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Conditions de vie a bord du bateau
négrier
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"Mis aux fers pendant la nuit dans l’impossibilité de satisfaire
leurs besoins, d’où une atmosphère de puanteur
effroyable. Les
écoutilles sont toutes de même à ciel ouvert, ce
qui
fait entrer l’eau quand il y a tempête. Pendant le jour, on fait
sortir
les esclaves on les nettoie, on les nourrit à peu près,
on
les oblige le soir à danser. Puis on les réenchaîne
dans
leur entreponts. Les pertes en voyage sont d’au moins 1/5. Mais il
arrive que le voyage dure plus longtemps, qu’il n‘y ait pas de vent,
que les vivres deviennent mauvais, l’eau croupie. Il y a alors une
mortalité terrible et quand survient une épidémie
à bord, la moitié de la cargaison et plus peut y passer."
H. Deschamps, l’Afrique tropicale aux 17 e-18 e siècle (1969)
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