Fête du travail sur fond de
chômage aigu

La
fête du travail et de l’agriculture a été célébrée un peu partout dans
le pays
le 1er mai écoulé sur fond de chômage aigu. La loi sur le salaire
minimum n’est
toujours pas votée.
Le
premier ministre Haïtien, Michèle Duvivier Pierre Louis, qui s’est
rendue à Jacmel pour l’occasion a réitéré l’engagement de son
gouvernement à
créer plus de 150 mille emplois dans le cadre de la loi Hope dans les
deux ans
à venir. En effet, selon cette loi votée par le congrès américain, les
usines
de confection en Haïti peuvent vendre leurs produits sur leur marché
pendant
dix ans sans payer de taxe.
« Nous
travaillons afin de mettre en place des structures pour établir des
industries
de sous-traitance dans tous le pays. Il faudra créer des espaces de
travail
confortable, où tous les employés auront un lieu pour se reposer
conformément
aux prescrit de la loi Hope », a-t-elle indiqué.
La
traditionnelle foire annuelle organisée au Champs de Mars a été lancée
jeudi
dernier sous le thème : « Solidarité entre patrons, ouvriers, paysans
et
artisans, un sérum pour le renforcement de la production nationale »,
en
présence des officiels du gouvernement.
Cependant,
cette foire n’a pas comblé l’attente des exposants, malgré l’avalanche
de curieux
qui ont investi l’aire du Champ de mars dénonçant la hausse du taux de
chômage.
Les agents de l’ordre ont même dû intervenir à Port-au-Prince et à
Jacmel pour
disperser des manifestations contre la cherté de la vie et le chômage.
Par ailleurs,
selon l’agronome Anthony Phelps, le pays n’avait rien à fêter ce 1er
mai
arguant que le taux de chômage est revu à la hausse, passant à plus de
50 %
dans le pays. L’agronome met également en doute les chiffres avancés
par le
ministre de l’agriculture selon lesquels le pays aurait produit 40 % de
sa
consommation journalière.
« Le ministère
de l’Agriculture ne dispose pas des structures déconcentrées dans les
villes de
province lui permettant d’avancer de telles proportions », a-t-il dit.
Ce lundi, la
loi sur le salaire minimum sera à l’ordre du jour au Sénat. La ministre
des
Affaires sociales et du travail, Gabrielle Prévilon Baudin, a souligné
que le
vote de cette loi par les parlementaires « ne fera que des gagnants ».
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