« A la Fet Kaf »
Le 19
décembre 2008, à l’occasion de la « fet
kaf » célébrant l’abolition de l’esclavage à la Réunion ayant
eu lieu le
20 décembre 1848, la « communauté réunionnaise »
organisait une
manifestation dans
la salle Félix
Eboué du ministère
de l’Outre-mer, placée
sous le haut patronage de Patrick
Karam, délégué interministériel à l’égalité des chances. Nous fûmes
conviés à
participer à cette fête avec
nos « compatriotes » Réunionnais
Cette
« Fet Kaf » se
déroula dans la salle
Félix Eboué,
celle-ci ne pouvant
contenir au grand
maximum que 200 personnes, donc les principaux invités étaient en
majorité des
présidents d’associations
réunionnaises,
nous pûmes
discuter avec Daniel Dalin le
président
du Collectifdom et le président du CM 98, Serge Romana, qui a profité
micro en
main pour défendre sa thèse de la commémoration de l’ancêtre esclave,
thèse à
laquelle je n’adhère pas, même si nous établissons le même diagnostic à
propos de la
profonde blessure, de cet
outrage, que nous portons en nous
et
qui « nous déstructure », cela n’empêche pas, que nous ayons des relations cordiales.
Outre la
présence des présidents
d’associations on trouvait dans la salle quelques personnalités ayant
une
certaine influence dans le débat politique et social
à propos de l’Outre-mer.
Lors de cette
manifestation, il
y eut une partie consacrée à
la
réalité des
« kaf » qui
subissent à la Réunion une forme d’ostracisme, voir de racisme de la
part du reste
de la population.
Et nous avons
aussi pu entendre un sociologue
réunionnais,
définir les populations noires nées
en
France, mais dont les parents sont issus des DOM-TOM, se voir qualifier
d’Afro-français, terme ayant fait
bondir plus d’uns.
Après que
nous ayons débattu avec les représentants
politiques présent
ce jour. Nous
allâmes nous restaurer au buffet, qui
proposait les plats de la Réunion,
ma
foi fort délicieux !
Puis, notre
regard s’arrêta sur des bronzes
figurant
des femmes,
nous prîmes notre appareil numérique et
nous
entreprîmes de les photographier, l’auteur de ces bronzes vint vers
nous, et
nous pûmes échanger sur son travail et le symbolisme de son
œuvre : Il
avait choisi de présenter des bronzes de femmes auxquelles il
attribuait une
personnalité : l’Antillaise, la Sénégalaise, la Brésilienne,
etc…
Le sculpteur
se nomme Philippe
LAW-TO un : « réunionnais, né
d'un père chinois et
d'une mère d'origine indienne. Je suis venu en métropole en 1972. La sculpture m'a toujours attiré
mais j'étais très pris par
mon activité professionnelle. En 1998, je me suis inscrit à l'Académie
JULIAN
pour m'initier à la sculpture.
J'ai pu réaliser mon
premier bronze en 2000. Chacune de mes oeuvres a une histoire liée au
métissage
en relation avec des moments de ma vie. Aujourd'hui, mon travail est
axé sur une
recherche de formes plus stylisées et plus épurées, inspirées de l'art
africain
et malgache. »
Vous pouvez
admirer son œuvre en dessous et sur la page de droite.
Par ailleurs,
nous réalisâmes un
certain nombre de clichés que je vous invite à regarder sur
cette page: salle
Félix Eboué.
Tony Mardaye
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