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Non à la
pétition de la haine raciale
Vendredi 25 mars 2004,
à l’initiative du mouvement sioniste Hachomer Hatzaïr et
Radio Shalom, des personnalités ont signé un appel qui
est une véritable incitation à la haine raciale.
Sous couvert de dénonçer des « ratonnades
anti-blancs » lors des récentes manifestations
lycéennes, ce texte dresse les Français les uns contre
les autres : d'un côté « David, Kader et
Sébastien » qui ont « droit
à la dignité », de l'autre les Noirs qui sont
supposés être racistes.
S’il est
nécessaire de
condamner fermement la poignée de racistes casseurs, et obtenir
des
condamnations sévères contre les idéologues noirs
qui
prônent la violence raciale, il faut en revanche dénoncer
ceux
qui stigmatisent l’ensemble des Noirs de France, jetés en
pâture à l’opprobe national.
Il est inacceptable de passer de la condamnation nécessaire
d’une poignée de racistes à une diatribe violente contre
des Français parce qu’ils ont la peau noire.
Alain FINKIELKRAUT,
signataire de l’appel, jette de l’huile sur le feu en appelant
ouvertement au mépris racial, notamment contre les Antillais,
dans de multiples déclarations.
Lors de la conférence de presse du 25 mars, Alain Finkielkraut
dénonce "un mouvement de haine judéophobe et
francophobe". Et se référant à Louis Farrakhan,
leader aux Etats-Unis du mouvement raciste noir "Nation of Islam", il
assène : "Juifs et Français sont mis en cause
conjointement".
Alain FINKIELKRAUT n’en
est pas à son coup d’essai. Trois semaines plus tôt, il
avait déjà tenté de théoriser la
victimisation des Français, sous-entendu blancs, et des juifs,
« double cible » des Antillais.
Le 6 mars 2005 sur Radio Communauté Juive, il stigmatise «
la foule surexcitée. Les victimes antillaises de l'esclavage qui
vivent aujourd'hui de l'assistance de la Métropole… ».
» Lire les dérapages d'Alain Finkielkraut
Le même jour sur
Radio Shalom, il déclare : « J'ai peur (…) que la
créolité puisse aussi servir à entretenir, outre
la haine de la France coloniale, la haine d'Israël, (sic) Etat
juif si vous voulez, c'est-à-dire Etat non créole, non
métissé. » Les juifs « sont tellement
habitués, on leur a tellement enseigné que
l'antisémitisme relevait du nationalisme, qu'ils ont les yeux
rivés sur la France
et ses mauvais démons, sur l'Etat français. Le
problème ne se pose plus dans ces termes. La France et les Juifs
curieusement, à la surprise générale et des Juifs
eux-mêmes, sont dans le même bateau. Nous avons à
défendre l'un et l'autre de la même manière, parce
que la même infamie, la même calomnie est à l'oeuvre
dans un cas et dans l'autre. (…) Il faut
surtout ne pas se laisser intimider par ce discours qui est mensonger
de
part en part, et qui a, tirons-en toutes les conséquences
aujourd'hui,
une double cible : juive et française. »
Alain FINKIELKRAUT feint d’ignorer qu’être Antillais, comme
être Français d’ailleurs, n’est pas une question de
couleur de peau.
Blancs, noirs, métis, indiens, juifs, orientaux ont forgé
une culture particulière et une identité
métissée.
Cette diversité et cette tolérance est un exemple pour la
France.
Derrière ces
différentes déclarations, il y a en filigrane une
tentative de constituer un front blanc, comprenant les juifs, contre
les noirs. L’ennemi des juifs est clairement désigné, ce
ne sont plus les idéologies nationalistes mais bien les noirs,
qui sont aussi l’ennemi des autres blancs. Cette division raciale
permet de transcender les divisions avec les autres Français et
de rassembler les Français blancs, juifs ou non.
Cette tentative odieuse de créer du communautarisme blanc est
dangereuse pour l’unité nationale. La volonté de
victimiser
une majorité blanche, dominante socialement, ne peut que
susciter
un sentiment de rejet des noirs, désignés comme ennemis
publics
et cristalliser un racisme qui n’existe qu’à la marge.
Alain FINKIELKRAUT dans
son acharnement à combattre DIEUDONNE, qu’il prend pour le
porte-parole de tous les noirs de France, joue avec le feu de la haine
raciale. L’antisémite ou l’anti-Français n’est plus
musulman ou arabe, tels que l’analysaient les mouvements juifs, mais le
Noir. Les beurs - le Kader de l’énumération - sont
appelés à la rescousse contre les Noirs. Les
différences culturelles profondes entre Antillais et Africains
et entre Africains eux-mêmes importent peu pour atteindre cet
objectif.
Un sursaut républicain est désormais nécessaire.
Les pouvoirs publics doivent désormais siffler la fin de la
partie et rappeler les règles élémentaires du
savoir-vivre en
commun que met en danger cette pétition.
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