Les Titres du magazine
- Il est
temps de dire
« Assez, c’en est assez du mépris ! »
- Juifs et
sionisme à la
télé : un sentiment de rejet et d’exaspération
- Le
mort saisit le vif
-
Cela
n'ajoute rien, hormis du pathos
-
Le
parrainage d'enfants juifs déportés crée la polémique
- Shoah: La
voix des Roms
rejette l'initiative Sarkozy sur les enfants
-
Shoah
: Les petits soldats mémoriels de Sarkozy
- Shoah:
pour la police
aussi, il faut un devoir de mémoire
- Sarkozy au
Crif, nos
enfants devraient encore faire les frais de la laïcité
-
Shoah
: Simone Veil dénonce l'initiative présidentielle
-
Un
enfant doit-il porter la mémoire d'enfants victimes de la Shoah ?
- La
Shoah sera au
programme des CM2 à la rentrée
- Shoah au CM2:
Sarkozy
désavoué
-
L'idée
du parrainage d'enfants de la Shoah à l'école pas retenue A propos de ce qui se passe à Gaza un texte de Raphaël Confiant - Intellectuels occidentaux
Antilles
/Antillais
- Les
Antillais entrent en
campagne
- Jeunes homos
sans domicile fixe : crever
ou vendre son cul ?
- Marc
Pulvar : Un
Martiniquais vertical nous
a quitté
-Une
étoile du combat
libérateur du peuple Martiniquais s’est éteinte.
-
Une
Photographie pour perpétuer le souvenir !
-
Monsieur
Henri nous a quitté !
-
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Bruckner
: «Cela n'ajoute rien, hormis du pathos»

Pour
le philosophe, le parrainage d'enfants juifs morts en déportation par des
élèves de CM2 relève de la «tyrannie de la pénitence.
Que pensez-vous du parrainage des enfants juifs morts en déportation
par des élèves de CM2souhaité par le président ?
Pascal BRUCKNER. Cela n'ajoute rien, hormis du pathos. Si l'on veut rendre
hommage aux victimes du nazisme, il ne sert à rien de renverser le cours de
l'histoire, de les célébrer sans cesse. Cela ne lavera pas le péché de la
collaboration. Le nazisme a été vaincu. Maintenant, si nous voulons honorer les
victimes, il faut éviter que cela se reproduise et combattre les avatars de la
dictature, de Kadhafi à Bouteflika.
La connaissance du passé ne permet-elle pas de combattre
l'antisémitisme ?
On confond mémoire et histoire. Ce qui doit s'enseigner à l'école, c'est
l'histoire. Mais Nicolas Sarkozy fait son marché dans toutes les communautés.
Il fait allégeance à Rome, puis à la «religion de la Shoah»,dont on connaît
pourtant les limites. On ne lutte pas contre l'antisémitisme en présentant les
Juifs uniquement comme des victimes. Cela ne fait qu'alimenter la rage de ceux
qui les jalousent. Ils se lancent dans la surenchère, l'exhibition des
souffrances, dans l'espoir de les détrôner. Comme avec Dieudonné, ou encore à
Durban où les participants présentaient l'intifada comme une Shoah.
Faut-il renoncer au devoir de mémoire, au nom de la concurrence des
mémoires ?
Le devoir de mémoire défini par Primo Levi est l'obligation faite aux
survivants, aux témoins, de dire, de raconter. Pas celle de commémorer.
Les
enfants sont peut-être plus réceptifs à cette histoire tragique ?
Les jeunes sont gavés de Shoah depuis des années et cela n'a pas empêché la
montée de l'antisémitisme dans les banlieues. Cette fois, on propose une
approche encore plus sentimentale. En parlant aux enfants d'autres enfants,
comme si les adultes ne pouvaient plus comprendre. C'est une initiative
dangereuse qui va ajouter du pathos et faire dire, une fois de plus :
«y'en a que pour les Juifs». La compassion, c'est dangereux.
Propos recueillis par C. G. source
51 % des lycéens ignorent la signification du mot «Shoah»
M.-E. P.
C'est le résultat d'un sondage commandé par le ministère
de l'Éducation nationale.
Un sondage commandé cette
semaine par le ministère de l'Éducation nationale révèle que seuls 8 % des
lycéens connaissent à la fois la signification du mot «Shoah», l'emplacement du
Vel' d'Hiv ou le nombre de juifs morts pendant la Seconde Guerre mondiale. «La
moitié des lycéens ne savent pas ce qu'est la Shoah», avait insisté le ministre
de l'Éducation nationale, Xavier Darcos, lors de la polémique suscitée par
l'idée de «confier la mémoire» des enfants juifs déportés aux élèves de CM2.
Seuls 35 % des sondés situent le Vel' d'Hiv à Paris. La majorité pensent
qu'il est à Vichy (39 %) ou à Strasbourg (17 %), voire Marseille ou
Bordeaux ! Moins de la moitié connaît la signification du terme «Shoah».
Enfin, 37 % des
lycéens, soit la majorité des sondés, pensent que «moins de deux millions» de
juifs ont été exterminés, quand 21 % n'avancent aucun chiffre.
Un autre terme une autre réalité
La
discussion à propos de ce sondage est des plus instructive, on s’aperçoit qu’il
n’y a pas que les enfants qui ignorent
ce que le terme Shoah signifie : « J'ai 64 ans et j'ai
déjà entendu parlé de la Shoah sans en connaître la signification. Mes amis non
plus ne connaisse pas. Nous pensons qu'il s'agit d'une prière juive.»
Ce
qui paraît étonnant vu la quantité d’informations abondant la question.
Une
surabondance d’informations aboutissant une inculture d’un pan tragique de l’histoire ?
Je
ne pense pas qu’il s’agisse de cela ! Ils ne connaissent pas la signification du mot Shoah, les
sondeurs auraient demandé : Connaissez-vous
le génocide perpétuer par les Allemands
sur les Juifs lors de la seconde guerre mondiale ?
Fort
probable, que le sondage eut une autre résonance, un autre résultat. Evariste Zephyin
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