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Traite négrière dans le monde Akan

par Allou Kouamé Renél
Traite négrière et guerres dans le monde akan (fin XVIe-début XIXe siècles)
ALLOU Kouamé René (département d’histoire, université Cocody-Abidjan)

Résumé

Cet article s’attache à montrer que la traite négrière n’explique pas fondamentalement les guerres dans le monde akan pendant la période de ce trafic. C’est plutôt le projet de société de certains grands personnages akan, le fondement philosophique et politique de leurs royaumes qui expliquent ces guerres. Nous verrons qu’en outre les sociétés akan avaient de grandes capacités d’intégration des esclaves au sein des matrilignages, sans avoir à les vendre aux négriers européens sur le littoral.

mots clés : traite négrière - Akan - guerres

Introduction

Cet article veut apporter des réponses à une question importante ayant trait à un aspect de l’histoire des Akan pendant la période de la traite négrière. La traite négrière est-elle la cause fondamentale des principales guerres dans le monde akan pendant la période de ce trafic ?
La traite négrière est-elle à l’origine de la puissance de certains grands royaumes akan notamment de l’Asante comme on l’a affirmé ?
Les sociétés akan n’avaient-elles pas la capacité de « consommer » elles-mêmes les esclaves ou les captifs de guerres ? Le trafic des esclaves a eu cours de la fin du XVIe siècle, au début du XIXe siècle. C’est en 1807 que la Grande Bretagne décide de mettre fin à ce trafic.
Pour répondre à ces deux questions, nous aborderons successivement :
1/ Les raisons profondes des guerres akan et surtout asante, pendant la période de la traite négrière : les projets de société des bâtisseurs de royaumes,
2/ La société akan grande consommatrice d’esclaves.
 
I- Les raisons profondes des guerres akan et asante. Projets de société des bâtisseurs de royaumes

C’est vers la fin du XVIIe siècle que les négriers font une apparition massive sur les côtes akan [1]. Certes il est indéniable que le commerce des esclaves, pendant la deuxième moitié du XVIIe siècle, fera croître certains conflits locaux. Mais cela ne suffit pas à lier la plupart des guerres de cette époque dans le monde akan à l’accroissement de la traite négrière. Les guerres alors menées par l’Asante contre d’autres royaumes avaient toujours une raison profonde interne et un « casus belli », qui n’ont rien à avoir avec la traite négrière ou le désir de répondre à la demande des négriers européens.

Les Asantes, bien qu’ayant pris une part active au commerce et à celui du trafic des esclaves avec les compagnies européennes, ne se voulaient pas un peuple marchand mais un peuple guerrier [2]. L’historiographie établit une corrélation entre la traite des esclaves et le développement de la vente des armes à feu. On estime que cela va affaiblir certains royaumes occupés à faire des guerres contre des peuples voisins. Qu’un royaume comme l’Asante, en définitive, n’a été rien de plus qu’un royaume esclavagiste.
Nous réfutons la thèse qui tisse un lien entre le trafic des armes à feu et la traite des esclaves noirs. En effet, la Côte Quaqua (le littoral entre Grand Lahou et Assinie), tout comme la Côte de l’Or a aussi acheté beaucoup d’armes à feu.

Les Alladian, Avikam, Tchaman, Abouré sont des peuples akan lagunaires qui vont acquérir beaucoup de mousquets, fusils et poudre à canon, et pourtant la Côte Quaqua n’a pas été une grande pourvoyeuse d’esclaves.
Les guerres à grande échelle telles que constatées sur la Côte de l’Or n’ont pas concernées la Côte Quaqua. Comment expliquer cela ?

Les armes à feu servaient aussi à faire la chasse et pendant la célébration des funérailles, des salves étaient tirées en l’air pour honorer les défunts. Le roi Osei Bonsu Panyi, Osei Tutu Kwamina, à propos du trafic des esclaves et de la traite négrière, disait à Joseph Dupuis que ni lui, ni ses ancêtres les rois asante, n’étaient des voleurs qui font la guerre pour s’emparer d’hommes, mais qu’ils faisaient la guerre pour la grandeur de l’Asante [3]. Et, que si un roi étranger se montrait insolent à son endroit et à l’endroit du trône d’or des Asante, il lui ferait la guerre pour s’emparer de son peuple et de ses terres [4].

