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Haïti mineures employées de maison
Fillette dans un bureau dune
organisation qui aide les femmes et les enfants vivant dans la rue, 2008. (c) Amnesty International
De
nombreuses familles haïtiennes trop pauvres pour subvenir aux besoins de leurs
enfants sont contraintes d’envoyer ces derniers travailler comme domestiques.
Ces enfants, des filles pour la plupart, effectuent alors de longues
journées de travail ; ils font notamment le ménage et la cuisine, vont chercher
de l’eau pour toute la famille, et s’occupent des autres enfants de la maison.
Selon les estimations de l’UNICEF, en 2007, pas moins de 100 000 filles
de moins de 18 ans étaient employées comme domestiques en Haïti.
Enfermées dans une situation de dépendance totale, nombre d’entre elles
sont forcées d’endurer des violences et des sévices sexuels.
Certaines fuient leur employeur ou leur famille d’accueil et se
retrouvent à la rue où, pour survivre, elles n’ont d’autre solution que de se
prostituer.
Régina, une jeune fille de quinze ans, a raconté à
Amnesty International quelle a commencé à travailler comme employée de maison à
l’âge de dix ans.
Elle a fini par s’enfuir, ne pouvant plus supporter les coups qu’on lui
infligeait.
Elle a passé quatre ans au Foyer Maurice Sixto, un centre d’accueil
pour les enfants qui ont été employés comme domestiques.
Pendant cette période elle a pu aller à l’école. À quatorze ans, elle
est retournée chez elle, où elle a été victime de nouvelles violences.
La
législation haïtienne n’offre pas de cadre protecteur pour les enfants.
En 2003, la loi relative à l’interdiction et à l’élimination de toutes formes d’abus,
de violences, de mauvais traitements ou traitements inhumains contre les
enfants est entrée en vigueur.
Elle supprime un chapitre du Code du travail qui réglementait le travail
domestique des enfants, mais n’interdit pas cette pratique.
Ce chapitre du
Code du travail prohibait l’emploi comme domestiques des enfants de moins de
douze ans et offrait des garanties de rémunération financière pour ceux âgés de
plus de quinze ans.
Il exigeait par ailleurs des familles d’accueil, entre autres conditions,
quelles obtiennent un permis délivré par l’institut du bien-être social et de
recherches (IBESR) avant de prendre un enfant à leur service.
Les autorités haïtiennes
doivent adopter des dispositions législatives afin de protéger les mineurs qui
travaillent comme domestiques dans des conditions assimilables à de l’esclavage.
Le gouvernement haïtien doit mettre
fin à l'esclavage des mineurs
Les
autorités haïtiennes doivent adopter des dispositions législatives afin de
protéger les mineurs qui travaillent comme domestiques dans des conditions
assimilables à de l'esclavage, a déclaré Amnesty International à la veille de
la Journée mondiale de l'enfance.
Ce mercredi 18 novembre, l'organisation lance une campagne exhortant le
gouvernement haïtien à adopter des mesures pour protéger les mineurs employés
de maison contre les violences, les mauvais traitements et l'exploitation.
De nombreuses familles haïtiennes trop pauvres pour subvenir aux besoins de
leurs enfants sont contraintes d'envoyer ces derniers travailler comme
domestiques. Ces enfants, des filles pour la plupart, effectuent alors de
longues journées de travail ; ils font notamment le ménage et la cuisine,
vont chercher de l'eau pour toute la famille, et s'occupent des autres enfants
de la maison.
« En Haïti, la plupart des mineurs employés de maison sont traités
quasiment comme des esclaves, a déclaré Gerardo Ducos, chargé des
recherches sur Haïti à Amnesty International. Ils travaillent dans des
conditions inhumaines et subissent au sein de leur famille d'accueil des
violences et des mauvais traitements, uniquement pour un peu de nourriture. »
Selon les estimations de l'UNICEF, en 2007, pas moins de
100 000 filles étaient employées comme domestiques en Haïti.
Enfermées dans une situation de dépendance totale, nombre d'entre elles sont
forcées d'endurer des violences et des sévices sexuels. Certaines fuient leur
employeur ou leur famille d'accueil et se retrouvent à la rue où, pour
survivre, elles n'ont d'autre solution que de se prostituer.
Régina, une jeune fille de quinze ans, a raconté à Amnesty International
qu'elle a commencé à travailler comme employée de maison à l'âge de dix ans.
Elle a fini par s'enfuir, ne pouvant plus supporter les coups qu'on lui
infligeait. Elle a passé quatre ans au Foyer Maurice Sixto, un centre d'accueil
pour les enfants qui ont été employés comme domestiques. Pendant cette période
elle a pu aller à l'école. À quatorze ans, elle est retournée chez elle, où
elle a été victime de nouvelles violences.
« Les mineures haïtiennes se retrouvent dans une spirale de la
pauvreté et de la violence, a expliqué Gerardo Ducos. Seule
l'éradication de cette forme moderne d'esclavage permettra de protéger les
droits de milliers d'enfants. »
La législation haïtienne n'offre pas de cadre protecteur pour les enfants.
En 2003, la loi relative à l'interdiction et à l'élimination de toutes formes
d'abus, de violences, de mauvais traitements ou traitements inhumains contre
les enfants est entrée en vigueur. Elle supprime un chapitre du Code du travail
qui réglementait le travail domestique des enfants, mais n'interdit pas cette pratique.
Ce chapitre du Code du travail prohibait l'emploi comme domestiques des enfants
de moins de douze ans et offrait des garanties de rémunération financière pour
ceux âgés de plus de quinze ans. Il exigeait par ailleurs des familles
d'accueil, entre autres conditions, qu'elles obtiennent un permis délivré par
l'Institut du bien-être social et de recherches (IBESR) avant de prendre un
enfant à leur service.
« À la veille de la Journée mondiale de l'enfance, Haïti doit
renforcer son engagement en faveur de la protection des mineures employées de
maison et prendre des mesures concrètes pour améliorer leur situation »,
a souligné Gerardo Ducos.
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