« Dans
la Grèce antique,
chaque année le 6 et le 7 du mois de Thargélion, (mai), on célébrait
les
« Thargélies fêtes consacrées soit à Apollon et à Diane, soit
au Soleil et
aux Heures. Ces fêtes étaient assez singulières : « Le
premier jour on sacrifiait des victimes humaines ; c'étaient
des individus
condamnés à mort. Ils étaient conduits au son des flûtes hors de la
ville sur
le bord de la mer, leur cou était entouré de guirlandes de figues, et
ils
portaient également des figues dans les mains. Pendant cette marche, on
frappait les victimes avec des branches de figuier sauvage. Arrivées au
lieu du
supplice, on les faisait monter sur un bûcher de bois de figuier auquel
on
mettait le feu; enfin on jetait leurs cendres dans la mer et aux quatre
vents. »
Le 9 mai, on célébrait à Rome
les Lémuries,
pour apaiser les mânes des morts. On prétend que ces fêtes s'appelaient
à
l'origine Rémuries et qu'elles avaient été
instituées par Romulus pour
se délivrer du fantôme de son frère Rémus qu'il avait tué. L'objet
principal de
toutes les cérémonies de cette fête était d'exorciser les lémures (les
âmes des
morts), de prévenir leurs apparitions, et d'empêcher qu'ils ne
troublassent les
vivants... Le sacrificateur, nu-pieds, faisait avec la main, dont les
doigts
étaient joints au pouce, un signe pour chasser les lémures. Il mettait
des
fèves noires dans sa bouche et les jetait derrière lui en
disant : « Par ces
fèves, je me délivre moi et les miens. »
Cette conjuration se faisait au bruit d'un charivari de poêles et de
vases
d'airain.
Le 15 mai, avait lieu
la fête de Mercure. C'est
ce jour-là qu'un temple avait été consacré, dans le grand cirque, au
fils de
Jupiter et de Maïa. Le dieu qui avait dans ses attributions
l'éloquence, le
commerce, les voyages et les vols (!) est représenté « avec
des ailes aux pieds, aux épaules, à sa coiffure, et à la baguette
nommée caducée
qu'il tient entre ses mains. » Ces ailes
permettent au messager des
dieux d'exécuter avec rapidité les ordres de Jupiter. A ses multiples
occupations, Mercure Mercure joignait encore la conduite des âmes aux
enfers.
Le 3 mai,
l'Église catholique célèbre la fête de l'Invention de la Croix.
On sait
que sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin, retrouva la croix de
Jésus-Christ enfoncée dans la terre sous le Calvaire, en l'an
328. » [1]
Dans
la
société égyptienne, peu
de gens le savent le symbole le plus vénéré, n’était pas comme beaucoup
le
pensent l’Ankhou
la croix de vie[2],
quoiqu’il jouait un rôle primordial dans la liturgie égyptienne, c’est
le Djed
qui serait l’équivalant de la croix pour les
chrétiens : « En voici
une définition, extraite du Dictionnaire illustré de l'Egypte
antique
d'Ernest J. Wurlod: "Pilier en forme de tronc ébranché attribué au dieu
Osiris, qui symbolise la colonne vertébrale du dieu assassiné. Il
symbolise
aussi la continuité, la stabilité de l'univers et son harmonie, ce que
l'on
représentait pendant la fête Sed, lorsque le roi d'Egypte érigeait le
pilier
sacré pour le dieu Ptah. Parce que Seth renversa ce pilier en tuant son
frère
Osiris, le pharaon avait comme premier devoir de le redresser
rituellement
pendant la cérémonie de son couronnement, puis au moment de ses
jubilés. Le
pilier Djed jouait également un rôle de premier plan dans les
rites
agricoles, car il représentait, debout, la résurrection d'Osiris devenu
le
pilier de l'Egypte et du monde, le principe éternel reliant la Terre au
monde
céleste. C'est cette symbolique qu'annoncent les deux yeux placés au
sommet du
pilier, montrant que le Soleil et la Lune, yeux de l'univers, sont
toujours
attentifs à la vie des hommes. »
Ce Djed(colonne vertébrale
d’Osiris, du monde, de
l’univers)comme
écrit au-dessus,
omniprésent dans la société religieuse égyptienne à l’instar de la
croix dans
les sociétés chrétiennes, le parallèle n’est pas surfait, et penser que
la
croix latine tire sa base du Djed est une possibilité.
Le mois de mai
est une renaissance, il porte le fermentet commele dicton le dit :
« Le mois de mai de l'année, décide la destinée. »
[2]Ce symbole est la croix de vie
égyptienne,
également appelée croix ansée. Dans l’écriture égyptienne, il signifie
« vivre
» ou « la vie » et s’écrit dans notre alphabet comme ceci : ankh. Cette
croix
est le symbole de l’immortalité car elle est portée à la main par tous
les
dieux mais elle est aussi un symbole de pouvoir du pharaon. Elle peut
aussi
être vue comme une clé ouvrant la porte du royaume des morts. Elle
inspire donc
principalement la vie éternelle et le pouvoir. L’origine de la croix
ansée est
très controversée dans la milieu de l’égyptologie. En effet, certains
l’identifient à une courroie de sandale, d’autres à une vertèbre de
taureau ou
encore à un tau hébreu. Une chose est sûre, cette croix représente la
vie après
la mort et serait également le symbole de l’union entre Isis et Osiris
qui a
permis de sauver l’humanité grâce à la victoire d’Horus sur Seth.
L'Ankh
accompagnait toutes les cérémonies rituelles et servait de talisman
protecteur.
Source
Les
Editions Spéciales de Pyepimanla le Magazine Antillais