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Foire du Livre au salon de l'Outre-mer

Le ministère de l’Outre-mer a organisé son salon du livre, du 15 au 16 octobre 2005, les gens de la communauté ont répondu présent, on peut toujours regretter qu’ils ne soient pas venus plus en masse, compte tenu  le nombre d’individus que nous représentons en île de France.

Je ne vais pas vous racontez ce qui s’est passé, vous n’aviez qu’à être là !

Je vais milaner, égoïser, ou pérorer,  c’est comme vous le voulez, je m’en fous, c’est moi qui écrit !

audrey_pulvar

Une photo d’Audrey Pulvar lors de sa conférence dans le salon Delgrès. Lorsque  nous nous sommes recroisés à la sortie, elle m’a fait un superbe sourire, lumineux comme un soleil et mon cœur a fait boum, boum, parce qu’elle est belle, timide et c’est la classe.

Le Nègre est jaloux, ils se sont vus dans l'obligation de  me faire tout un décorum : elle vit avec..., elle est comme ceci, elle est comme cela... dans le cas précis,  j’étais accompagné de blanc-pays, ce n’est pas grave, c'est pareille ! De toutes les façons,  le Nègre est jaloux, et puis j’ai bien vu les regards des Nègres qui m’environnaient, ils étaient jaloux, je vous dis ils étaient jaloux.

En tout cas, cela les a rendu vert de rage et affolé la jeune dame qui m’accompagnait, qui s’empressa de me demander : - Tu la connais, tu la connais ?

Et moi je lui réponds : - Vu c’est une batazindienne comme moi et que nous venons du même pays, il est possible que nous soyons cousins, c’est le sang qui a dû parler.  Quoi ! Il fallait bien que je lui réponde quelque chose.  Bref,  j’ai quand même  réussi avoir le mail de la dame un peu plus tard. 

laurence_theatin

Beaucoup de personnes se posent la question à  quoi ressemble une Kalazaza, en voilà une : Laurence Théatin, journaliste à RFO et RFI en compagnie de Benzo au centre et Philippe Cantinol  à gauche, le troisième avait un esprit tellement bizarre et des propos si éloignés de moi,  que je n’ai même pas voulu retenir son nom, il faut dire qu’il débarquait la veille du bourg de Trinité (Martinique).

Revenons à la Kalazaza, vous verrez que c’est une variété de chabine dorée avec des taches de rousseur.


Maintenant vous le savez,  poursuivons nos milans, à un moment Laurence, s’éloigne et se fait aborder par un petit monsieur, tout petit bonhomme, un Comorien qu’elle avait reçu lors de ses émissions, le type lui arrivait à peine à la hauteur des tétés.

Le futur président des Comores,  lui fait un modèle de drague, je ne vous dis pas, il carre les épaules et se la joue à la makoumè ou à la zaïroise, le gars veut se faire la fille – Laurence et moi échangions furtivement un regard, et je m’aperçois qu’elle est au bord de l’explosion, le fou rire la guette, voyant l’insistance du petit monsieur qui veut à tout prix les coordonnées de sa  «future». Je me rapproche d’eux, en me voyant, le petit monsieur réagit comme un coq de combat et dit tout fort : Qu’est-ce qui se passe, qu’est-ce qui se passe ? Comme si je n’avais pas entendu la première fois, en levant les bras au ciel !



Je m’adresse à Laurence lui disant que je m’en vais, elle profite de la perche  tendue  pour se défaire de cet importun et nous partons, mais à la sortie des tentes, un auteur et pas des moins connus me serre la main et me parle comme si nous étions des amis de longue date, avant de se rendre compte de sa méprise.  

Je feins de croire qu’il s’était trompé, il m’avait  vu depuis deux jours en pleine discussion avec le chantre de la créolité, et ce dernier avait dû lui dire qui j’étais, quoi qu’il en soit, ce qu’il voulait me dire, il me l’a dit et ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd.

Le temps passait et la dame devait retourner à sa rédaction malgré l’heure tardive, elle devait finir le montage de son reportage.

Je tiens à préciser, que cette jeune journaliste est une personne que j’ai croisée plus d’une fois  à RFO, on se disait juste bonjour, mais nous  n’avions jamais parlé avant ce jour. Et je ne mens pas, donc ce n’est pas la peine  en moun trapé gwo tjé, é pi mwen pren liberté épi la réalité, c’est une mise en scène. Merci, pa fè mwen fâché  pou ayen ou faché zot pou ayen ! J'oubliais personne ne m'accompagnait, c'est juste pour faire mon intéressant.

Evariste Zephyrin