![]() |
![]() |
|
|
Plus
d’autonomie pour les Antilles néerlandaises
Deux des cinq îles
qui composent les Antilles néerlandaises
auront dans un an des systèmes politique, judiciaire et policier
indépendants « Une construction
administrative qui ne fonctionne
plus » « Curaçao et Saint-Martin demeureront au
sein
du royaume des Pays-Bas », précise le porte-parole d’Ank Bijleveld,
secrétaire
d’État néerlandaise en charge du dossier, tout en reconnaissant qu’une
réforme
s’imposait. « Tout le monde le constate : les Antilles sont le résultat
d’une
construction administrative qui ne fonctionne plus dans la pratique.
Elles sont
composées de plusieurs îles qui n’ont rien en commun. » Des îles considérées
comme des paradis fiscaux Actuellement, le royaume des
Pays-Bas comprend trois États autonomes de statut équivalent, les
Pays-Bas proprement dit, les Antilles néerlandaises et l’île d’Aruba,
située aussi dans les Caraïbes, face aux côtes vénézuéliennes, mais
séparée des Antilles néerlandaises. L’accord d’autonomie, signé en décembre 2008, prévoit qu’après la réforme le royaume comptera quatre membres autonomes : les Pays-Bas, Aruba, Curaçao et le sud de Saint-Martin L’accord prévoit aussi que le
royaume des Pays-Bas, dont le gouvernement se compose actuellement des
ministres de La Haye et de deux représentants pour Aruba et les
Antilles, éponge 70 % des dettes des Antilles, qui s’élèvent à 1,7
milliard d’euros. En échange, le royaume obtient un
droit de regard sur les budgets des îles, touchées par la corruption.
Elles sont considérées comme un paradis fiscal et une plaque tournante
pour le trafic de drogue latino-américain.
Cécile de
BRUIN (à La Haye) |
|