Ce n’est pas par rapport à la traite des esclaves, ni des besoins des négriers Européens, que la confédération asante menait ces guerres. Osei Tutu, le premier Asantehene [5] à guerroyer, le fit pour affranchir son peuple de la domination denkyira et se venger des Akyem qui avaient apporté leur soutien à ses ennemis pendant le conflit. Il a combattu les futurs Abron-Gyaman, responsables de la mort ignominieuse de son oncle Obiri Yeboa. Son successeur Opoku Ware est le monarque qui a mené le plus de conquêtes pour faire de la confédération la plus grande puissance dans le monde akan. Tous les asantehene eurent le souci d’œuvrer pour la grandeur du royaume et le prestige du Sika dua kofi, le siège d’or.

D’ailleurs, le serment que prêtent les rois asante au moment de leur intronisation, le montre indubitablement [6]. Et, le nom asante donné à cette confédération exprime le programme politique et l’aspiration profonde de ce peuple : Asante signifie « raison de guerre » [7].
En 1818, la grande guerre du roi asante Osei Bonsu Panyi contre l’Abron-Gyaman s’explique par les velléités indépendantistes du roi Kouadjo Adingra Kuma. Evidemment les victoires militaires asante permettaient de faire de nombreux prisonniers de guerre dont certains étaient vendus aux négriers européens.

Cependant la société asante, et akan en général, était grande consommatrice d’esclaves. Il a été affirmé que le trafic des esclaves a été à l’origine de la puissance de certains royaumes africains, notamment de l’Asante [8]. Certes l’Asante a pris une part active à ce trafic, mais ni son économie, ni celle des autres royaumes akan ne reposait sur la traite des esclaves. Les économies des royaumes akan reposaient sur l’agriculture.
Le trafic des esclaves n’occupait qu’un rang modeste à côté de l’agriculture, la production de l’or, l’artisanat et les produits du commerce autre que celui d’esclaves.

La traite des esclaves noirs, on l’oublie trop souvent, a été une création des Européens. Cette traite est liée à des facteurs exogènes aux sociétés africaines et en l’occurrence akan, qui n’ont fait que répondre à une demande extérieure comme elles l’avaient fait pour l’or et les épices.
Il est évident que les royaumes organisés et guerriers, comme la confédération asante et l’Akwamu, étaient bien placés pour répondre à la demande massive d’esclaves formulée par les Européens, désireux de mettre en valeur leurs colonies d’Amérique [9].
 
La puissance asante n’est pas liée à la traite des noirs, mais vient du projet de société de son peuple à savoir « la raison de guerre » pour la gloire du siège d’or objet symbole de l’âme du peuple asante.

Lier donc la puissance de l’Etat asante et ses guerres à la traite des esclaves est injuste et est une erreur historique. Le faire revient à nier l’action des bâtisseurs de la confédération asante, comme Osei Tutu et Opoku Ware, dont les actes ont consisté à œuvrer à la réalisation du projet politique du peuple asante : à savoir, la grandeur et la gloire du siège d’or.

Ce n’est pas sur injonctions des marchands d’esclaves que les rois asante faisaient la guerre. De même en Akwamu, Ansa Sasraku a mené des guerres entre la première moitié et la deuxième moitié du XVIIe siècle pour faire de son royaume une entité politique puissante. Il ne faisait pas la guerre pour satisfaire la demande en esclaves des négriers des forts du littoral d’Accra. Le nom qu’il donnera à son royaume est très expressif et montre son projet politique :Akwamu signifie « au sein des guerriers » [10].
Il a réalisé le vœu de son ancêtre et prédécesseur Otumfo Asare qui anciennement appelait la petite chefferie à l’origine du grand royaume akwamu, Asaremankese [11].

Enfin dans l’arrière pays de la côte Quaqua, Aka Esoïn (Aka Siman Adu Panyi) a mené des guerres pour fonder un royaume puissant entre la première moitié et la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Il soumettra les peuples autochtones trouvés sur place pour créer le Sanvi qui signifie « au milieu, au centre des guerriers » [12]. Aka Esoïn a mené ses guerres pour fonder un royaume puissant le Sanvi, et non pour alimenter le comptoir d’Assinie en esclaves.

