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PYEPIMANLA LE MAGAZINE ANTILLAIS 


Afrique-Angola

ANGOLA - L’église en première ligne dans l’aide aux enfants accusés de “sorcellerie”, une triste réalité dénoncée par le Pape Benoît XVI, dans sa visite récente en Afrique.

benoix XVI« L’Église d’Angola depuis longtemps aide de manière concrète les enfants accusés de « sorcellerie », et qui sont abandonnés par leurs familles » : c’est ce qu’expliquent à l’Agence Fides des sources de l’Église locale, à Luanda, capitale de l’Angola, où le gouvernement a lancé une enquête sur ce phénomène, dénoncé par le Pape Benoît XVI durant sa récente visite.

« Aujourd’hui, il s’agit pour vous, frères et sœurs, dans le sillage de ces héroïques et saints messagers de Dieu, d’offrir le Christ ressuscité à vos concitoyens. Il y en a tant parmi eux qui vivent dans la peur des esprits, des pouvoirs néfastes dont ils se sentent menacés ; désorientés, ils en arrivent à condamner les enfants des rues et même les anciens, parce que – disent-ils – ce sont des sorciers » : ce sont les paroles du Saint Père Benoît XVI dans son Homélie de la Sainte Messe du samedi 21 mars, dans l’église de São Paolo, à Luanda.


« Nous devons découvrir les raisons pour lesquelles les enfants deviennent des victimes et pourquoi ils sont accusés de sorcellerie. Nous devons mettre fin à tout cela, parce que tous les jours, il nous parvient des informations sur des enfants accusés d’être des sorciers, et qui sont victimes d’abus de la part des adultes », a affirmé la Directrice de l’Institut National des Affaires Religieuses, Fatima Viegas, à l’Agence nationale angolaise Angop.


« Déjà, dans un passé récent, l’opinion publique avait été frappée par le cas d’une secte qui commettait de graves abus sur une quarantaine d’enfant avec l’excuse de « les guérir des esprits qui les possédaient ». Les enfants avaient été retrouvés cachés dans une pièce dans des conditions graves », nous rappellent les sources de Fides. « Ces enfants ont seulement besoin d’une affection vraie et de soins matériels. L’Église catholique gère différents centres d’accueil pour ces enfants : on y trouve des prêtres, des sœurs et des laïcs qui apportent leur aide ».


L’origine de ce drame remonte à des causes très anciennes, mais aussi modernes, fruits de la superstition, de l’ignorance et de la pauvreté, comme l’expliquent les sources de Fides : « il s’agit d’un phénomène qui concernait à l’origine les campagnes, mais qui, avec l’urbanisation, s’est diffusé dans les bidonvilles de la cité. D’habitude, ceux qui sont accusés de « sorcellerie » sont les enfants qui ont été confiés par leurs parents à des oncles, ou qui sont orphelins. Pour se débarrasser d’eux, on les accuse de « sorcellerie », et on les jette dans la rue. Le même phénomène se produit à l’égard des anciens, mais cela arrive surtout à Sao Tomé ».