Les Titres du magazine
- Il est
temps de dire
« Assez, c’en est assez du mépris ! »
- Juifs et
sionisme à la
télé : un sentiment de rejet et d’exaspération
- Le
mort saisit le vif
-
Cela
n'ajoute rien, hormis du pathos
-
Le
parrainage d'enfants juifs déportés crée la polémique
- Shoah: La
voix des Roms
rejette l'initiative Sarkozy sur les enfants
-
Shoah
: Les petits soldats mémoriels de Sarkozy
- Shoah:
pour la police
aussi, il faut un devoir de mémoire
- Sarkozy au
Crif, nos
enfants devraient encore faire les frais de la laïcité
-
Shoah
: Simone Veil dénonce l'initiative présidentielle
-
Un
enfant doit-il porter la mémoire d'enfants victimes de la Shoah ?
- La
Shoah sera au
programme des CM2 à la rentrée
- Shoah au CM2:
Sarkozy
désavoué
-
L'idée
du parrainage d'enfants de la Shoah à l'école pas retenue A propos de ce qui se passe à Gaza un texte de Raphaël Confiant - Intellectuels occidentaux
Antilles
/Antillais
- Les
Antillais entrent en
campagne
- Jeunes homos
sans domicile fixe : crever
ou vendre son cul ?
- Marc
Pulvar : Un
Martiniquais vertical nous
a quitté
-Une
étoile du combat
libérateur du peuple Martiniquais s’est éteinte.
-
Une
Photographie pour perpétuer le souvenir !
-
Monsieur
Henri nous a quitté !
-
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|
Shoah : Simone Veil dénonce l'initiative présidentielle
L'ancienne
présidente du Parlement européen juge l'idée d'un parrainage des enfants juifs
déportés «insoutenable et injuste». Nicolas Sarkozy s'est étonné de ce
«tumulte».
Rarement
initiative présidentielle aura suscité une telle confusion. Quand Nicolas
Sarkozy a souhaité que «tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire
d'un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah», mercredi au dîner du
Crif, l'effet de surprise a été total, conformément au vœu du chef de l'État.
Les toutes premières réactions ont été plutôt positives. François Hollande a
estimé que «chaque fois qu'on peut faire transmettre les exigences du devoir de
mémoire, il faut le faire». Malek Boutih, secrétaire national aux questions de
société du PS, comme Serge Klarsfeld, le chasseur de nazis, ont salué la
démarche. Mais deux jours après, le choc digéré, les contre l'emportent
nettement sur les pour.
Simone
Veil, qui n'avait pas été mise dans la confidence, s'est déchaînée hier contre
une idée qu'elle trouve «inimaginable, insoutenable et injuste». Interrogée
sur le site de L'Express.fr, la présidente d'honneur de la Fondation pour la
mémoire de la Shoah ans» . explique qu'«on ne peut pas infliger ça à des
petits de 10 «Nous-mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés
après la guerre à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches, raconte-t-elle.
Et aujourd'hui encore, nous essayons d'épargner nos enfants et nos
petits-enfants.»
«La
mémoire d'un pays»
L'ancien
ministre ajoute que « beaucoup d'enseignants parlent très bien de ces sujets-là
», avant d'invoquer le risque d'attiser les antagonismes religieux : «Comment
réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur
fils ou à leur fille d'incarner le souvenir d'un petit juif ?»
Ségolène
Royal, qui jugeait jeudi que l'initiative allait «dans le bon sens», a
finalement estimé hier qu'une question aussi grave «ne doit pas faire l'objet
d'une annonce improvisée». Selon l'ex-candidate du PS «cette façon de faire
traduit un manque de respect et une étonnante légèreté de la part du chef de
l'État». De son côté, Jean-Marie Le Pen a jugé « affreux sur le plan moral, et
criminel sur le plan psychologique, d'obliger les petits enfants des écoles à
se confronter ainsi, de façon personnelle, à des drames historiques, ce qui
revient à leur faire endosser ces drames ». Le président du FN, une fois n'est
pas coutume, a espéré que «les syndicats d'enseignants fassent revenir» Nicolas
Sarkozy sur son initiative «aberrante».
Malgré
ce tollé, le président a persisté. En marge du discours sur l'enseignement
qu'il a prononcé hier à Périgueux, il a affirmé qu'«on ne traumatise pas les
enfants en leur faisant cadeau de la mémoire d'un pays», en s'étonnant que «les
films qui présentent des images gratuites et dégradantes à nos enfants» ne
suscitent pas un tel «tumulte».
L'ancienne
présidente du Parlement européen juge l'idée d'un parrainage des enfants juifs
déportés «insoutenable et injuste». Nicolas Sarkozy s'est étonné de ce
«tumulte».
Rarement
initiative présidentielle aura suscité une telle confusion. Quand Nicolas
Sarkozy a souhaité que «tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire
d'un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah», mercredi au dîner du
Crif, l'effet de surprise a été total, conformément au vœu du chef de l'État.
Les toutes premières réactions ont été plutôt positives. François Hollande a
estimé que «chaque fois qu'on peut faire transmettre les exigences du devoir de
mémoire, il faut le faire». Malek Boutih, secrétaire national aux questions de
société du PS, comme Serge Klarsfeld, le chasseur de nazis, ont salué la
démarche. Mais deux jours après, le choc digéré, les contre l'emportent
nettement sur les pour.
Simone
Veil, qui n'avait pas été mise dans la confidence, s'est déchaînée hier contre
une idée qu'elle trouve «inimaginable, insoutenable et injuste». Interrogée
sur le site de L'Express.fr, la présidente d'honneur de la Fondation pour la
mémoire de la Shoah ans» . explique qu'«on ne peut pas infliger ça à des
petits de 10 «Nous-mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés
après la guerre à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches, raconte-t-elle.
Et aujourd'hui encore, nous essayons d'épargner nos enfants et nos
petits-enfants.»
«La
mémoire d'un pays»
L'ancien
ministre ajoute que « beaucoup d'enseignants parlent très bien de ces sujets-là
», avant d'invoquer le risque d'attiser les antagonismes religieux : «Comment
réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur
fils ou à leur fille d'incarner le souvenir d'un petit juif ?»
Ségolène
Royal, qui jugeait jeudi que l'initiative allait «dans le bon sens», a
finalement estimé hier qu'une question aussi grave «ne doit pas faire l'objet
d'une annonce improvisée». Selon l'ex-candidate du PS «cette façon de faire
traduit un manque de respect et une étonnante légèreté de la part du chef de
l'État». De son côté, Jean-Marie Le Pen a jugé « affreux sur le plan moral, et
criminel sur le plan psychologique, d'obliger les petits enfants des écoles à
se confronter ainsi, de façon personnelle, à des drames historiques, ce qui
revient à leur faire endosser ces drames ». Le président du FN, une fois n'est
pas coutume, a espéré que «les syndicats d'enseignants fassent revenir» Nicolas
Sarkozy sur son initiative «aberrante».
Malgré
ce tollé, le président a persisté. En marge du discours sur l'enseignement
qu'il a prononcé hier à Périgueux, il a affirmé qu'«on ne traumatise pas les
enfants en leur faisant cadeau de la mémoire d'un pays», en s'étonnant que «les
films qui présentent des images gratuites et dégradantes à nos enfants» ne
suscitent pas un tel «tumulte». Judith Waintraub source
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