Les royaumes guerriers akan faisaient donc la guerre pour eux- mêmes, afin de réaliser des projets politiques et, à l’occasion, vendaient aux négriers une partie des prisonniers de guerre. Un récit du capitaine George Hamilton confirme notre propos. Il écrit ce qui suit en août 1740 :
« Nous avons subi un grave revers dans notre négoce. Dès lors que les Fantis connaissant la côte, ils n’auraient pu s’attendre à autre chose ; tous les circuits commerciaux étaient bloqués, il n’y avait plus de rapts et rapines. Si les Fantis avaient été vainqueurs, nous aurions, pour notre part, certainement obtenu 800 ou un mille d’esclaves à des conditions fort avantageuses, mais comme ils furent battus et même obligés de s’enfuir nous avons subi des dommages, tout à fait considérables, car j’avais fait maintes largesses aux chefs pour obtenir d’eux l’assurance qu’à leur retour ils me laisseront en priorité les esclaves qu’ils auraient ramenés de la guerre » [13].
Ce texte est révélateur de ce que les Akan faisaient la guerre pour eux-mêmes et non pour les négriers de la côte. En effet, George Hamilton ayant appris que les chefs Borbor Fante voulaient lancer une expédition contre un peuple voisin, va les trouver pour négocier la possibilité d’avoir la primeur du choix quant aux prisonniers de guerre qui devraient être vendus comme esclaves.

Mais les Borbor Fante ne reviennent pas vainqueurs de la campagne militaire, aussi les nombreux dons qu’il a faits aux chefs pour entrer dans leur bonne grâce apparaissent comme des pertes à présent.

Ce texte nous montre que les Européens, n’avaient pas l’initiative des guerres entre natifs du monde akan pendant la période qui va de la fin du XVIe siècle à 1807, date à laquelle l’Angleterre abolit ce commerce [14]. Les guerres entre peuples akan étaient courantes. Certes l’on ne peut nier que le trafic des esclaves ait pu les exacerber, mais de là à établir une équation, un lien de cause à effet entre les deux faits est exagéré. Toutes les guerres qui se sont produites dans l’espace akan durant la période du trafic des esclaves, avaient des causes endogènes. Les guerres de l’Asante contre le Denkyira, l’Aowin, le Wassa, le Twifo, l’Abron-Gyaman et le littoral fante avaient toutes des causes internes, des casus belli qui n’ont rien à avoir un désir de se faire des esclaves à vendre aux négriers européens.

Déjà en mai 1722, soit longtemps avant 1807 date de l’abolition de la traite négrière par l’Angleterre, ce commerce était sur la Côte de l’Or de moins en moins rentable.

Voilà à ce propos ce qu’écrit un marchand européen : « Nous avons déjà par divers courriers informés de ce que nous pensions de la poursuite de notre négoce, et comme la traite des noirs devient chaque jour de moins en moins rentable, il nous semble que le plus profitable pour nous serait de faire le commerce des produits locaux » [15]. Nous voulons indiquer que la société akan était elle même grande consommatrice d’esclaves et avait en son propre sein, de grandes capacités d’absorption de ce produit humain sans avoir d’emblée l’obligation de vendre les esclaves aux négriers Européens installés sur la côte.
 
II- La société akan, grande consommatrice d’esclaves. Bien avant que la Côte de l’Or ne soit exportatrice d’esclaves, les Akan achetaient des esclaves venus de la Côte des Esclaves et vendus par les Portugais à El Mina [16]. Par la suite les choses vont évoluer et la Côte de l’Or deviendra exportatrice d’esclaves.

Entre 1486 et 1493, le commerce des esclaves fait par les Portugais va s’accroître sans cesse. Les marchands locaux, contre les esclaves obtenaient des produits divers [17]. La plupart des esclaves dans le monde akan étaient des prisonniers de guerre. Abou Bekr par exemple, sera fait prisonnier lors de la prise de Bouna par les armées abron du roi Kouadio Adingra Kuma, au tout début du XIXe siècle. Il sera conduit à Bondoukou, puis à Kumase.
De là, il est conduit à Asikuma, Ajumako puis Dagoh sur le littoral où, il est vendu aux marchands d’esclaves européens [18]. L’Akwamu par ses guerres de conquête et d’expansion disposera de nombreux prisonniers dont certains seront vendus sur le littoral d’Accra [19]. Toute la basse vallée de la Volta n’échappera pas à la politique vigoureuse d’hégémonie d’Ansa Sasraku et de ses successeurs immédiats.

