Combien
envers
et contre tout
la
vie parfois pouvait leur sembler douce
ce
peu de temps où toutes chaînes oubliées
ils
sentaient remonter de leurs jardins créoles
des
fragrances effacées
qui
leur parlaient d'Afrique
la
nuit
juste
avant la rosée
avant
que ne s'échappe de la maison du maître
les
abois des molosses prêts à prendre leur piste
le
carcan et les fers
la
ronde du fouet sur leurs épaules nues
et
jusqu'aux cris de l'évadé
à
qui l'on tranche le jarret
José
Le Moigne
4 février
2009
|