piments




 





L’automne

automne

Nous sommes au commencement de novembre et l’automne, la saison de la mélancolie, s’est bien installé sous nos cieux,  nous offrant sa grisaille, son ciel gris-souris, ses vents froids qui sifflent à n’en plus finir… l’automne nous gratifie de sa bruine matineuse, de ses crachins crépusculaires, de cette pluie fine et pénétrante qui vous glace le dos, en ce jour où le soleil a disparu.

Le temps est laid, la vie est en déclin, l’automne rayonne

Je marche et je cherche les reflets du jour,  je marche dans ce temps d’arrière-saison et j’aperçois des pommiers où sur les branches surabondent des fruits rougeâtres,  elles sont comme des petite billes, rondes et brillantes.

Ces petites pommes  nées de l’arbre greffé, sont ignorées, les animaux les dédaignent, les homme tout autant, mais elles participent à l’égayement des rues et  caressent la vue et je reste surpris par la scénarisation de la ville.


Je marche et je cherche les traces d’été, je marche dans avenues contiguës aux grands monuments et j’aperçois sur la place de la mairie, assis sur les escaliers, les amoureux de l’automne, tendrement enlacés, s’embrassant.

Comme une incongruité par ce temps, les jets d’eau fonctionnent, ils pulsent l’eau à deux ou trois mètres de haut, je m’approche et regarde les arbres, leur feuillée  a roussi ou jauni, le ginkgo biloba le plus vieil arbre de la terre ayant résisté à tous les changements du monde est planté sur la place, en automne l’arbre prend toute sa beauté, il est magnifiquement beau, ses feuilles sont d’un jaune or, en cette saison il porte ses fruits, je me risque à porter un à mon nez l’odeur est désagréable, elle est répulsive, pourtant le fruit est comestible, les chinois lui prêtent des vertus aphrodisiaques.

La foule se presse, le temps n’engage pas, il enlaidit l’humeur.

La couleur de saison se marierait presqu’avec les briques rouges des bâtiments consulaires.

Evariste Zephyrin





Bookmark and Share