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Coup de filet dans un réseau présumé de trafic de graisse humaine Quatre personnes ont
été arrêtées dans le centre du Pérou depuis début novembre, dans le cadre d'une
enquête sur un réseau présumé de trafic international de graisse ou de tissus
humains, qui pourrait être lié à soixante disparitions, ont indiqué jeudi 19
novembre des sources judiciaires. Sept autres personnes sont recherchées, dont
deux ressortissants italiens, a déclaré le procureur chargé de l'enquête, Jorge Sans Quiroz. Selon lui, la
graisse était achetée "pour être commercialisée ensuite dans des
laboratoires européens" de cosmétologie. Un assassinat mi-septembre,
planifié à des fins de prélèvement de tissus et de trafic, a d'ores et déjà été
avéré, pour lequel quatre détenus ont été inculpés. Le réseau pourrait être lié
à une soixantaine de disparitions dans les régions andines de Pasco et Huanuco,
à 400 km au nord-est de Lima, bien que ces liens n'aient pas été confirmés. LÉGENDE
ANDINE La police a
procédé aux premières arrestations après la découverte début novembre d'un
récipient contenant de la graisse humaine, envoyé dans une entreprise de transports
de Lima en provenance de Huanuco. Deux personnes ont été arrêtées à l'arrivée,
deux à l'origine. Les suspects italiens ont été identifiés grâce à "l'interception
de communications téléphoniques" des suspects péruviens arrêtés. L'un
d'entre eux aurait regagné l'Europe, a ajouté le procureur Sans. Selon le
général Félix Burga,
directeur de la division criminelle de la police, des indices de "l'existence
d'un réseau international trafiquant de la graisse humaine" sont
apparus depuis environ deux mois. "Elle peut se vendre 15 000 dollars [10
056 euros] le gallon [près de 4 litres] dans des pays
européens", estime l'officier cité dans la presse péruvienne jeudi. Selon des actes
de l'instruction, le groupe de trafiquants attaquait des paysans ou des
personnes circulant seules dans des zones reculées des Andes, et les attirait
avec une offre de travail, avant de les tuer et de procéder au prélèvement. Le
modus operandi, souligne la presse, rappelle la légende andine des
"Pishtacos", un nom dérivé du quechua pishtay ("couper
en lamelles"), qui terrorisaient les populations des montagnes. Selon le
mythe, ces personnages attaquaient et tuaient des voyageurs ou des femmes
isolées, pour les dépecer et utiliser ou vendre leur graisse à des fins
diverses : des lubrifiants, des savons, des onguents ou des crèmes. 19/11/09
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