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Guinée : l’horreur des
femmes tuées, violées, battues, humiliées
Reportage
de RFI, une semaine après le massacre perpétré au stade de Conakry le 28
septembre. Les Guinéens restent horrifiés et sans réponse par rapport à la
violence qui s’est déchaînée. Les bérets rouges, non seulement ont tué de très
nombreux militants venus assister au meeting de l’opposition, mais ils ont
aussi commis des viols dont le nombre et la brutalité était jusqu’ici inconnus
dans ce pays.
Le visage
encore tuméfié une semaine après le massacre de manifestants à Conakry, une
Guinéenne soulève son boubou et dévoile ses bras et fesses meurtris: “J’ai
57 ans et ils m’ont mise à nue! J’ai vu les soldats mettre les fusils dans le
sexe des femmes quand ils me frappaient.” Un récit rapporté par Laurence
Boutreux, de l’AFP .
Une femme
témoigne pour RFI: “Un soldat est venu me prendre et me mettre sur le sol,
ce soldat avait un couteau il a déchiré tout mes habits, il m’a mise à nu et
après il m’a frappée.”. Une autre femme, d’abord frappée par un militaire :
“Un deuxième militaire m’a prise, m’a d éshabillée, violée et a frappé tout mon corps, je
ne peux pas l’expliquer, ce que je sais c’est qu’on m’a violée et qu’on m’a
frappée, frappée, frappée.”
Toujours pour RFI, un jeune homme: “Je courrais pour m’enfuir et je me suis
retrouvé devant une salle de basket, là, j’ai ouvert la porte et j’ai vu cinq
filles qu’ils violaient.” Un autre témoin : “Il y avait trois militaires
qui ont attrapé une femme qui pleurait. Ils ont rentré un fusil dans le sexe de
l’une d’entre elles et ils ont tiré.”
“Des images
qui circulent sur le Net montrent des Guinéennes déshabillées et humiliées en
pleine rue, lors de la répression de la manifestation organisée lundi par
l’opposition au stade de Conakry”
rapporte le site Les Observateurs lié à France 24. Plusieurs photos de femmes mises
nues et humiliées par des militaires ont été postées sur le forum “Guinée News” , le 30
septembre, et envoyées aux Observateurs. Le site ne publie que l’un de ces
clichés (ci-dessus), après avoir flouté le visage de la victime. les
témoignages recoupent ceux recueillis par RFI. “J’ai vu deux gendarmes
essayer d’intervenir pour que les soldats laissent partir les femmes. Mais l’un
d’eux a crié : ‘Pourquoi n’est-elle pas à la maison ? Pourquoi n’est-elle pas
au foyer ? C’est pas ma sœur. C’est pas ma cousine. J’en fais ce que je veux
!’”
Le haut
commissaire des Nations unies en charge des Droits de l’Homme, Navi Pillay, a
réclamé une enquête sur les exactions commises par l’arm ée. Elle
exige également que “les auteurs d’exécutions sommaires, de viols et
d’autres violations des droits de l’Homme soient traduits en justice”.
Le président de
l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme (OGDH), Thierno
Maadjou Sow, dispose déjà des témoignages “d’une trentaine de femmes violées”
par les militaires. “Nous sommes en train de constituer une association de
femmes violées, afin que les victimes puissent porter plainte”, annonce ce
Guinéen de 77 ans, ancien vice-président de la Fédération international des droits
de l’Homme.
Ce qu'en dit le capitaine Moussa Dadis Camara
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