Violences racistes ?
La presse fait état de violences racistes lors des
manifestations lycéennes et d’un texte publié par un
mouvement sioniste.
Si ces violences sont inacceptables et condamnables, peut-on pour
autant accepter ce texte ?
Le pouvoir politique n’est pas hors de cause dans ces dérives
dont la fréquence croît.
Les plus hautes instances de notre République plongent sans
vergogne dans les pièges tendus par les extrémistes de
tous
bords et les paranoïas de toutes origines pour dénoncer des
comportements et agressions racistes.
Sur un plan juridique, il
semble qu’un agresseur commet un délit et qu’un agressé
est une
victime quelques soient les origines de l’un ou de l’autre.
Aussi, on ne comprend pas toujours ce qui justifie qu’il reste
important dans ce pays de définir l’agresseur et
l’agressé par son
ethnie, sa religion ou d’autres points qui caractérisent une
communauté.
Aussi, si la puissance
publique par son comportement expliqué ci-dessus portent une
lourde responsabilité, il demeure que les media ne montrent pas
plus de discernement et leur
part est au moins aussi grande.
En effet, vous, leaders d’opinions, n’ignorez pas l’impact et la
portée de vos reportages et commentaires. C’est pour cela qu’il
convient d’apprécier la recherche d’objectivité dont
certains articles sont empreints ici.
Toutefois, la France d’en
bas ne dispose pas d’un espace d’expression dans ces colonnes et l’on
ignore les sentiments de ces oubliés.
De plus, les propos soutenus par des intellectuels et puissants de
notre société n’auront qu’un effet dévastateur si
ces jeunes manipulés par quelques illuminés de tous poils
n’ont toujours d’autres horizons que leurs misères quotidiennes.
Nous sommes tous responsables de ces prémices d’une
société qui se délite, comme l’annoncent ou
l’appellent certains, car nous n’aurons pas su préparer un
avenir meilleur aux futures générations et nous n’aurons
pas pu comprendre les douleurs d’une frange importante de la
population trop occupés que nous sommes par notre propre
bien être matériel et l’appât du gain qui
s’avère de plus en plus comme notre seule valeur.
Nous devons dénoncer et condamner avec forces tous ces
agissements aussi bien les agressions commises lors des manifestations
lycéennes que ces textes qui attisent le feu qui couve qu’ils
s’agissent d’un mouvement sioniste, d’indigène de la
République ou tout autre du même acabit d’autant plus
qu’ils sont soutenus par des gens que l’on classait comme intellectuels.
Jean-François Gamess