logo de pyepimanla le magazine antillais d'informations
Actualités
Archives
Forum Liens Annuaire Boutique Contact

Les Titres du magazine

- Il est temps de dire « Assez, c’en est assez du mépris ! »

- Juifs et sionisme à la télé : un sentiment de rejet et d’exaspération

- Le mort saisit le vif

- Cela n'ajoute rien, hormis du pathos

- Le parrainage d'enfants juifs déportés crée la polémique 

- Shoah: La voix des Roms rejette l'initiative Sarkozy sur les enfants

- Shoah : Les petits soldats mémoriels de Sarkozy

- Shoah: pour la police aussi, il faut un devoir de mémoire

- Sarkozy au Crif, nos enfants devraient encore faire les frais de la laïcité

- Shoah : Simone Veil dénonce l'initiative présidentielle

- Un enfant doit-il porter la mémoire d'enfants victimes de la Shoah ?

- La Shoah sera au programme des CM2 à la rentrée

- Shoah au CM2: Sarkozy désavoué

- L'idée du parrainage d'enfants de la Shoah à l'école pas retenue

A propos de  ce qui se passe à Gaza un texte de Raphaël Confiant

- Intellectuels occidentaux

Antilles /Antillais

- Les Antillais entrent en campagne

- Jeunes homos sans domicile fixe : crever ou vendre  son cul ?

- Marc Pulvar : Un Martiniquais vertical  nous a quitté

-Une étoile du combat libérateur du peuple Martiniquais s’est éteinte.

- Une Photographie pour perpétuer le souvenir !

- Monsieur Henri  nous a quitté !

- Sortir et découvrir

Visitez l'édition spéciale dédiée au carnaval

pyepimanla le magazine special carnaval

Visitez l'édition spéciale dédiée à la saint Valentin

pyepimanla le magazine edition speciale saint valentin

Monsieur Henri  nous a quitté !

henri salvadorJ’avais fini par oublié ce  vieux« monsieur », devrais-je dire ce grand Monsieur ! Je le voyais encore à la télévision avant que je ne bannisse ce  médium dont la finalité est de  vendre à « Coca-Cola, du temps de cerveau humain disponible… » aux dires d’un ancien grand manitou de l’audiovisuel, mais à l’époque où j’ai connu Henri Salvador, ma foi, quelque temps déjà ! Il en allait autrement.

L’homme s’invitait dans la froidure  de la vie d’ici et dans la froideur des gens d’ici, au travers de cette boite que l’on appelle le petit écran. C’était un moment de joie, lorsque je le voyais débarquer et tous les soirs,  au sortir de l’école, les  devoirs faits, je l’attendais  impatiemment, il arrivait juste avant la solennité  d’alors : le grand journal télévisé.

Henri se présentait avec son rire communicant et contaminant, l’enfant d’alors se trouvait émerveillé, il s’amusait des frasques et des pitreries de l’artiste, il le regardait se travestir en policier, en concierge portugaise, en éboueur, Henri habillait ses personnages  avec un talent fou, on s’y croyait !

Jamais vulgaire ou outrancier, toujours d’une rare intelligence et d’une rare finesse, il respirait la bonhomie et diffusait sa bonne humeur par écran  interposé aux téléspectateurs.

Ce n’était pas un comique, on ne riait pas à ses dépens, il se riait de nous, il se riait du  petit peuple,  de ses travers et chacun pouvait s’identifier à lui, chacun se retrouvait un peu en lui.

Il était respecté, on s’adressait à lui par un « Monsieur » Henri, un monsieur de  nobilité marquant le respect et la déférence, bien qu’il fut familier  à des millions de gens à une époque où les luttes sociales voulaient dire encore quelque chose, où les syndicalistes ne se vendaient à coup  de millions d’euros au patronat, c’était une époque bien tranchée où  le patronat exploitait sans vergogne l’ouvrier et ce dernier se mettait en grève illimitée.

Henri arrivait avec son rire tonitruant, ce rire attaché à lui qui se détachait jusqu’à nous, nous enveloppait jusqu’à ce que nous l’expulsion à notre tour, et nous oublions les tracas envahissants, les quotidiennetés déplaisantes et la journée désagréable et nous nous laissions transporter par son rire, ses sourires, ses mimiques et sa bonne humeur.

Monsieur Henri nous apportait la joie.
Monsieur Henri égayait les soirées  d’alors.

Et vu le nombre de magazines lui ayant rendu hommage, illustrant leur page de couverture de sa photo, je crois que je ne fus pas le seul à qu’il offrait du bonheur dans la froideur des gens d’ici et  de la chaleur dans  notre malheur  d’être dans ce pays d’ici.

Merci à vous, Monsieur Henri !

Et une pensée pour Carlos, qui avec ses « big bisous »  avaient réchauffé une France morose alors en pleine mutation.

Evariste Zephyrin





encyclopedieHenri Salvador

Les éditions LAFONTAINE vous invitent à découvrir le bel hommage fait à Henri Salvador, dans l'Encyclopédie de la musique traditionnelle aux Antilles-Guyane d' Aude-Anderson Bagoé.

Sept pages entièrement consacrées à ce grand artiste ! Des extraits d'interviews, des photographies nous rappellent comme cet homme aimait rire et nous faire rire...

Vous découvrirez aussi le portrait de plus d'une centaine d'hommes et de femmes qui ont marqué ce siècle de musique traditionnelle aux Antilles-Guyane. Parmi eux : Barel, Jobby Valente, Christiane Eda-Pierre, Léona Gabriel, Lola Martin, Stellio et bien d'autres encore...

Un ouvrage des éditions LAFONTAINE à un prix exceptionnel de 20 euros : Enyclopédie de la musique traditionnelle aux Antilles-Guyane, de Saint-Pierre à nos jours - 271 pages - 21X29,7cm - ISBN 13 : 2-912006-64-3
Vous pouvez vous procurer cet ouvrage en librairie ou sur notre site internet www.editions-lafontaine.com