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L’actualité
médiatique aujourd’hui marquée par la
condamnation en première instance de Marc Olivier FOGIEL et de
quelques uns de
ses collaborateurs pour un SMS à
caractère négrophobe publié sur la chaîne
publique France 3 dans son émission
« ON NE PEUT PAS PLAIRE A TOUT LE MONDE », pose
le problème de la
banalisation des idéologies de toutes sortes et aussi celui de
la
responsabilités des animateurs télé qui, pour
certains, occupent la place non
pas pour informer ou organiser des débats de
société dignes de respect, mais
confisquent cette espace comme défouloir bien sûr avec la
bénédiction des
directeurs des programmes.
Si,
comme il se
définit lui-même non raciste encore moins non
négrophobe, il n’en reste pas
moins vrai que MOF, comme la plupart de nos concitoyens, à
céder à cette
grandissante et non moins fâcheuse tendance qui sévit
aujourd’hui en
France : La banalisation du « délit »
lorsque celui-ci concerne
la NEGROPHOBIE. L’aisance est déconcertante et la verve
très fertile.
Conséquence d’une impunité à l’encontre des
auteurs de ces actes, mais surtout
d’un mimétisme bien installé. Disons une coutume
très républicaine à la
française.
Il ne nous a pas
échappé, certes d’un registre différent
mais non moins révélateur et plein de signification que
la république a
honoré GRENOUILLEAU PETRE pour ses
travaux révisionnistes
de l’histoire des NEGRES (au propre comme au figuré). Cette
même
république a légiféré bien sûr
après moult tergiversation pour qu’enfin
l’esclavage soit reconnu
« aussi » comme un génocide. Abracadabrantesque non ?
En
son temps Jules FERRY n’a pas hésité de dire ce qu’il
pensait de cette
population et plus proche de nous encore un certain Jacques Chirac
trouvait que
la démocratie est un luxe pour les NOIRS.
Donc
nous pouvons sans risque de se tromper dire qu’il y’a
une tradition bien enracinée en France qui consiste à
dire tout et n’importe
quoi du moment que les concernés sont des NOIRS.
Donc que MOF s’engage dans cette voie
n’est pas une
découverte mais ceci s’inscrit dans une logique mimétique
qui réduit en facétie
un sujet d’une gravité certaine.
Rire
du NOIR est devenu comme un sport national et aussi un
gage de succès aussi paradoxal que cela puisse paraître.
Des carrières se sont
construites et consolidées sur la Négrophobie. Michel
LEEB a bâti l’essentiel
de succès sur la Negrophobie version humour. Sous sa cape de
titulaire d’une
maîtrise de Philosophie, un sujet dramatique est devenu d’une
hilarité qui
n’avait pour seul pareil que le mépris que ce monsieur peut
avoir pour les
Noirs. Et ne pas adhérer encore moins comprendre cette
bouffonnerie était une
marque de déficit humoristique, de susceptibilité
maladive.
MOF a
voulu peut-être innover dans cet exercice en y introduisant
des ingrédients nouveaux comme les nouvelles technologies en
guise de support,
mais manque de pot ou mauvaise stratégie, nous ne le saurons
jamais, fait est
que escroquerie, goujaterie et tricherie, le mélange
était un trop indigeste.
Car en plus d’une injure à l’endroit d’une population, il ne
s’est pas privé
d’utiliser les deniers publics (contribution aussi des populations
ainsi visées
dans son SMS ) pour les accabler. Donc loin d’être
un cas isolé loin s’en faut, MOF n’est pas
à celui qui le mieux représente cette banalisation du
délit de faciès version
républicaine et encore moins à la genèse de cette
injure à l’encontre des
Noirs. Et loin de ce propos de l’extraire du cambouis dans lequel il a
choisi
de baigner, seulement comme je le soulignais plus haut, il a agi par
contagion ; affective ? La question est posée.
Pour
ma part et je rends hommage à l’adage selon lequel
« il faut donner à César ce qui lui
appartient », même si l’actualité
semble le positionner comme l’auteur de cette formule insultante, il ne
l’est
pas.
En
son temps maire de la ville de Paris et aujourd’hui
président de la république française, monsieur
Jacques CHIRAC est et restera le
géniteur de cette infamie « infamante » et
infalsifiable. AVE
CESAR !!!!
Comme
quoi les paroles ne s’envolent toujours pas comme nous
l’enseigne l’autre adage, et en ce qui concerne cette formule
« les Odeurs
des Noirs » quelle belle rémanence et longue vie
à la parole.
MBOA
octobre 2005
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