Après les guerres de conquête d’Osei Tutu et surtout d’Opoku Ware, leurs successeurs veilleront à l’aire d’influence de l’Asante en lançant plusieurs expéditions punitives contre les rois vassaux qui exprimaient la moindre velléité d’indépendance.

Ces nombreuses expéditions punitives ont permis à la confédération de disposer d’une quantité considérable de prisonniers de guerre. C’est donc naturellement que les Asante deviendront d’importants fournisseurs d’esclaves, qu’ils vendaient sur la côte contre diverses marchandises, mais surtout contre des armes à feu et des munitions.

Or à Cape Coast Castle, comme dans les autres forts et comptoirs de la Côte de l’Or, le commerce des esclaves va s’accroître entre 1765 et 1771 [20]. Bien que les Anglais abolissent le trafic des esclaves en 1807, le roi asante sera disposé à poursuivre ce commerce avec les Espagnols, les Portugais et les Brésiliens [21] car il disposait encore de nombreux prisonniers de guerre susceptibles d’être vendus comme esclaves.
Les Akan achetaient au nord de leur espace des esclaves en échange de poudre d’or leur monnaie et des produits européens obtenus sur la côte [22]. Les Asante pour acquérir des esclaves au nord de l’espace akan, le faisaient en échange de cola [23], des cauris et des produits de la côte. Ils achetaient un esclave à Salaga dans le Gonja pour 10 000 à 14 000 noix de cola [24]. Un esclave sur les marchés du Gonja et du nord de l’espace des Akan coûtait 2 000 cauris [25]. Dans la société akan, l’esclave était considéré comme un membre du matrilignage de son maître.

Il était un acteur important des activités économiques, travaillant dans la production aurifère, l’agriculture, la pêche et l’animation du commerce à longues distances. Le rôle de l’esclave a été l’une des raisons du succès de la vente des esclaves par les Portugais aux populations akan de la Côte de l’Or au XVIe siècle. Les esclaves surtout de sexe féminin, permettaient efficacement d’accroître la démographie des matrilignages qui ainsi, disposaient d’une main d’œuvre abondante pour augmenter le trésor familial [26].

En effet, les esclaves jouaient un rôle important dans l’extraction de l’or, une activité dangereuse à cause des fréquents accidents dans les puits où l’on extrait la terre aurifère. Les sociétés akan auraient pu elles-mêmes intégrer tous les esclaves prisonniers de guerre, si les trafiquants européens n’avaient fait la demande de les acquérir. Les royaumes akan comme l’Asante et l’Akwamu n’ont fait que répondre à une demande qui entre dans le cadre des échanges internationaux, car la traite des esclaves noirs entrait bel et bien dans le cadre du commerce international [27].
 
Les experts estiment qu’entre le XVe siècle et la fin du XVIIIe siècle, neuf à douze millions d’esclaves africains ont été exportés [28]. La capacité des sociétés akan à intégrer un nombre important d’esclaves, vient de la nature même du matrilignage qui fait de la personne d’origine servile un membre statutaire, bien que de condition inférieure par rapport aux membres qui le sont par la naissance et le sang.

A la faveur des guerres samoriennes pendant la deuxième moitié du XIXe siècle, les Akan vont acheter de très nombreux esclaves aux guerriers de Samory, pour les intégrer aux différents matrilignages.

Toutes les traditions orales dans le monde akan s’accordent sur le flux massif d’esclaves que les guerres de Samory ont apporté à leurs sociétés. Un village comme Agona en Asante a été peuplé en majorité par des captifs de guerre. La préoccupation des Akan n’était pas tant de satisfaire la demande en esclaves des trafiquants européens, mais de satisfaire d’abord leurs besoins internes, puis vendre le surplus aux marchands blancs de la côte.

Outre l’intégration des esclaves aux matrilignages, nombreux étaient ceux qui servaient de victimes dans les sacrifices rituels.
Les Asante sacrifiaient des milliers d’esclaves pour des besoins rituels pendant les obsèques des rois et des personnages importants.
Les voyageurs européens qui ont séjourné à Kumase au XIXe siècle ont tous parlé de ces massacres d’esclaves. Pourquoi un tel gaspillage, une telle perte économique, si la préoccupation première des Asante était de vendre des esclaves aux négriers européens ?

