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Les communications du colloque
international sur « La tradition orale et la traite
négrière », Conakry 24-26 mars 1997 et celles de la
réunion des experts sur « Les archives européennes de la traite négrière
», Copenhague 5-8 février 1998 ont permis de constater,
d’une part, l’ampleur des conséquences désastreuses de la
traite sur la démographie, la culture, l’économie et les
structures des sociétés africaines et d’autre part, de
montrer que la tradition
orale est une source d’information aussi précieuse que les
archives écrites européennes. Si les archives
écrites, souvent inaccessibles, sont la mémoire des
esclavagistes avant tout, l’exploitation systématique de la
tradition orale permet aux peuples
victimes de la traite une réappropriation et un véritable
travail de mémoire. Si l’Europe et l’Amérique
détiennent une abondante documentation sur la traite
négrière et l’esclavage, l’Afrique quant à elle
est restée longtemps muette.
Elle
n’a qu’une petite part de ses archives. Des chercheurs comme
Djibril Tamsir Niane, Howard Dodson, Mbaye Guèye, Julio Corbea,
Elise Paraiso, Akosua Perbi mènent depuis des années des
enquêtes et assurent la collecte et la conservation des
témoignages et récits sur la traite
négrière. La conservation, le recueil et la valorisation
de ce patrimoine sont aujourd’hui au centre des préoccupations
de nombreux centres de recherches et universités en Europe, en
Amérique, dans les Caraïbes et en Afrique.
L’étude
de la tradition orale permet en effet de combler des
lacunes et d’élucider des questions fondamentales sur lesquelles
les sources écrites et les archives ne fournissent pas une
appréhension complète et objective.L’attention
suscitée par ce colloque et cette réunion des experts a
incité le Secrétariat du projet « La route de
l’esclave » à mettre ces travaux à la disposition
du public pour une meilleure connaissance d’une tragédie
occultée.
Doudou
Diène
Directeur
de la division du dialogue interculturel
UNESCO
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Sommaire
Préface 3
Introduction
7
La
tradition orale, source de connaissance
des
relations entre Europe-Afrique à partir de la Côte
par prof.
Djibril Tamsir Niane (Guinée)
Première
partie
Tradition
orale et traite négrière
La
tradition orale dans le domaine de la traite négrière 15
par prof.
Mbaye Guèye (Sénégal)
Tradition
orale et esclavage 23
par prof.
Diouldé Laya (Niger)
Traditions
orales, traitement occulte
et
domptage de l’esclavage au Rio Pongo 33
par prof.
Mamadou Camara Lefloche (Guinée)
Le
Fuuta-Jaloo (Guinée)
et la
traite négrière atlantique dans les traditions orales 47
par prof.
Ismaël Barry (Guinée)
Tradition
orale et histoire des mines de cuivre à Cuba 71
par prof.
Julio Corbea (Cuba)
L’Angola
et les témoignages oraux liés à la traite
négrière et à l’esclavage 77
par prof.
José Domingos Pedro (Angola)
Tradition
orale et traite négrière au Ghana 85
par prof.
Akosua Perbi (Ghana)
Bumba-Meu-Boi,
Principal auto populaire brésilien 91
par prof.
Joel Rufino dos Santos (Brésil)
Deuxième
partie
Les
archives de la traite négrière
Aperçu
sur les archives de la traite négrière : le
cas du Bénin 101
par prof.
Elise Paraiso (Bénin)
Les
archives de la traite en Angola 103
par Dra
Rosa Cruz e Silva (Angola)
Les
archives du Saint-Siège et la traite négrière 109
par prof.
Joseph B. Ballong-Wen-Mewuda (Saint-Siège)
Les forts
danois de la Côte de l’Or
et leurs
habitants à l’époque de la traite des esclaves 113
par prof.
Per Hernaes (Norvège)
Les
archives des compagnies commerciales danoises d’Outre-mer :
une source
pour La route de l’esclave 121
par prof.
Eric Goebel (Danemark)
Les images
de l’esclavage : problèmes d’interprétation et de
publication 129
par prof.
Viktoria Schmidt-Linsenhoff (Allemagne)
Les
documents danois sur l’histoire du Ghana entre 1657 et 1754 139
par prof.
Ole Justesen (Danemark)
http://www.pyepimanla.com
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