Inde :
des Hindous attaquent des églises à Noël
faisant 1 mort et 30 blessés
BHUBANESWAR
(Inde), 26 déc 2007 -
Des Hindous ont attaqué au moins 10 églises
pendant la nuit de Noël dans l’est
de l’Inde, faisant un mort et trente blessés, a
annoncé la police mercredi.
Les assaillants, soutenus par
le Vishwa Hindu Parishad (Conseil mondial Hindou), ont mis le feu
à six églises
et en ont pillé quatre autres au coeur de l’Etat
d’Orissa, a indiqué à l’AFP
l’officier de police Narsingh Bol. Un jeune homme est mort
dans ces attaques et
30 autres personnes ont été blessées,
selon un responsable administratif local.
La police n’a pas précisé la religion
des victimes. Les autorités ont imposé un
couvre-feu dans quatre villes du district de Kandhamal,
situé à 300 km au
sud-ouest de la capitale de l’Etat, Bhubaneswar,
où ces violences ont eu lieu.
Le chef du gouvernement de l’Etat, Naveen Patnaik, a
lancé un appel à la paix,
affirmant sur une chaîne de télévision,
que l’Etat d’Orissa a "une longue
tradition de bonne entente entre les communautés" et
qu’il "faut la
maintenir". Environ 500 policiers ont été
déployés pour ramener le calme.
Gouri Prasad Rath, chef du conseil hindou dans cet Etat, a
affirmé que des
temples hindous avaient également été
attaqués. Mais la police n’a pas pu
confirmer ces affirmations. Selon les autorités, les
violences dans les églises
se sont produites au lendemain d’une attaque contre un leader
hindou appelé
Swami Laxmananand Saraswati, qui fait campagne contre la conversion,
"forcée"
selon lui, d’Hindous de castes basses au christianisme. La
conférence
épiscopale, plus haute instance catholique d’Inde,
s’est dite
"profondément choquée" par des "attaques
soigneusement
planifiées contre des Chrétiens innocents". Les
évêques ont appelé le
gouvernement indien à assurer la
sécurité de "la minuscule communauté
d’Orissa". Dans le district de Kandhamal, une
majorité des Chrétiens
convertis sont des "dalits", nom donné aux intouchables de
la
religion hindouiste. Les violences interreligieuses éclatent
sporadiquement en
Inde, pays de plus d’un milliard d’habitants
où les Chrétiens ne représentent
que 2,3% de la population.