piments




 





La fin de l’automne

Je regarde à l’entour et je vois un  ciel gris, un temps emplit de grisaille, il fait froid, le vent vous pousse, le temps est triste et monotone.

bouleau

Novembre le maussade court sur sa fin, nous sommes presque au préludement hiémal,   mais sans la belle lumière de décembre, dont l’éclairage est tout particulier.

Les peupliers sont défeuillées, les arbres sont ballottés de droite à gauche par le vent furieux qui les fait danser rageusement.

En regardant autour de moi, j’ai  comme sous les yeux les images d’épinal  de mon abécédaire, qui nous montrait les différentes saisons, celle de la France, des images de France et de ses campagnes.

En effet, sous  nos climats nous vivions  notre pays par procuration, car le propre du colonisé est de vivre en déconnection d’avec sa réalité et sa terre, celle-ci n’étant qu’un prolongement de la métropole, cette métropole qui phagocyte les êtres comme les richesses, du moins tant qu’elle peut en avoir le bénéfice et l’intérêt.

Trêve de digression, les  grands arbres  se ploient   sous  du forcissement  des vents,  les deux  bouleaux se trouvant près du parking sont feuillus, une incongruité, car ceux de la forêt et des parcs  ont les ramilles dénudées, ils sont comme des squelettes lugubres de mon humeur en déréliction…

Evariste Zephyrin





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