Signification chinoise du
solstice d'hiver
Au solstice d’hiver, une
grande fête en Chine, on
déguste les wontons ou raviolis chinois. Alors que représente le
solstice
d’hiver pour les peuples asiatiques et pourquoi mange t’on des wontons ?
Calendrier lunaire
Les fêtes de fin d’année sont passés maintenant, mais au milieu de tous
les
préparatifs, il y a quelque chose qui peut paraître inaperçu chez nous,
mais
qui est plutôt réjouissant dans le noir et la froideur de ce mois de
décembre
et qui porte toute la promesse de jours meilleurs, les jours
commencent à
rallonger. Le jour le plus court de l’année et où la situation est sur
le point
de s’inverser, c’est le jour du solstice d’hiver, un jour de fête en
Chine et
en Asie.
On se réfère ainsi à une
caractéristique du calendrier chinois traditionnel : le calendrier
lunaire qui
se base sur les lunaisons et non pas sur le soleil comme dans notre
système.
Ainsi le début de l’année correspond à une nouvelle lunaison et du coup
peut
varier d’une année sur l’autre. Mais là n’est pas notre propos
d’aujourd’hui.
Ceci étant dit, le nouvel an chinois est le 26 janvier 2009.
Le solstice d’hiver se
passe aux alentours du 21 décembre, le soleil atteint 270 degrés de
longitude
céleste. Dans le livre Illustrations des 72 Temps dans le Calendrier
Lunaire,
on peut lire : « Le Qi conservé toute l’année atteint alors son
maximum. »
(Dans la culture chinoise on emploie le terme « QI » pour désigner
l’énergie
vitale.)
Le Solstice d’hiver marque donc le changement de l’automne à l’hiver.
Ce
jour-là, dans l’hémisphère nord, la lumière du jour est la plus courte
et
inversement c’est la plus longue nuit de l’année. Au Cercle Arctique,
c’est la
nuit polaire.
Dicton du
solstice d’hiver
Un dicton chinois dit « il ne fait pas vraiment froid jusqu’au solstice
d’hiver. » Ce n’est qu’après le solstice d’hiver que la température
commence
vraiment à descendre. Les jours qui suivent le solstice d’hiver sont
appelés
les « Neuf plus froids ».
Il existe une chanson populaire intitulée « Les neuf Neufs dans l’hiver
» qui
décrit le changement de temps après le solstice d’hiver et l’espoir en
fait qui
se pointe. La voici :
« En dix-huit jours du premier et du deuxième Neuf, il fait si froid
que les
gens ne mettent pas le nez dehors. Aux troisième et au quatrième Neuf,
toutes
les routes sont gelées. Aux cinquième et sixième Neuf, les saules le
long de la
rivière commencent à bourgeonner. Au septième Neuf, la glace des
rivières fond.
Au huitième Neuf, l’oie sauvage revient.
Après le neuvième Neuf, les paysans commencent à préparer leurs labours
et
désherbages. »
Le Solstice d’hiver est le premier jour du premier Neuf, c'est-à-dire
le
premier jour d’une période de 9 jours, suivie par d’autres périodes de
9 jours.
Et cette chanson résume donc la transformation du temps au cours des 81
jours
des neuf Neufs, dans lesquelles la température chute à son point le
plus bas
puis commence à se réchauffer petit à petit. On y voit que le troisième
et le
quatrième Neuf sont les plus froids, que l’on retrouve dans les vieux
dictons «
les jours les plus froids sont durant le troisième Neuf », ou « le
troisième
Neuf est glacé ».
Dans la Chine
ancienne, le solstice d’hiver était une fête très importante
Photographie
: Francesca Palli
Dans les dynasties Yin,
qu’on appelle aussi dynastie Shang et Zhou, deux dynasties qui se sont
succédé
entre 1570 et 722 avant JC, puis durant la dynastie Qin, de 221 à 206
avant JC,
le Solstice d’hiver était considéré comme le premier jour de la
Nouvelle Année.
Dans la dynastie Han, on se référait au Solstice d’hiver comme au «
festival
d’hiver. » Les hauts fonctionnaires tenaient une cérémonie appelée la «
célébration de l’hiver, » et c’était l’époque des vacances officielles.
