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Vous posez une bonne
question,
malheureusement, je ne puis y répondre,
car
ne disposant d’aucun élément probant, pas de
mémoires
officiels, ni de lettres gouvernementales, rien du tout. Je ne
peux
qu’extrapoler, supposer ou conjecturer.
Mais effectivement on peut développer une thèse. Je
vous
livre la mienne : ayant eu la chance ou la malchance, c’est
selon,
d’avoir eu comme professeurs d'anciens ministres, des
conseillers
d’Etat, des collaborateurs de premier ministre, d’inspecteurs
généraux
des finances, d’ingénieurs généraux des
ponts
et chaussées ou des gouverneurs à l’ONU, il y
a
une chose qu’ils m’ont appris : face à un problème que
l’on
ne peut résoudre, on crée un nouveau problème
auquel
nous avons les moyens d’y répondre et qui reviendra en
terme
de coût financier moins élevé que si on
devait
solutionner le vrai problème.
Cas réel résolut par ces messieurs dans les années
80
: le chômage. Quel en est la cause : demande
supérieure
à l’offre d’emploi. L’Etat ne peut agir sur l’offre
d’emploi.
Donc on joue sur la demande et les demandeurs : si vous ne trouvez pas
de
travail, c’est que vous êtes mal formés, en clair
c’est
de votre faute. Les demandeurs vont se former, entre temps la
conjoncture
économique évolue, votre profil n’est plus idoine,
plus
adapté au marché du travail, comme vous êtes
resté
X temps au chômage, vous devez vous réadapter au monde de
l’emploi
et avant que la situation n’explose, on leur propose le RMI.
Il y a encore plus de chômage, de misère en France et
pourtant
rien, même pas une petite révolution qui pointe le bout
son
nez.
Maintenant poser ce problème à ces gens avec l’esclavage
et
la traite : S’ils vous disent que la traite a été
de
nature économique : On vous a « esclavagisé »
pour
que l’on s’enrichisse sur votre dos. Les fils et petit fils d’esclaves
sont
fondés à demander une réparation
financière,
on pourrait considérer en droit qu’il y a eu un enrichissement
sans
cause. Je plaisante !
Si je suis à leur place, je vous dirai : mais non mon cher
monsieur,
vous vous trompez, l’esclavage et la traite ne sont pas de nature
économique,
mais sociologique. Je détourne le problème et
l’attention,
on fait une diversion. Puisse qu’ils sont de nature sociologique, je
mets
en œuvre des dispositifs pour y remédier : éducation,
reconnaissance,
sociologie, relation entre les peuples, les communautés, je
présente
des excuses, je fais mon mea-culpa, bref, tout le système que
nous
avons actuellement en France et ailleurs.
Les populations concernées gobent et en rajoutent,
ils
créent des associations se posent le problème
identitaire,
le problème de couleur, le problème du racisme, le
problème
religieux, créent des sites Internet, se divisent, en clair ils
font
vivre ma manipulation.
Et pendant qu’ils tentent de résoudre le problème du
racisme
sociologique que j’ai moi même créé, je ne
verse
rien, pas un sou, pas un euro de la centaine de milliards d’euros
que
je leur dois, mais en contrepartie, j’accorde une reconnaissance
symbolique.
J’ai résolu mon problème et préservé les
finances
publiques. Tout le monde est content.
Par ailleurs, à titre d’information, je vous signale qu’
au
XVII e et XVIII e siècle : «l’ordonnance du 5 avril 1778
interdisant
aux blanc d’épouser des Noirs restant toujours sans effet on
essaye
de contrôler la présence des noirs pour mieux l’endiguer
(Merlin.
Répertoire universel et raisonné de jurisprudence. Paris,
1908,
13 vol, t. 1 p., 474 » Cette ordonnance
concerne
pas les Antilles ou les colonies, mais le royaume de France. Si ce
racisme
était un tant soit peu de nature sociologique, quel en fut le
besoin
de légiférer sur le sol français ?
Voilà de manière simpliste et amusante ce que je pense.
Autrement,
étant donné que l’on ne répond pas à la
véritable
raison de la traite et de l’esclavage, le jour où les conditions
économiques
réapparaîtront, il y aura à nouveau de la traite et
de
l’esclavage.
Tony Mardaye
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