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Réponse du Mir à Tony Mardaye

Par Alain Manville
J’ai pris connaissance d’un commentaire fait par Mr TONY MARDAYE, (apparemment préoccupé de la reconnaissance par l’Europe du crime), sur la procédure engagée au nom du MIR et du Conseil Mondial de la Diaspora pan Africaine.

Je ne peux rester taisant devant ce qui veut se faire passer pour du bon sens  et n’est en vérité que l’écho des préjugés du discours dominant.

L’auteur s’interroge sur le destinataire de cette action aventureuse qui  n’est pas, selon lui, la justice française, car la demande sera rejetée.
 
Fort de cette évidence, il en conclut  que l’analyse juridique serait oiseuse, mais  que par contre  une telle procédure n’est productrice que de  contre effets puisque les députés européens, pour éviter le risque de telles  procédures pourraient refuser de voter la reconnaissance du crime.
 
A quoi sert une reconnaissance qui n’en  est pas une sinon à  tromper les  victimes
 
Je ne crois pas de surcroît qu’il n’ait été jamais démontré que le bon sens  était raison et encore moins raison juridique
 
L’auteur du commentaire qui se méprend  sur  la nature de la demande adressée  aux juges n’a que pour seul argument :
 
« Deux cent milliard d’euros, c’est du n’importe quoi
 
L’argument a la pauvreté d’un argument d’autorité  et derrière l’autorité   apparente  du «  bon sens »  se cache la bonne vielle raison d’Etat.
 
Il faut distiller la peur pour maintenir l’état de chose et garantir le  statut quo.
 
Selon M Mardaye, cette procédure profiterait en somme  à  l’adversaire
 
« Vos demandes sont exorbitantes, elles  vont effrayer les députés  européens  à   qui on demande de faire l’effort de voter  la reconnaissance  du crime. »
 
 Voilà  toute la réponse à l’immense question de la réparation
   
« Vous travailler pour M Gaubert  dont le message peut enfin trouver sa  légitimation !
Voila ce qui vous attends si vous apporter votre signature en faveur de la  déclaration ! »
 
M Mardaye a bouclé sa démonstration mais sans voir qu’elle retient le  principe de sa propre ruine dans la contradiction majeure  qui la mine et  heurte le bon sens
 
Si la procédure est vouée par nature à  l’échec, présente  une  inconsistante  juridique fondamentale et évidente  et est  portée par des fous, le risque  épouvantail évoqué par M Mardaye est un leurre et  les députés européens ne  sauraient s’inquiéter  du délire d’agités du cerveau qui veulent ruiner  l’Etat français
 
Si la procédure peut représenter un risque de condamnation, c’est que la  réparation est bien un droit réel et universel malgré la volonté des  autorités françaises et les réticences de la justice française.
 
Voter le crime implique alors de voter la réparation et les députés, s’ils  sont sincères avec eux même, ne peuvent s’effrayer des conséquences de leur  engagement moral, sauf à  le nier aussitôt.
 
Le commentaire  de M Mardaye rabaisse la question de principe de la  reconnaissance du crime à une question de basse politique.
 
 C’EST FAIRE INJURE AUX VICTIMES
 
Le type de réaction comme celle de M Mardaye relève d’une pratique de l’auto  négation de ce qu’on affirme vouloir défendre.
 
On ne négocie pas la reconnaissance d’un crime et la loi dite  Taubira  (éventration du projet de loi TAUBIRA ) n’est une avancée que si elle permet  de faire avancer la question de la réparation .
 
Hors de cette problématique, on fait sienne la litière des hypocrisies et  des mauvais compromis.
 
Ce n’est pas avec le bon sens de M Mardaye que cette question pourra trouver  une solution  et faire justice aux victimes.
 
M Mardaye s’interrogeait avec l’assurance d’être dans la vérité sur les  destinataires du message.
 
Il n’y a pas de message mais la volonté de faire produire le droit par du  droit ,  de refuser les fausses évidences , de mettre tous et chacun devant  ses responsabilités et de balayer tous les faux semblants par lesquels  ceux  qui n’ont pas intérêt à  ce que la question soit posée cherchent à  se donner  une bonne conscience.
 
Pourquoi la réparation n’est pas possible, relève de l’impossible. ?
 
L’auteur partage la fausse conviction du bon sens  prétendu qu’a imposé  l’Etat aux  « représentants du peuple français » ,  à «  nos zélus !»
 
 «  C’est trop compliqué ! »

 Réponse un peu courte pour plus de trois siècles de violences sanglantes et  de négation absolue de centaines de millions d’êtres humains.
 
C’est là ,  dans son insolence absolue,   le seul argument  qui a été trouvé  jusqu’à  aujourd’hui pour refouler et occulter la question centrale de la  réparation.
 
On comprend qu’il n’y ait pas besoin d’analyse juridique, l’argument relève  non pas du bon sens mais de la mauvaise foi.
 
L’évaluation de la question de la réparation par M  MARDAYE ne relève pas du  débat au sens habermassien « d’un espace de disputation »  mais de  l’incrimination et de l’intimidation.
 
La méthode de «  discussion » retenue est celle du pouvoir, nullement celle  de la critique et les « raisons » qui sont données ne font pas raisonnement ;
 
Il y a là seulement un argument de pouvoir, celui de l’Etat français
 
La seule véritable question qu’appelle ce type   passéiste de réaction  est :   «  Au nom de qui parlez vous donc ? »
 
Texte de Mr MARDAYE au titre évocateur :
 Deux cents milliards d'euros de réparation
 
Mél : Mir Matinik
Blog du Mir  Matinik
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