Si le trafic des esclaves était une priorité économique pour la confédération asante, un tel gaspillage de ressources n’aurait pas été permis. Or, les sacrifices rituels d’esclaves étaient fréquents en Asante et dans bien d’autres royaumes akan.

Conclusion

La traite des esclaves n’explique pas les guerres dans le monde akan entre la fin du XVIe siècle et le début du XIXe siècle. Ce sont les projets de sociétés des bâtisseurs de royaumes qui expliquent ces guerres majeures.
Ils avaient l’ambition de bâtir des Etats puissants et leurs expéditions militaires leur procuraient beaucoup de captifs, dont les surplus étaient vendus aux négriers Européens sur le littoral, conformément à la demande de ces derniers, et dans le cadre du commerce international des esclaves noirs.
Les sociétés akan avaient des capacités quasiment illimitées pour intégrer les esclaves dans les matrilignages.
Ce n’est donc pas faute de pouvoir intégrer socialement les captifs, que ceux-ci ont été en partie vendus aux négriers européens.

[1] K. Y. DAAKU. Trade and politics on the Gold Coast 1600-1720. A study of the African reaction to European trade. Oxford at the Clarendon Press. 1970. 219 p.
[2] John BEECHAM. Ashantee and the Gold Coast. Johnson Reprint Company, LTD, London 376 p.
[3] Joseph DUPUIS. Journal of a residence in Ashantee. Frank Cass and co LTD 1966. 264 p.
[4] Ibid
[5] Asantehene veut dire « roi asante »
[6] Ils jurent d’œuvrer à la gloire du trône d’or, symbole de l’âme du peuple asante.
[7] Asan : ’guerre’, te : ’comprendre’.
[8] Joseph INIKORI, La traite négrière et les économies atlantiques de 1451 à 1870. Histoire générale de l’Afrique. La traite négrière du XVe au XIXe siècle. Etudes et documents 2-Unesco, Port-au-Prince (Haïti), 31 janvier-4 février 1978, pp 58-91.
[9] Ibid., p.78.
[10] Akwa : ’guerriers’, mu : ’dans’
[11] Le pays -ou le peuple- puissant d’Asare, tel est le sens de ce nom.
[12] San : ’guerre, guerriers’, vi ’milieu, centre’.
[13] C 103/30, Captain George Hamilton to Thomas Hall, Annomaboe, Aug 3, 1740.
[14] Histoire générale de l’Afrique. La traite négrière du XVe au XIXe siècle. Etudes et documents 2. Documents de travail et compte rendu de la réunion d’experts organisée par l’Unesco à Port au Prince, Haïti. 31 janvier, 4 février 1978. Unesco.
[15] C 113/272 and part fos 235 court of assistant James Phillips. London, African house, March 13, 1721-1722.
[16] Christopher FYDE, “A historiographical survey of the transatlantic slave trade.”, Seminar held in the Centre of African Studies, The transatlantic slave trade from West Africa. University of Edinburg. 4th and 5th June 1965, pp 1-12.
[17] Il s’agissait d’armes à feu, poudre à canon, des textiles, des ustensiles divers. Des produits très utiles dans la vie quotidienne des Akan.
[18] John BEECHAM, op. cit. p 28.
[19] Owic 11/ 59, 204, 3 July, October 1647.
[20] Margaret PRIESTLEY, West African trade and coast society. A family study. Oxford, London University Press & Ibadan, Nairobi 1969, 207 p.
[21] Ibid., p 134. & Thomas BOWDICH to John SMITH HOPE. August 29, 1817, T70/ 40.
[22] K. Y. DAAKU. op. cit. p. 5-6.
[23] John GOODY, “The Akan and the North.” Ghana Notes and Queries n° 9, November 1966, p.25.
[24] K. BOATEN, “Trade among the Asante of Ghana up to 18th century”. Research Review vol 7 n° 1 pp 33-52.
[25] T. Edward BOWDICH, Mission from the Gold Coast Castle to Ashantee. Third edition, Frank Cass and co LTD 1966. 512 p.
[26] Le trésor familial est appelé “Dja” ou “Sanaa”
[27] Joseph INIKORI, op. cit. p. 58
[28] Michèle DUCHET, « Les réactions face au problème de la traite négrière : analyse historique et idéologique », Hitoire générale de l’Afrique. La traite négrière du XVe siècle au XIXe siècle, op. cit., Unesco, pp 33-35.

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