Les Titres du magazine
- Il est
temps de dire
« Assez, c’en est assez du mépris ! »
- Juifs et
sionisme à la
télé : un sentiment de rejet et d’exaspération
- Le
mort saisit le vif
-
Cela
n'ajoute rien, hormis du pathos
-
Le
parrainage d'enfants juifs déportés crée la polémique
- Shoah: La
voix des Roms
rejette l'initiative Sarkozy sur les enfants
-
Shoah
: Les petits soldats mémoriels de Sarkozy
- Shoah:
pour la police
aussi, il faut un devoir de mémoire
- Sarkozy au
Crif, nos
enfants devraient encore faire les frais de la laïcité
-
Shoah
: Simone Veil dénonce l'initiative présidentielle
-
Un
enfant doit-il porter la mémoire d'enfants victimes de la Shoah ?
- La
Shoah sera au
programme des CM2 à la rentrée
- Shoah au CM2:
Sarkozy
désavoué
-
L'idée
du parrainage d'enfants de la Shoah à l'école pas retenue A propos de ce qui se passe à Gaza un texte de Raphaël Confiant - Intellectuels occidentaux
Antilles
/Antillais
- Les
Antillais entrent en
campagne
- Jeunes homos
sans domicile fixe : crever
ou vendre son cul ?
- Marc
Pulvar : Un
Martiniquais vertical nous
a quitté
-Une
étoile du combat
libérateur du peuple Martiniquais s’est éteinte.
-
Une
Photographie pour perpétuer le souvenir !
-
Monsieur
Henri nous a quitté !
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Shoah: pour la police aussi, il faut un devoir
de mémoire
L'écrivain Maurice Rajsfus a été arrêté par des policiers
français le 16 juillet 1942, durant la rafle du Vel d'Hiv'. Il nous envoie
cette tribune en réaction à l'idée de Nicolas Sarkozy de faire porter par
chaque élève de CM2 la mémoire d'un enfant de la Shoah.
Entre le 16 juillet 1942 et le
31 juillet 1944, 11 000 enfants dont les parents étaient désignés comme juifs
devaient être raflés, puis déportés vers les camps de la mort. Pour Nicolas Sarkozy,
il faudrait que chaque élève de CM2 prenne en charge la mémoire de l’une de ces
victimes de la haine raciale.
Une autre approche est possible,
en se posant la question essentielle: qui a arrêté ces jeunes? Ce sont nos
policiers et gendarmes français, lesquels n’ont jamais hésité à les confier
rapidement aux bons soins des bourreaux nazis! Il serait donc cohérent que dans
chaque commissariat soient rappelé régulièrement les exploits des anciens de
nos forces de l’ordre.
De tels rappels à l’Histoire seraient
tout à fait salutaires, en un temps où policiers et gendarmes sont constamment
en mission pour traquer les sans papiers et, à l’occasion, les séparer de leurs
enfants -sans que cela les traumatise particulièrement.
Bien sûr, il ne saurait être question
de comparer les périodes, car le temps de la barbarie nazie est heureusement
révolu. Pourtant, les mauvaises manières n’en perdurent pas moins, et les
fonctionnaires d’autorité de la République ne se risquent jamais à transgresser
des ordres qui ne sont en rien compatibles avec les traditions humanitaires du
pays des droits de l’homme.
Une fois encore, on nous
objectera: "Ce n’est pas pareil!" Belle façon de faire l’impasse sur
des dérives insupportables. Tout serait donc permis, dès lors qu’un régime se
proclame démocratique et que ses dirigeants procèdent du suffrage universel?
Une certitude: les policiers et
les gendarmes de la République pourraient tirer grand profit de l’étude des
périodes noires de notre histoire, et des missions dont les forces de l’ordre
étaient investies, de l’été 1940 à l’été 1944.
Enfin, si au temps de
l’occupation nazie ceux qui s’accommodaient de leur fonction ne pouvaient
refuser, paraît-il, les ordres reçus, il en va tout autrement en 2008. Par Maurice Rajsfus (Ecrivain) source
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