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« Espaces
métropolitains » : une stratégie vers une « gouvernance
mondiale »

Le maire (PS) de Paris Bertrand Delanoë
est élu président de « Cités et gouvernements locaux unis » (CGLU),
lors du second congrès mondial de l’organisation (Corée du Sud, 1er novembre
2007).
Les partisans
d’une « gouvernance mondiale » manipulent la classique rivalité entre
pouvoirs locaux et nationaux pour affaiblir les États-nations. Pierre Hillard
dénonce l’agenda caché de « Cités et gouvernements locaux unis », une
association mondiale inter-communale présidée par le maire (PS) de Paris
Bertrand Delanoë assisté du président (PS) de la région Île-de-France Jean-Paul
Huchon.
Les villes et
les collectivités locales sont un enjeu incontournable pour la stratégie des
mondialistes. L’objectif étant d’aboutir à une gouvernance mondiale, ils
planifient de décomposer à tous les niveaux les États-nations en prétendant
renforcer les communes [institutions locales]. Ainsi, un véritable maillage sur
le terrain permet l’instauration de nouvelles structures au plus bas niveau (le
local) qui s’emboîteront dans des organismes politiques régionaux, puis
continentaux, pour enfin aboutir à un « sas » unique, un gouvernement
mondial (le global). Cette architecture a pour objectif de contourner
l’autorité politique des États. C’est tout l’enjeu de l’institut « Cités
et gouvernements locaux unis » —CGLU— (en anglais : United Cities and
Local Governments — UCLG) [1].
En fait, le
CGLU résulte de la fusion de trois instituts mondialistes traitant des
problèmes locaux : l’Union internationale des autorités locales (sigle
anglais IULA), la Fédération mondiale des cités unies (FMCU) et Métropolis.
L’IULA est la plus ancienne organisation mondiale d’autorités locales puisque
sa fondation remonte à 1913. La mission de l’IULA consiste à favoriser le
renforcement des institutions locales et la représentation des gouvernements
locaux dans les domaines de l’urbanisation. La FMCU, créée en 1957, réunit plus
de 1400 villes dans plus de 80 pays afin de développer des réseaux thématiques
et des programmes de coopération sur des sujets comme l’environnement, la
gestion urbaine ou encore le soutien apporté à des actions internationales.
Enfin, Métropolis, créé en 1985, regroupe plus de cent villes de plus d’un
million d’habitants. Cet institut est chargé de répondre aux problèmes
spécifiques des grandes zones métropolitaines.
L’« autonomie »
locale contrôlée par Bruxelles
Tout en
perdurant, ces trois organismes ont donné naissance à CGLU en 2004 à Paris et
dont le siège est à Barcelone. Cet institut planétaire dirigé par le maire de
Paris, Bertrand Delanoë, couronne une multitude de subdivisions. Dans le cas
européen, une véritable organisation pyramidale s’appuyant sur la Charte
européenne de l’autonomie locale élaborée en 1981 par le rapporteur allemand
Galette régit l’ensemble du vieux continent. Cette charte s’inspire du modèle
politique allemand. Ainsi, chaque pays européen est doté d’un institut chargé
des affaires locales traitant de plus en plus avec les instances
supranationales bruxelloises aux dépens de l’autorité nationale. Nous pouvons
citer le cas français (AFCCRE : Association française du conseil des
communes et régions d’Europe) ou le cas suisse (ASCCRE : Association
suisse pour le conseil des communes et régions d’Europe). Ces différents
instituts sont réunis au sein d’une instance européenne le Conseil des communes
et régions d’Europe (CCRE créé en 1951) et dirigé en 2009 par le maire de
Vienne, Michael Häupl. Durant les années 1990, son président s’appelait Valéry
Giscard d’Estaing, le père du Traité établissant une Constitution pour l’Europe
qui à été refusé en 2005 par les citoyens français et néerlandais et qui a,
suite à cela, été remplacé par le Traité de Lisbonne.
Dictat d’un
« institut planétaire »
Le CCRE ne
constitue qu’une section de CGLU. Nous trouvons l’équivalent européen sur tous
les continents. En fait, cet institut planétaire est constitué de sept sections
régionales : CCRE (siège à Bruxelles), Afrique (pas de siège officiel),
Asie-Pacifique (siège à Jakarta), Euro-Asie (siège à Kazan), Amérique latine
(siège à Quito), Moyen-Orient et Asie de l’Ouest (siège à Istanbul) et Amérique
du Nord (siège à Washington). Afin que l’ensemble de cette mécanique fonctionne
au même rythme, une Charte mondiale de l’autonomie locale1 a été élaborée.
S’inspirant de la Charte européenne, ce document chargé de régenter toutes les
collectivités locales mondiales a pris forme grâce à l’action d’Heinrich
Hoffschulte président d’un groupe de travail dans le cadre de l’ONU. En fait,
la collusion entre les instances onusiennes et européennes a été totale puisque
qu’Heinrich Hoffschulte a été aussi le vice-président du CCRE dans les années
1990 sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing.
Nous nous
sommes efforcés de présenter le « squelette » de la gouvernance
locale du plus bas au plus haut niveau. Une véritable ligne de conduite commune
doit régir l’ensemble de cette immense structure aux dépens des États dont
l’existence n’est plus nécessaire. Toute cette organisation accompagne les
bouleversements politico-financiers en cours en vue d’instaurer une gouvernance
mondiale dotée d’un système monétaire, bancaire, juridique etc. en voie
d’unification. L’ouvrage d’Aldous Huxley, Le meilleur des mondes, est
sur le point de se concrétiser.
Pierre Hillard
Dernier ouvrage
publié : Bertelsmann :
Un empire des médias et une fondation au service du mondialisme
(François-Xavier de Guibert éd., 2009)
source
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