|
|
Péyi
a bizouin nou, peyi a ka attan an lè nou.
A tous les militants du RMC
A tous les Sympathisants,
A tous les jeunes qui suivent avec intérêt la campagne d’explication
que le RMC
anime pour tous les Martiniquais, pour qu’ils votent OUI, en masse et
avec
conviction, le 17 janvier 2010 prochain
A tous les jeunes de St Pierre,
A tous les jeunes du Précheur,
A tous les jeunes du Morne rouge,
A toute la jeunesse du Nord, et particulièrement de la Cote Caraïbe et
de la
Martinique,
J’adresse nos vifs encouragements et notre profond respect pour cette
grande
mission d’explication qui nous rassemble et à laquelle vous vous
associez, pour
que la lumière soit faite sur les avantages pour la Martinique et pour
son
peuple, à obtenir la création d’une collectivité unique et une
assemblée unique
comme le prévoit la Constitution française avec l’article 74.
Honneur et respect pour vous, Mesdames et messieurs les élus qui
maintenez
votre cap et dénoncez avec force, envers et contre tout, les méthodes
indignes
de ces profiteurs et de ces bonimenteurs qui jouent avec les sentiments
du
peuple, qui tiennent en otage les personnes les plus vulnérables et les
personnes âgées, tout simplement pour créer la confusion et le doute,
pour
embrouiller les pères et mères de famille, les jeunes et les aînés,
dans le
choix qu’ils feront le 17 janvier 2010.
Quel est ce choix ?
Choisir sans hésiter que la Martinique bénéficie de pouvoirs qui lui
permettent
de réglementer sur des points de droits précis et qui sont de nature à
améliorer
considérablement les activités économiques, sociales et culturelles de
notre
pays.
Des droits irréductibles que les Martiniquais et toute la jeunesse
martiniquaise, connaissent déjà mais qui ne sont pas mis en application
en
fonction de nos spécificités, comme
- le logement pour tous,
- l’emploi pour tous, à compétence égale
- la cohérence du transport,
- la priorité aux Martiniquais pour l’accès à la terre,
- l’éducation et la formation pour tous qui tient compte de la culture
et du
patrimoine martiniquais, comme le peuple Breton ou le peuple Corse.
Comme vous le voyez, ces demandes formulées par les élus Martiniquais
depuis
trop longtemps, touchent directement le quotidien des populations
qu’elles
soient au Nord, au Centre et au Sud du pays.
Comme vous le comprenez, et comme le Président de la République l’a
enfin
clairement dit, encore avant-hier, en annonçant les nouvelles mesures
qu’il
compte prendre en faveur du développement des Territoires et Régions
d’Outre-mer, il a montré que les demandes des élus du Congrès de
décembre 2008
et juin 2009, ont été entendues.
Même si elles sont reformulées pour s’inscrire dans les réponses
apportées aux
Etats généraux, il n’en reste pas moins vrai que ce sont, pour la
plupart, les
mêmes préconisations issues du Schéma Martiniquais pour le
développement
économique (SMDE) et l’Agenda 21, qui ont été votées par les élus
martiniquais
et remis à M. le Premier ministre, à sa demande, par les Présidents
Alfred
Marie Jeanne et Claude Lise en janvier 2008.
Cela, je ne le redirai jamais assez pour que l’on sache comment on
obtient des
résultats dans la dignité et dans des relations de franc partenariat.
Et les résultats sont là, et c’est tout bénéfice pour le pays, pour les
familles martiniquaises, pour la jeunesse martiniquaise.
Ce sont des résultats qui comptent.
C’est cela la modernité, c’est cela l’évolution moderne des relations
entre les
peuples français et l’Etat français dont nous sommes l’une des
composantes.
Chaque peuple compose la diversité française, chaque peuple bénéficie
des mêmes
droits, des mêmes règles générales et des mêmes acquis sociaux sur
l’ensemble
du territoire français ; personne ne doit aujourd’hui le contester.
C’est cela
l’article 73 ; c’est cela le droit commun qui nous régit aujourd’hui.
Mais pour que chaque peuple soit en mesure d’appliquer ces droits sur
son
territoire éloigné de plus de 8000 km du centre, avec intelligence et
en
cohérence avec son environnement, avec ses contraintes géographiques,
ses
exigences économiques, et ses particularités sociales qui font de lui
un peuple
responsable, c’est l’article 74 qui le permet.
Et j’ajoute avec certitude, que nos spécificités qui sont reconnues et
acceptées par l’Union européenne et les pays de la Caraïbe ne sont pas
un frein
à notre évolution statutaire.
Au contraire, elles sont un atout pour notre développement.
Et cela aussi, personne n’est en droit de le contester voire même de le
stigmatiser et, comme dit le Président de la République, de le
caricaturer.
Je ne vois donc rien d’incompatible avec notre évolution
institutionnelle dans
le cadre de l’article 74.
Je ne vois rien qui soit en mesure de mettre en péril nos acquis
sociaux
(Sécurité sociale, CMU, RMI, Bourses d’études, retraites, continuité
territoriale, etc…).
Je ne vois rien à diaboliser comme le font les nostalgiques de
l’assimilation
pure et dure, comme le font les dernières girouettes du progrès qui
espèrent
encore que silon van la tché poul panché.
Hier, en 2003, ces personnes refusaient la Collectivité unique et
l’Assemblée
unique, aujourd’hui, et parce que le Président de la République a
clairement
dit que chacun devait faire le constat de l’échec du statu quo, tout le
monde
veut brusquement progresser mais en doutant toujours que c’est possible
de
faire avancer la Martinique.
Nous la jeunesse Martiniquaise, avec les aînés, les seniors et tout le
peuple
Martiniquais, nous disons haut et fort :
Yes we can,
oui, nous pouvons progresser,
oui nous avons l’intelligence,
oui nous avons les bons élus pour nous représenter,
oui, nous allons voter en masse
OUI pour la Collectivité unique et l’Assemblée unique dans le cadre de
l’article 74 de la constitution.
Yes we can,
oui nou pé,
oui nou ké fey i.
Péyi a bizouin nou, peyi a ka attan an lè nou.
|
|