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Rentrée politique du MIM, le 27 novembre 2009 au ROBERT

                 Alfred MONTHIEUX & Alfred MARIE-JEANNE

Alfred MONTHIEUX & Alfred MARIE-JEANNE

A M-J et J-Claude SOUMBO
A M-J et J-Claude SOUMBO 
Le Public applaudissan
Le Public applaudissant
Alfred  Marie-Jeanne Alfred  Marie-Jeanne
 Alfred  Marie-Jeanne, président du Conseil régional de la Martinique

En préambule, ce sont les anciens qui disaient :

« Lè’i ni mové tan, fok an bon kout tonnè pété pou clèsi’i. »


(Quand il y a mauvais temps, il faut un bon coup de tonnerre pour l’éclaircir).

Depuis quelque temps les choses ne vont vraiment plus en Martinique. Nous sommes dans l’article 73 depuis 1958 et en février-mars 2009, le pays a vu les manifestations (une crise sociale) contre la « profitation » ; mais pour autant  les choses ne s’améliorent pas et plutôt la plaie sociale s’aggrave. Il est question de consultations en janvier 2010 pour permettre que la population s’exprime sur de nouvelles perspectives constitutionnelles pour un nouveau souffle à la responsabilité dans l’article 74, par exemple, ouvrant la voie à une autonomie adaptée dans le cadre de la République  (sinon le statu quo avec une seule assemblée dans le 73). Les campagnes seront bientôt lancée.

Le lycée Schœlcher qui devrait déjà être en construction, continue d’être d’actualité quant à son devenir. Le maire Serge LETCHIMY avait demandé à la France de faire que le vieux bâtiment soit classé monument historique -vœu de CESAIRE, dit-il, avant sa mort-, il a refusé de signer le permis de construire. Des étudiants et des professeurs se sont rendus le 26 novembre 2009 à la Région pour solliciter du président qu’il permette à cet établissement de continuer de fonctionner en l’état (établissement délabré et dangereux qu’il faut démolir) comme si de rien n’était. « Pas possible pour raison de sécurité », dit A M-J aux étudiants. Ensuite intervient un prof…  Le président de la Région fit exploser sa colère dans un coup de tonnerre (ici, expression allégorique, sans plus)… Le maire de Fort-de-France envisage de revoir son PLU afin d’accorder dans les règles le permis de construire de l’établissement. A suivre donc…

Dans même temps, Léon BERTAND, maire de droite à St-Laurent en Guyane et ancien ministre français sous Jacques CHIRAC, est transféré à la Martinique pour être interrogé par les juges siégeant chez nous sur une affaire de corruption…

Hier soir, c’était la rentrée politique du MIM au Hall des Sports de Mansarde au Robert.

Alfred MONTHIEUX, le maire du Robert, a accueilli très chaleureusement les élus et le public venus nombreux à ce meeting. Il a parlé des problèmes qu’il rencontre dans sa commune et aussi des solutions qui pourraient lui permettre de les résoudre de manière directe si nous étions déjà responsables. Il y avait des sympathisants en saturation à l’intérieur et à l’extérieur (faute de places), autour de 1500 personnes de tous âges. Les journalistes (tous les médias) étaient présents.

Pour résumer, voici quelques notes de l’ambiance de la soirée.

Plusieurs personnes se sont exprimées pour l’option du 74 au 10 janvier 2010.

Les aînés de la politique (connaisseurs et élus) ont parlé de leurs vécus, des obstacles et des problèmes qu’ils rencontrent, des difficultés pour les jeunes, souvent très compétents et diplômés, de trouver des débouchés et de s’épanouir dans le cadre actuel. Ils ont reproché ceux qui reculent, qui mentent et qui font peur à la population.

Des jeunes très courageux et solidaires se sont montrés très déterminés pour une évolution du statut de la Martinique.

Alfred MARIE-JEANNE, ancien et encore combattant à la cause du pays, toujours convainquant, toujours égal à lui-même, pendant plus d’une demi-heure a rappelé les diverses péripéties qui ont bouleversé la Martinique, ce qui va et ne va pas depuis notre intégration dans l’article 73 jusqu’à nos jours en 2009, enfin le problème des deux assemblées (tout le monde en a déjà pris conscience). Il a évoqué et reproché en passant le cas Serge LETCHIMY d’avoir au PPM claqué la porte au rêve d’Aimé CESAIRE, d’avoir jeté le flambeau, d’avoir trahi, d’être contre la proposition à l’évolution statutaire tel que présentée dans le 74 de la Constitution. Il a encore expliqué en homme intègre et averti les bonnes  raisons du choix et de voter l’article 74. « Nous n’y allons pas les mains vides, nous sommes les seuls à avoir formulé les programmes du SMDE et de l’Agenda 21 générés par nos matières grises, très appréciés et servant de modèles en France..., nous rappelle-t-il. » - Grand applaudissement de la foule !

Lecture est enfin donnée de la question de la France aux citoyens de la Martinique pour le 10 janvier ; une question très élémentaire, très explicite et simple :

« Approuvez-vous le transformation de la Martinique en une collectivité d’outre-mer régie par l’article 74 de le Constitution, dotée d’une organisation particulière tenant compte de ses intérêts propres au sein de la République ? »

Pour illustrer la qualité et l’importance de cette rentrée, voici des photos.

L.Litampha

Martinique, le 28 novembre 2009





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