » qui fonctionnera
est la venue une ou deux fois l’an des Martiniquais et des Guadeloupéens de
l’extérieur.
Pour favoriser ceci, il suffit
de baisser les taxes aéroportuaires, qui se répercuteront sur le prix du billet
et du coup le trafic sera multiplié par trois.
Mais en ce qui concerne le
tourisme à proprement parlé, cela ne gêne pas les Antillais français qu’ils
aillent à Sainte-Lucie ou ailleurs.
Tony Mardaye
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