Dans le
Hanshu, ou livre des Han qui est un livre d'histoire couvrant la
période des
Han occidentaux, on peut lire : « au solstice d’hiver, les gens se
calment et
se reposent. Les bureaux du gouvernement sont fermés et les
fonctionnaires sont
en congés. C’est un bon moment pour se pencher sur eux-mêmes. » Ce
jour-là,
tous les membres des familles royales, tous les représentants du
gouvernement
arrêtaient de travailler et l’armée se retirait. Sur les frontières
toutes les
portes étaient fermées, dans les villes et les villages, tous les
commerces
avaient porte close. Les familles et les amis se rendaient mutuellement
visite
et échangeaient des présents de nourriture. Tout le monde passait la
journée
d’une manière tranquille et heureuse.
Après la dynastie Song (entre 960 et 1279.), le solstice d’hiver est
devenu un
jour pour se souvenir des ancêtres, où les gens saluaient leurs parents
et les
autres personnes âgées, et l’empereur se rendait dans les faubourgs et
tenait
une cérémonie pour vénérer les cieux. Dans le livre Notes de Qingjia,
on lit :
« le solstice d’hiver était aussi important que le Nouvel An », et on
l’appelait « Festival du solstice d’hiver ».
Le solstice d’hiver avait une signification spéciale dans l’ancienne
Chine :
par l’interaction entre le Yin et le Yang, les gens y voyaient une
bénédiction
du ciel, que le ciel s’ouvrait à ce moment de l’année. Il en reste une
coutume
populaire qui veut qu’il faut être prêt pour ce moment béni et que par
exemple,
on doit mettre en ordre ses affaires, on doit rembourser ses dettes.
Les mets du solstice d’hiver
Comme souvent, à une fête ou évènement spécial est associée une
tradition
culinaire. Cela se vérifie chez nous aussi avec la buche de Noël, le
gigot
pascal, la dinde du Thanksgiving dans les pays anglo saxons …
Un vieux dicton chinois dit : « des wontons au solstice d’hiver et des
nouilles
au solstice d’été » Les wontons sont une sorte de raviolis. Et pourquoi
mange-t-on les raviolis au solstice d’hiver? On trouve l’explication
dans un
conte. On peut y lire que durant la dynastie des Hans, les Huns, un
peuple du
nord de la Chine, envahissaient souvent le territoire de
leurs voisins.
Deux tribus principales étaient très mauvaises et vraiment haïes. Les
gens qui
craignaient l’invasion préparaient alors des wontons, qu’on appelle
aussi
hunduns, c'est-à-dire de la pate fourrée de viande. Manger des wontons
avait
une signification particulière en Chine : On mange des wontons dans
l’espoir
d’éviter la guerre et de vivre en paix. Selon la croyance populaire,
les
wontons auraient été inventés durant le solstice d’hiver, c’est donc
devenu la
coutume de manger les hunduns à ce moment là.
Dans la province du Henan, on mange des boulettes au solstice d’hiver.
On
appelle ça des oreilles gelées tout simplement parce que ces boulettes
ont la
forme d’oreilles humaines. D’où vient cette coutume ? On raconte que
Zhang
Zhongjing, un docteur miracle que ses patients appelaient un saint,
était
fonctionnaire à Changsa . Au moment de prendre sa retraite, il voulut
retourner
vivre dans sa ville natale de Nanyang et y arriva durant l’hiver. Il
faisait un
froid de canard, avec beaucoup de neige et un vent violent. Il
rencontra de
pauvres gens, trop légèrement vêtus pour affronter ce froid perçant et
qui
avaient les oreilles gelées. Cela attrista beaucoup Zhang de voir ça.
Il demanda
qu’on dresse une tente près de la porte Est
de Nanyang, y plaça une marmite, y fit bouillir de l’eau et jeta dedans
du
mouton, du piment, des herbes pour disperser le Qi froid. Après un
petit moment
de cuisson le tout fut découpé en petits morceaux. Il plaça la
préparation
entre des feuilles de pâte, en forme d’oreilles et remit le tout à
cuire et
donna cette préparation à manger aux pauvres gens. … qui - le docteur
miracle
porte bien son nom - eurent leurs oreilles guéries. Peut être peut on
rapprocher ça aussi de ce qu’on disait tout à l’heure à propos de cette
période
du solstice d’hiver que l’on dit bénie. Voilà pourquoi depuis on mange
des
boulettes de viande au moment su solstice d’hiver. On les appelle
maintenant
des Jiaozi.
