|
|
Gabon
: Un sorcier du PK7 derrière les barreaux
Un
ressortissant camerounais de 51 ans, Michel Ndjonga, habitant le PK7, à la
périphérie Est de Libreville, sera déféré devant le Parquet de Libreville ce 10
novembre pour répondre des faits de sorcellerie dont il est accusé. Après de
nombreuses plaintes des voisins, monsieur Ndjonga aurait été pris en flagrant
délit de rite incantatoire utilisant du sang et des restes humains.
Le
Parquet de Libreville devra délibérer ce 10 novembre sur le sort de Michel Ndjonga,
un ressortissant camerounais de 51 ans habitant le PK7, à la périphérie Est de
Libreville, pris en flagrant délit de sorcellerie.
Un travail difficile pour la justice gabonaise qui devra trouver, au delà des
témoignages sur les «délits spirituels» de l'accusé, des preuves tangibles de
la nuisance de ces pratiques. Un délibéré qui ne devrait pourtant pas être si
disputé au regard des nombreux «fétiches» découverts dans son appartement,
utilisant notamment du sang et des restes humains.
Le «sorcier» aurait été découvert le 28 octobre dernier, alors que le bailleur
de ce dernier avait résolu de se séparer de son locataire suite aux plaintes
répétées des voisins. Mais avant de partir, Michel Ndjonga a dû récupérer
l'arsenal magique dissimulé à quelques centimètres sous terre, sous son lit, et
déplacer l'esprit avec lequel il avait pactisé.
C'est pendant ce rite invocatoire que le bailleur aurait découvert le pot aux
roses. Alertant les forces de l'ordre, le sujet camerounais a été mis derrière
les barreaux et interrogé, tandis qu'un maître spirituel, ou «nganga», aurait
été sollicité par les forces de l'ordre pour déterrer les fétiches du
«sorcier».
L'interrogatoire aura été aussi fructueux que la perquisition. Non content
d'avouer s'être procurer un «esprit satanique» communément appelé «arc-en-ciel»
au CongoBrazaville, et de donner force détails sur la manière dont il
l'invoquait, plusieurs objets compromettants ont été découverts à quelques
centimètres sous terre, sous son lit, notamment un tube contenant du sang
humain, des restes humains dont un doigt d'enfant, des écailles de tonnerre et
de serpent, la dent d'un caïman, des ongles, ou encore des morceaux de cheveux.
C'est surtout cet arsenal qui devrait servir à incriminer le «sorcier» devant le
tribunal de Libreville.
Au terme des enquêtes menées dans le voisinage de monsieur Ndjonga, il a
notamment été découvert que cet «esprit maléfique» se manifestait sous la forme
d'un serpent noir que le «sorcier» logeait sous son lit. «Il arrivait parfois
qu'on voit un serpent noir aux alentours. Lorsqu'on voulait le tuer, il
disparaissait aussitôt», témoigne par exemple un riverain.
Mais les nuisances étaient d'abord faites aux voisins directs de monsieur
Ndjonga, dont le sommeil était fortement perturbé par les pratiques de ce
dernier. «Les autres locataires se sont plaints auprès de moi plusieurs fois.
Je n'avais pas d'abord pris les premières plaintes au sérieux. C'est lorsqu'ils
ont insisté que j'ai commencé à me plier à la réalité», explique le bailleur.
Une riveraine qui dormait un jour chez un des locataires, affirme même avoir
senti un serpent se glisser sur son corps. «Il était 4H du matin ce jour là,
lorsque j'ai senti cela, je me suis vite habillée pour rentrer chez moi»,
explique-t-elle.
|
|