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Les insoutenables propos révisionnistes de
Petre Grenouilleau
par Patrick Karam
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Dans un entretien paru dans
« Le Journal du Dimanche » (JDD) le 12 juin 2005, Olivier
PETRE-GRENOUILLEAU, professeur d’histoire à l’Université
de l’Orient et auteur de
l’ouvrage « Les Traites Négrières », tient
des propos
révisionnistes d’une rare violence sur les traites
négrières et l’esclavage.
Olivier
PETRE-GRENOUILLEAU non seulement regrette ouvertement
l’adoption de la loi TAUBIRA, mais rend cette même loi
responsable de l’antisémitisme en France. Et pour que son
message soit plus clair, il assène que les
traites négrières ne sont pas des génocides en
mélangeant volontairement les deux notions : le crime contre
l’humanité et le génocide.
Le
Collectif saisira les autorités compétentes afin que
Olivier PETRE-GRENOUILLEAU soit suspendu de ses fonctions
universitaires pour révisionnisme comme l’a été
récemment Bruno GOLLNISCH, responsable du Front National, qui
contestait le nombre de morts du génocide juif.
Maître
Gilbert COLLARD déposera de manière
imminente une plainte pénale contre Olivier PETRE-GRENOUILLEAU
au nom du Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais.
Il faut
réagir et protester massivement auprès de Olivier
PETRE-GRENOUILLEAU : opg12@aol.com
et
saisir le président de l’université : Gilles PRADO - president@univ-ubs.fr
Explications
:
A une
question sur « l’antisémitisme
véhiculé par DIEUDONNE », Olivier
PETRE-GRENOUILLEAU répond :
«
cela dépasse le cas DIEUDONNE. C’est aussi le
problème de la loi TAUBIRA qui considère la traite des
Noirs par les Européens comme un crime contre l’humanité,
incluant de ce fait une comparaison avec la SHOAH. Les traites
négrières ne sont pas des génocides. La traite
n’avait pas pour but d’exterminer un peuple. L’esclave était un
bien qui avait une valeur marchande qu’on voulait faire travailler le
plus
possible. Le génocide juif et la traite négrière
sont
des processus différents. Il n’y a pas d’échelle de
Richter des souffrances. »
1°) En
déclarant que la loi TAUBIRA, pose «
problème », Olivier PETRE-GRENOUILLEAU se pose en censeur
de la représentation nationale qui a adopté à une
écrasante majorité la loi TAUBIRA en 2001. Il
méprise purement et simplement notre système
démocratique.
2°) En
affirmant que l’esclavage n’est qu’un simple système
d’exploitation de l’homme ; un banal expédient
économique, PETRE-GRENOUILLEAU réécrit l’histoire.
Il bafoue la mémoire de tous les descendants d’esclave qui ont
dû attendre un siècle et demi une
réparation morale minimale.
De tels
propos d’un prétendu historien, qui n’a pas l’excuse du
profane, sont falsificateurs au regard de l’histoire : Il s’agit d’une
tentative de minimiser l’esclavage des noirs, système odieux
dans son organisation et implacable dans sa réalité avec
son cortège de déportation, de morts, de viols, de
violences, de reniement de l’être et des droits.
Car il
s’agit bien d’une tragédie majeure responsable, pendant
plus de trois siècles, de plusieurs millions de morts et de la
déportation de dizaines de millions de victimes privées
de tout droit et de toute liberté. L’organisation
méthodique de la négation de l’individu en tant
qu’être humain à cause de sa couleur de peau par
l’ensemble des puissances dominantes de l’époque, suffit
pourtant largement à qualifier sans hésitation, aucune,
ce crime.
3°)
Olivier PETRE-GRENOUILLEAU suggère qu’il aurait fallu
faire silence sur l’esclavage, ne pas le décréter crime
contre l’humanité pour ne pas faire de «comparaison avec
la SHOAH » et insinue que
cette loi est responsable de l’antisémitisme.
Quel est
donc ce mauvais procès ?
En quoi est
antisémite le fait de reconnaître la traite
négrière et l’esclavage comme crime contre
l’humanité ? Doit-on désormais renoncer à
qualifier tous les autres crimes contre l’humanité comme ceux
des arméniens, de Yougoslavie ou du Rwanda ?
Dans sa
perversité intellectuelle, PETRE-GRENOUILLEAU
considère la souffrance des Noirs moins importante que celle
reconnue, à raison, pour les Juifs. Est-ce parce que les
esclaves étaient supposés de pas avoir d’âme mais
être de simples objets ?
Tout en
affirmant qu’il « n’y a pas d’échelle de Richter
des souffrances », Olivier PETRE-GRENOUILLEAU, opère un
étrange rapprochement qui suscite la concurrence victimaire et
ne peut que déclencher les haines entre les communautés.
4°)
Olivier PETRE-GRENOUILLEAU va jusqu’à nier la
réalité de l’existence de descendants d’esclaves, qu’il
qualifie de « choix identitaire », qui ne correspond
« pas à la réalité ». Pour lui, il
s’agit d’une « expression à manier avec prudence ».
Le
Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais demande une
sanction exemplaire contre un homme dont toute l’oeuvre tient bien
à la volonté de nier toute l’horreur d’un crime
imprescriptible contre l’humanité.
Son
récent prix délivré par le Jury du prix du
livre d’histoire du Sénat résonne comme une gifle
infligée à ceux, les descendants d’esclaves, qui ont
contribué à l’édification de la nation
française et à l’histoire de France.
Par des
propos intolérables qui le placent en marge des lois de
la République, Olivier PETRE-GRENOUILLEAU s’expose aux sanctions
pénales prévues pour les révisionnistes.
Max GALLO
avait déjà été contraint de
s’excuser sous la pression du Collectif des Antillais, Guyanais,
Réunionnais en décembre 2004 pour avoir
déclaré qu’il ne savait pas
si le rétablissement de l’esclavage était un crime contre
l’humanité.
Le Collectif avait en conséquence décidé de ne pas
actionner
en justice, croyant que cela aurait valeur exemplaire.
Cette
fois-ci, la justice devra passer avec une
sévérité exemplaire !
Claude
RIBBE, écrivain, historien, responsable de notre
commission culture, qui nous a alerté, a écrit une lettre
ouverte que je
vous invite à lire sur notre site internet
(www.collectifdom.com, rubrique
Quoi de neuf).
Patrick
KARAM
Président
du Collectif des Antillais Guyanais Réunionnais
www.collectifdom.com.
http://www.pyepimanla.com |
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