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l'Espoir |
wontons
Soupe
Won-Ton aigre douce
Préparation
: 20 mn / Cuisson : 20 mn
Ingrédients
- 125
g de farine
- 60 g de blanc de poulet cuit
- 60 g de tranche de roti froid
- 1 litre de consommé de poule
- 1/2 cuillère à café de saindoux
- 1/2 cuillère à café de glutamate de sodium
- 1 pincée de poivre
- 1/2 cuillère à café de poivre
- 1/2 cuillère à café d'huile de sésame
- 1 morceau de tubercule de gingembre (70g)
- 1 petit poireau
- 1 carotte
- 30 g de pousses de bambou en lanières (conserve)
- 2 cuillères à sucre de pâte sucrée de haricots rouge douce
- Pluches de coriandre
- Sel
Préparation
1/
Pétrir la farine et le saindoux avec 2 cuillères à soupe d'eau jusqu'à
obtention d'une pâte ferme. Abaisser finement la pâte sur un plan de
travail
fariné et la découper en 24 carrés de la même taille.
2/
Détailler les fins dès de blanc de poulet et de charcuterie. Saler et
poivrer.
Ajouter le glutamate et l'huile de sésame.
3/
Répartir la farce sur la moitié des carrés. Humecter les bords d'eau et
recouvrir les carrés restants. Presser sur les bords pour bien faire
adhérer et
faire cuire les won ton (les raviolis en français) à l'eau bouillante
salée
pendant 2-3 mn. Les sortir et les égoutter et les répartir dans les
bols.
4/
Porter le bouillon à ébullition dans une casserole.
5/
Eplucher le gingembre, les couper en épaisses tranches et les ajouter
au
consommé.
6/
Laver, éplucher et émincer le poireau et la carotte. Les ajouter à la
soupe et
faire cuire 4-5 mn.
7/
Egoutter les pousses de bambou et les mettre dans la soupe avec la pâte
de fève
rouge.
8/
Saler et poivrer le cas échéant à nouveau et vérifier l'assaisonnement
de
glutamate. Répartir dans les bols et servir la soupe garnie de pluches
de
coriandre.
Raviolis
vapeur au poulet
Ces
délicieux raviolis sont traditionnellement dégustés au petit-déjeuner,
en
Chine. Chez nous, en Occident, on préfère les servir en entrée. Si,
comme moi,
vous disposez de carrés de pâte à wontons prêts à l'usage achetés au supermarché
asiatique,
ils se préparent en un clin d'oeil. L'idée de cuisiner ces raviolis
chinois
s'est imposée à moi car je dois vider mon congélateur pour cause de
déménagement imminent aux Açores (ma voiture embarque dans le container
la
semaine prochaine déjà...), et je me suis aperçue que j'avais justement
un
stock de pâte à wontons à écouler. Plus les restes d'un poulet rôti,
même si,
habituellement, la farce des wontons n'est pas précuite. Servis dans
leurs
paniers de cuisson à la vapeur en bambou, avec une salade chinoise bien
croquante pour accompagnement, on se serait presque cru à Pékin, dans
mon petit
village du Ribatejo profond...!
Ingrédients pour 4-6 personnes (24 unités)
- 24 carrés de pâte à wontons
- 1/2 petit poulet cuisiné
- 1 oeuf
- 1 cuillère à café d'huile de sésame
- 1 petit bouquet de ciboulette ciselée
- poivre noir fraîchement moulu
- sauce de soja
- sauce sucrée aux piments thaïlandaise
- sauce hoïsin
Préparation
Désosser le poulet et éliminer la peau. Effiler la chair et la mettre
dans le
bol d'un hachoir. Hacher finement et transférer dans une jatte.
Ajouter la ciboulette ciselée, l'oeuf et l'huile de sésame. Poivrer et
bien
mélanger à la fourchette.
Disposer une cuillère à café de farce au centre de chaque carré de
pâte.
Humidifier légèrement les bords de la pâte avec un peu d'eau et fermer
les
raviolis en forme de petites bourses.
Porter de l'eau à ébullition dans un récipient de taille adaptée à
celle des
paniers em bambou. Faire de nombreux trous dans du papier sulfurisé.
Foncer des
paniers en bambou avec le papier sulfurisé.
Placer les raviolis dans les paniers, en laissant suffisamment d'espace
entre
les raviolis pour qu'ils ne se touchent pas. Placer les paniers les uns
sur les
autres, sur la casserole d'eau bouillante, avec le couvercle placé sur
le
dernier. Laisser cuire jusqu'à ce que les raviolis se présentent
opaques (10-12
minutes).
Servir sans attendre, directement dans les paniers. Accompagner avec
des
coupelles de sauces et une salade de légumes croquants.
Source
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