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Affaire Pago-Petitot
GILBERT PAGO, FAUX REVOLUTIONNAIRE, VRAI CARRIERISTE ET COGNEUR DE  FEMMES   EST BLANCHI PAR LA JUSTICE COLONIALE FRANCAISE


Tract  publié le 27 septembre dernier par l'Alliance Ouvrière et Paysanne (AOP), dirigé par Jacqueline PETITOT :  

   "POURQUOI GILBERT PAGO, QUI A AGRESSE PUBLIQUEMENT JACQUELINE PETITOT LE 20 MARS 2003, A-T-IL BENEFICIE D'UNE ORDONNANCE DE NON-LIEU ?

Jeudi 20 mars 2003, vers 18h 45, à l'occasion d'un rassemblement contre la guerre en Irak sur le parvis de la mairie de Fort-de-France s'est produit un fait très grave. Gilbert PAGO, dirigeant du Groupe Révolution Socialiste, n'a pas apprécié que son camarade Philippe Pierre-Charles, dirigeant du même  groupe, m'ait accordé la parole en fin de rassemblement pour un rappel de la tenue d'un meeting caribéen contre la guerre co-organisé par notre groupe.

Après avoir reproché à son camarade de m'avoir donné la parole, "surtout dans le mégaphone du GRS", après m'avoir copieusement insulté verbalement, il m'a purement et simplement craché à la figure et violemment giflée, déclarant à la cantonade que tout un chacun devrait m'interdire d'expression. Au nom de je ne sais quel droit d'ingérence, il a proféré des propos contre mon activité syndicale au SNES-FSU. J'ai fait constater médicalement les effets de cette agression et j'ai déposé plainte.

(Extraits d'une lettre ouverte de Jacqueline PETITOT suite à son agression).
  
Plus de deux ans après, le juge d'instruction a rendu une ordonnance de non lieu datée du 26 août 2005, au motif que, selon les témoins, il n'y aurait pas eu agression physique, mais "échange d'injures réciproques".
Conclusion : "Dans ces conditions, l'information n'a pas permis d'établir que les infractions dénoncées étaient matériellement caractérisées."
  
Cette décision de "justice", favorable à l'agresseur et défavorable à la victime, en des temps où il n'est question que de lutte contre la violence faite aux femmes, a été rendue possible parce que plusieurs témoins membres d'organisations se réclamant du mouvement ouvrier, démocratique et anticolonialiste, sont revenus sur des déclarations verbales antérieures où ils avaient témoigné avec indignation de cette agression. L'un d'eux avait même contacté la victime pour témoigner en sa faveur, lui remettant devant témoins toutes ses coordonnées à cet effet !
  
Cette décision de "justice" a été précédée en 2003, année de l'agression, d'une violente campagne de la direction du Groupe Révolution Socialiste (dont est membre Gilbert PAGO), et de la Présidente de l'Union des Femmes de Martinique, membre du même groupe et conjointe de PAGO. Dans un texte d'une rare violence contre la victime intitulé "PETITOT CONTRE PAGO" où elle reconnaît toutefois l'agression : "Monsieur PAGO a peut-être eu un geste vif que nous regrettons toutes et tous. La réaction fut instinctuelle.", Mme la Présidente présente J. PETITOT comme responsable du geste de l'agresseur.

N'accuse-t-on pas aussi certaines femmes violées d'avoir provoqué leurs  violeurs ? Cet écrit, accompagnateur d'une pétition en faveur de PAGO, déclare "qu'il faut en finir avec les pratiques finalement terroristes de PETITOT."
  
L'AOP remercie les 600 signataires de la pétition de soutien à Jacqueline PETITOT condamnant l'agression de Gilbert PAGO, parmi lesquels en Martinique, les musiciens Léon SAINTE-ROSE et Manuel CESAIRE, les enseignants Marcel DONGAR, Guy HOLO, Gabriel ANTIOPE, universitaire au Japon, l'écrivain Raphaël CONFIANT, Mme Alix MALSA, Félix JEAN-FRANCOIS, gérant de "Jeff Aviation Service", les avocates Claudette DUHAMEL et CLAUDE
DISPAGNE, Paul GABOURG, militant du MIM, Emmanuel AGAT, du Mouvement Autonomiste Martiniquais, Joseph BAPTE, victime d'une agression physique de Gilbert PAGO en juillet 1981. AOP remercie les syndicats de la FSU, et singulièrement le SNES, dont une motion de mars 2003 condamnant sans ambiguïté cette agression a été reprise en France par le congrès de  2003 du SNES à Toulouse.
  
Ce non-lieu est inacceptable. Justice doit être rendue. "