En Suède,
pays où la fête est la plus
répandue, elle est originaire du Västergötland,
dans le
sud-ouest du pays, et s'est progressivement étendue à tout le pays,
puis au XXe
siècle aux territoires finlandais suédophones comme Åland, et dans une certaine mesure
dans d'autres
pays tels le Danemark et la Norvège.
Lucie
est un prénom venant du latinlux,
lucis,
désignant la lumière, et la
lumière est à l'honneur lors de
ces célébrations.
Certains
tracent le renouveau des
célébrations de Lucia en Suède à la tradition allemande protestante de
vêtir
les filles en Christ enfant (« Kindchen Jesus », « Christkindl ») et les faire
distribuer
des cadeaux de Noël. La variante suédoise de cela est le « Kinken
Jes », qui commence à apparaître parmi la haute classe moyenne
dans
les années 1700 : la fille porte une couronne de bougies et
distribue des
bonbons et petits gâteaux aux enfants. Une autre théorie évolua des
vieilles
traditions suédoises des « garçons étoilés » (« stjärngossar »)
et des anges vêtus de blanc qui iraient chanter des chants de Noël
pendant
l'Avent et Noël. Quoi qu'il en soit, la tradition présente, où une
femme ou
jeune fille parée de blanc et portant une couronne de bougies apparaît
le matin
de la fête, commença aux environs du lac Vänern vers la fin du XVIIIe siècle
et se répandit lentement au reste du pays pendant le siècle suivant.
En 1893,
le musée de Skansen remet
au jour cette ancienne tradition,
qu'il considère comme valant d'être préservée. La célébration sous une
forme
moderne est due à l'initiative en 1927 d'un quotidien stockholmois (Stockholms
Dagblad), qui organise la première procession officielle de Sainte
Lucie,
avec l'élection d'une Lucia. La pratique se répand ensuite rapidement à
travers
tout le pays, grâce en particulier à l'influence de la presse
locale. Aujourd'hui la plus grande partie
des villes de Suède élisent une Lucia chaque année, les écoles élisent
une
Lucia et ses « tärnor » (demoiselles d'honneur) parmi
les
étudiantes, et une Lucia nationale est élue parmi les régionales. Les
Lucias
régionales visiteront des centres commerciaux, des églises et des
institutions
pour personnes âgées, chantant et répartissant des biscuits au
gingembre. Il y
eut débat sur la possibilité d'élire une Lucia nationale non-Blanche, qui finit en 2000 par
l'élection de la
première Lucia non-Blanche, une fille adoptée.
Il y a
des garçons dans les
processions, jouant un rôle différent associé avec Noël. Certains, les « stjärngossar »,
sont parés de blanc comme les filles, mais portent un chapeau conique
décoré
d'étoiles dorées ; d'autres se déguisent en « tomtenissar »,
portant des lanternes, et d'autres encore peuvent se déguiser en bonhomme
en pain d'épices (« Pepparkaksgubb »). Ils
participent aux chants et ont un chant ou deux pour eux-mêmes, le plus
souvent Staffan
Stalledräng, qui raconte l'histoire d'Étienne
s'occupant de ses cinq chevaux.
On mange
traditionnellement des lussekatt,
gâteaux d'épices au safran.
Quoique
la Sainte-Lucie n'est pas un
férié officiel en Suède, elle est une fête très aimé des Suédois. Le
soir et la
nuit peuvent être très bruyants, les lycéens en particulier profitant
de
l'occasion de faire la fête. Aux universités les étudiants tiennent de
grands
dîners formels, leur dernière chance de ce faire avant que la plupart
ne
partent retourner en famille pour Noël.
Les
paroles suédoises de la chanson
napolitaine Santa Lucia sont traditionnellement soit « Natten
går tunga fjät » (« La Nuit marche à pas lourds »),
ou « Sankta
Lucia, ljusklara hägring » (« Sainte Lucie, brillante
illusion »). Il existe également une version moderne à paroles
plus
faciles, pour les enfants : « Ute är mörkt och
kallt »
(« Dehors il fait noir et froid »).
Avant le 11ème siècle,
les
Suédois étaient païens : ils adoraient les Ases, les dieux de la
mythologie nordique. Les déesses s´appelaient Frigg, Freyja, Idunn
,Gerd, Fulla
, Nanna, etc. Et les grands dieux étaient Freyr, Odin, Thor, ... dont
j´ai les
effigies sur un autel à la maison. Suis-je païenne ? Descendante
d´esclaves
et collectionneuse d´objets d´art, il m´arrive de me décrire
“fétichiste” car
je donne du pouvoir à tout ce qui est créé dans l´intention de faire du
bien à
l´âme, tel par exemple, une belle peinture ou un bon livre. Je
reconnais
recueillir plus l´essence des gens et des choses que leur matérialité.
Par
exemple, lorsque je prie devant la statue de la Vierge Noire ou
blanche, je me
recueille devant La Force Féminine qu´elle représente, car pour pour
moi
symboliser est voir l´ invisible dans le visible. Lorsque je regarde ta
photo,
je sais que ce n´est pas toi. Je me réjouis tout simplement de ton
image. Et ou
bèl toubòlman ! La beauté et la gentillesse de tes petites sœurs
et toi me
chavirent le cœur.